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Journée mondiale du diabète : Près de trois millions de Marocains concernés
Publié dans Finances news le 13 - 11 - 2009

* Célébrée le 14 novembre, la Journée se traduit par un nombre d’actions dans la ville de Marrakech.
* L’Association des diabétiques du Sud mène une action de sensibilisation d’envergure dans les principaux quartiers de la ville ocre.
* Au Maroc, la pathologie se développe sans symptômes jusqu’aux premières complications qui impliquent une prise en charge très coûteuse.
* Le taux de prévalence au Maroc est estimé à 10 %. Cependant, les spécialistes dénoncent l’absence de données fiables.
Lancée en 1991, en réaction aux conséquences de l’évolution du diabète dans le monde, la Journée mondiale du diabète sera célébrée, comme chaque année, le 14 novembre. Mais depuis le 7 de ce mois, plusieurs activités ont été initiées par l’Association des diabétiques du sud sous l’égide du ministère de la Santé, de la Fenamade et en collaboration avec Novo Nordisk. La campagne de sensibilisation qui s’étale sur plus d’une semaine, a comme principale fonction la prévention et la sensibilisation.
Les efforts de sensibilisation ont démarré ce samedi 7 novembre à Marrakech, avec la tenue d’une conférence de presse auprès des médias en tant que relais d’information. L’objectif étant de sensibiliser les journalistes à la cause du diabète. Mais le plus gros reste à faire sur le terrain. Ainsi, depuis le 8 novembre, une campagne d’envergure est lancée dans les principaux quartiers de Marrakech. Ces tournées ont lieu de 9h à 12h avec des actions de sensibilisation auprès des citoyens. L’action a démarré par le quartier M’Hamid, puis Sidi Youssef Ben Ali, Hay Hassani et Hay Mohammedi. Ce jeudi 12 novembre, la caravane se poursuit à
Sidi Bel Abbès pour finir sa tournée le vendredi 18 au quartier Kadi Iyad.
Le 14 novembre, un village sera implanté au cœur de Marrakech et, pour s’aligner sur les actions interplanétaires, il sera procédé à l’illumination des sites symboliques de la ville dans le but de marquer les esprits et d’amener les populations à mieux connaître et à regarder d’une façon différente cette pathologie.
La semaine sera bouclée en beauté le dimanche, avec l’organisation d’une marche dans les artères de la ville pour une sensibilisation plus directe et plus percutante, avec la participation d’athlètes sportifs nationaux et locaux.
Une triste réalité
Cette campagne de sensibilisation est d’autant plus importante que le Maroc, à l’instar des autres pays de l’Afrique du Nord et du Moyen-Orient, fait partie des contrées les plus touchées par cette pathologie. Et faute de dépistage, la maladie peut évoluer sans symptômes jusqu’à ce que surviennent les premières complications, dix ou quinze ans plus tard.
Arrivé à ce stade de développement de la maladie, la prise en charge coûte, bien évidemment, plus cher au malade, à sa famille et, par extension, au système de santé.
Le taux de prévalence au Maroc a été estimé à 10 % en 2008 selon le ministère de la Santé. Ce taux est supérieur dans la tranche d’âge de plus de 50 ans selon la dernière étude épidémiologique au Maroc. Et ce sont près de 3 millions de Marocains qui en souffrent.
Cette célébration fournit l’occasion de revenir sur la réalité de la pathologie au Maroc. En effet, les spécialistes marocains, les associations d’aide aux malades diabétiques et les laboratoires pharmaceutiques, s’accordent à dénoncer l’absence de données épidémiologiques fiables sur cette maladie au Maroc. La multiplication des cas de diabète suit l’évolution constante du taux d’obésité parmi les populations urbaines, d’autant que cette pathologie se développe de façon insidieuse. Et malgré le danger que représente cette maladie, les spécialistes déplorent un manque de sensibilisation. Pourtant, le diabète est la principale cause de crises cardiaques, d’insuffisances rénales et d’amputations.
Selon les spécialistes, l’approche épidémiologique du diabète en milieu marocain à travers l’analyse de plusieurs études, met en évidence la nécessité de structurer la prise en charge des diabétiques et d’organiser des campagnes de dépistage dans le Royaume. En effet, faute de dépistage, le diagnostic du diabète se révèle à l’occasion de symptômes évocateurs dans 50 % des cas, voire à l’occasion de complications métaboliques, cardiovasculaires ou dégénératives dans 25 % des cas.


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