Le DG de l'OIT salue l'adoption de la loi sur la grève au Maroc et sa validation par la Cour constitutionnelle    Avril diplomatique : Quand la France préside, le Maroc s'impose    Soudan du Sud: le CPS de l'UA appelle à un dialogue inclusif et véritable pour rétablir la confiance, l'unité nationale et la paix    Lancement d'un vol direct Agadir-Amsterdam    Le groupement « Boluda Towage-Marsa Maroc » désigné pour assurer les activités de remorquage et d'assistance à Nador West Med    Sortie du trésor à l'international : le Maroc émet un emprunt obligataire de 2 milliards d'euros    Coupe du Monde 2026 : L'interdiction de voyage menace la participation de plus de 40 pays    Températures prévues pour le jeudi 03 avril 2025    Genomia MDATA et la Fondation Mohammed VI des Sciences et de la Santé : une alliance au profit de la médecine de précision en Afrique    Abderrahman Boukhaffa décoré par le Roi Charles III pour ses contributions à la diversité linguistique au Canada    Rabat: Mehdi Qotbi reçoit une délégation du parlement andin    Dislog Group prend 70 % d'Afrobiomedic et développe son pôle santé    Al Barid Bank signe une année 2024 remarquable    Ghita Triki : "Résonance chromatique s'inscrit dans les programmes de visibilisation des cultures du Maroc et d'Afrique"    Installation de Mohammed El Habib Belkouch, Délégué interministériel aux Droits de l'Homme    Parlement andin: Le Maroc, «un partenaire clé»    Festival Mawazine: Will Smith et Kid Cudi en têtes d'affiche    Aziz Akhannouch, la tercera fortuna de Marruecos después de Benjelloun y Sefrioui (Forbes)    Zagora : Deux soldats tués lors d'une collision et un blessé    Maroc : CEMA bois de l'Atlas investit 150 MDH pour moderniser ses infrastructures    Algeria reports shooting down Malian Akinci drone    L'ONMT a opté pour Finn Partners pour organiser son roadshow en Amérique du Nord.    Real Sociedad : Inquiétude autour de Nayef Aguerd, sorti sur blessure    Sebta : 508 mineurs marocains accueillis en 2024    E-commerce : Entre engagements des Etats et défis des startups innovantes    Charles Thépaut, expert de la région MENA et de la lutte contre la désinformation au Quai d'Orsay, nommé premier conseiller à l'ambassade de France au Maroc    Ligue 1 : Hakimi et Ben Seghir nommés au prix Marc-Vivien Foé    Fraude fiscale : Carlo Ancelotti jugé ce mercredi    Le temps qu'il fera ce mercredi 2 avril 2025    CHU Ibn Rochd: les futurs dentistes poursuivent leur boycott des stages    Copa del Rey : Le Real finaliste au bout des prolongations d'un match fou !    1⁄2 Finale. Copa del Rey : Aujourd'hui, Atlético - Barça: Horaire ? Chaînes ?    1⁄4 de Finale. CCAF: Cet après-midi, la RSB est à Abidjan pour sécuriser le retour    Handball: Le Maroc accueille la 1ère édition du championnat du monde masculin U17    Milan : Hicham Lahlou, membre du jury du Salone Satellite Award 2025    La Dolce Vita à Mogador : Le Cinéma Italien à l'honneur à Essaouira du 23 au 26 Avril 2025    Commerce extérieur : le déficit continue de se creuser    L'Alliance des Etats du Sahel établit un droit de douane commun    Somalie. Les Etats-Unis ont le contrôle exclusif des bases aériennes et des ports.    Pardon et réconciliation au Niger, libération d'anciens hauts responsables politiques et militaires    Gabon. La campagne pour la présidentielle est ouverte    Un Festival pour promouvoir la cuisine ivoirienne    Trump menace Harvard de priver l'université de 9 milliards de dollars de subventions fédérales    Royaume-Uni : Le roi Charles reprend ses fonctions publiques après un traitement contre le cancer    Tamwilcom : Plus de 47,5 MMDH de financements en 2024    Aïd al-Fitr : Attention aux excès alimentaires après le jeûne !    L'Algérie revendique l'abattage d'un drone malien Akinci    Une chanson qui relie le passé au présent... Quand la voix de Hassan II rencontre les rythmes d'aujourd'hui    







Merci d'avoir signalé!
Cette image sera automatiquement bloquée après qu'elle soit signalée par plusieurs personnes.



Protection du consommateur : Quand étiquetage rime avec éthique
Publié dans Finances news le 22 - 04 - 2010

* La protection du consommateur est un projet initié par le Souverain.
* La mise en place du Centre Marocain de la Consommation (CMC) et de l’Office National de la Sécurité Sanitaire des Aliments (ONSSA) donne une nouvelle mesure à la consommation et à la protection du consommateur.
* Le projet de loi 31-08 est aujourd’hui en cours d’étude au niveau de la Chambre des représentants.
Le contexte actuel est marqué par plusieurs évènements qui militent en faveur de la protection du consommateur. Parmi ces évènements, on peut citer la libéralisation du commerce, la multiplication des accords tarifaires, la concurrence agressive entre les produits nationaux et étrangers… autant d’éléments qui font de la protection du consommateur un enjeu crucial pour notre économie. A noter que ce projet est porté par la haute instance de notre pays. Le Souverain a exhorté l’exécutif et le législatif à diligenter l’adoption du Code de protection du consommateur. «Afin de compléter l’éventail des outils de soutien social, nous exhortons le gouvernement à mettre en œuvre les mécanismes législatifs et institutionnels nécessaires pour renforcer le pouvoir d’achat des citoyens, contrôler les prix et combattre la corruption». C’est dans ce sillage que s’inscrit l’organisation par la Chambre de commerce belgo-luxembourgeoise au Maroc d’un séminaire sur les enjeux économiques de la protection du consommateur.
Cette conférence se veut une occasion pour les opérateurs marocains et belges de débattre de la protection du consommateur. Au Maroc, la protection du consommateur se renforce lentement mais sûrement. La mise en place du Centre Marocain de la Consommation (CMC) et de l’Office National de la Sécurité Sanitaire des Aliments (ONSSA), dont l’objectif est de renforcer le cadre institutionnel de la protection du consommateur, donne une nouvelle mesure à la consommation et à la protection du consommateur. Ce séminaire a également pour but d’évaluer les différentes mesures réglementaires et administratives pour lutter contre la contrefaçon, notamment à travers un étiquetage adéquat, des normes et des labels et par un contrôle douanier, afin d’éviter les risques et les dommages susceptibles de porter atteinte aux personnes, aux biens et à l’environnement.
Si on prend l’étiquetage, on remarque qu’il joue un rôle important dans la protection du consommateur dans la mesure où l’étiquette fait le produit. D’après S. El Koubia, cadre à l’Office National de la Sécurité des Aliments, l’étiquette se veut une carte d’identité et, partant de là, elle doit remplir un certain nombre de critères : le premier principe de l’étiquetage c’est qu’il ne doit pas créer de confusion, le second est relatif à la non utilisation des mentions abusives et, enfin, le troisième principe c’est qu’il ne faut pas attribuer aux denrées alimentaires des propriétés de prévention, de traitement ou de guérison de maladies.
Aussi, parmi les conditions de l’étiquetage, on peut citer les mentions obligatoires qui doivent être rédigées en langue arabe et éventuellement en toutes autres langues, l’interdiction d’usage d’abréviations ou d’observations particulières sauf celles prévues par la réglementation et les conventions internationales, les mentions obligatoires doivent figurer à un endroit apparent de manière à être visibles, clairement lisibles et indélébiles. Les mentions obligatoires sont la dénomination de vente, la liste des ingrédients, la date de péremption ainsi que l’indication des conditions particulières de conservation et la date de production, le lieu d’origine ou de provenance, chaque fois que l’omission de cette mention est de nature à créer une confusion dans l’esprit de l’acheteur sur l’origine ou la provenance réelle de la denrée alimentaire. Tout ceci vient du fait que le consommateur a droit à une information correcte et complète. Et dans ces conditions on parle d’ét(h)iquetage.
La loi 31-08 complète l’arsenal
juridique existant
Daprès M. Boucetta, secrétaire générale du ministère du Commerce, de l’Industrie et des NTI, le contexte actuel reste marqué par l’absence d’un cadre juridique spécifique de protection des consommateurs à l’égard de certains domaines ( crédit à la consommation, services bancaires…). On remarque également la faiblesse du rôle joué par le consommateur en tant qu’acteur économique influant sur le marché et stimulant la concurrence saine et loyale entre les acteurs économiques. Aussi, l’ouverture du marché intérieur sur l’étranger implique-t-elle de nouvelles exigences et de nouveaux standards.
M. Boucetta a passé en revue les axes d’intervention proposés dans le cadre du plan Rawaj et qui touchent directement le consommateur . Elle cite à cet effet la consolidation du cadre juridique de protection des consommateurs, l’affermissement du cadre institutionnel de protection des consommateurs, le renforcement du mouvement consumériste et le développement de moyens et de supports d’information et de sensibilisation des consommateurs. Le projet de loi 31-08 complète l’arsenal existant. Ce projet est le fruit d’un travail commun entre tous les intervenants. Le texte a été approuvé par le Conseil de gouvernement le 11 septembre 2008 et par le Conseil des ministres le 20 octobre 2008. Il est aujourd’hui en cours d’étude au niveau de la Chambre des représentants. En parallèle, on retrouve l’élaboration des textes d’application du projet de loi 31/08 en collaboration avec les départements concernés. Reste qu’une grande partie des dispositions de loi ne peut être appliquée si les associations des consommateurs ne sont pas actives. Le débat sur l’utilité des associations des consommateurs est aujourd’hui ouvert au Parlement.


Cliquez ici pour lire l'article depuis sa source.