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Crise économique : 2010 : année de relance ?
Publié dans Finances news le 18 - 09 - 2009

* Sur le plan international, de nouveaux risques pourraient survenir du fait du recours massif aux politiques budgétaires expansionnistes.
* La conjoncture actuelle est menacée par le spectre de la déflation qui plane sur le monde en raison de la crise de confiance et de l’atonie de la demande.
* Au Maroc, pour l’année 2010, 63,6% des industriels interrogés pensent que leur activité sera au moins aussi mauvaise que celle de 2009.
De par son intensité et son ampleur, la crise économique internationale a bouleversé l’ensemble des économies. Elle a occupé et continue d’occuper le devant de la scène de la plupart des gouvernements qui s’interrogent d’ores et déjà sur l’après-crise. Tous les pronostics laissent croire que cette crise n’est pas passagère et qu’elle risque de perdurer.
Dans le reste du monde, le pessimisme s’est installé et ce en dépit des mesures anticrise mises en place par les pouvoirs publics. A noter à cet effet que ces plans de sauvetage adoptés dans les principaux pays développés, dans les pays émergents ou en développement, visent certainement à éradiquer la crise mais servent aussi de jalons à l’après-crise. Ils jettent les bases d’un nouvel interventionnisme étatique pour sauvegarder l’économie de marché tout en mettant un terme aux malversations.
Sur la base de ces prémices de reprise d’activité, le FMI table sur une reprise de 2,5% en 2010. Selon la même source, le commerce mondial devrait également connaître une légère reprise de 1% en 2010 rompant avec la baisse préoccupante qui devrait dépasser les 12% en 2009.
Cependant, et malgré ces légères évolutions, tout le monde s’accorde sur le fait que la prudence doit rester de mise, l’économie mondiale demeurant vulnérable à tout retournement de situation découlant de chocs imprévisibles. De nouveaux risques pourraient survenir du fait du recours massif aux politiques budgétaires expansionnistes.
Cette crise est menacée par le spectre de la déflation qui plane sur le monde en raison de la crise de confiance et de l’atonie de la demande.
Au Maroc, la problématique n’est pas de la même ampleur, mais cela n’empêche que la crise s’est installée et que la dépendance de notre économie vis-à-vis de l’extérieur incite à plus de vigilance.
Les comptes nationaux du premier trimestre 2009 confirment que l’industrie de transformation est en récession. Le taux de croissance du premier trimestre 2009 a atteint 3,7% contre 7,2% le même trimestre de l’année précédente. Ce taux de croissance positif est la résultante de l’augmentation de la valeur ajoutée agricole qui a été de 26,8% contre 16% en 2008. Au sein des activités non agricoles, seuls les services ont réalisé une croissance positive de l’ordre de 3%. En revanche, les activités minières ont lourdement régressé de 46,6% à cause de la chute des exportations des phosphates. Ce sont les industries du textile-habillement, du cuir-chaussures et de l’automobile qui ont été les plus touchées. La très grande majorité des industriels attribuent cette dégradation à la crise internationale.
En matière de commerce extérieur, sur l’ensemble du premier semestre de l’année 2009, les performances commerciales du Maroc ont largement régressé. Les exportations ont chuté de 34.4% par rapport à la même période de l’année précédente.
Des anticipations ambivalentes
Pour l’année 2010, les pronostics de croissance ne sont pas les mêmes. Les enquêtes de conjoncture menées par le HCP, Bank Al-Maghrib et le CMC indiquent des anticipations contrastées pour le reste de l’année 2009 et pour 2010. L’enquête de conjoncture réalisée chaque trimestre par le HCP montre que les chefs d’entreprise pensaient que le deuxième trimestre connaîtrait une amélioration de la situation dans leurs différentes activités. Seuls les industriels du textile-habillement et du cuir anticipent encore la baisse de leur activité. L’enquête révèle que la reprise serait amorcée en 2010.
L’enquête de conjoncture industrielle, réalisée mensuellement par BAM, indique une légère hausse du taux d’utilisation des capacités de production entre mai et juin. Ce taux s’est établi à 67% au cours du premier semestre de l’année en cours, inférieur de 7 points par rapport à l’année précédente.
L’enquête menée en juin par le CMC indique, pour sa part, le peu de visibilité des entreprises pour le reste de l’année 2009 et pour l’année 2010. 10% anticipent une baisse de la crise d’ici la fin de l’année. En revanche, nombreux sont ceux qui pensent qu’elle se poursuivra encore en 2009 et qu’elle se prolongera en 2010.
Pour l’année 2010, 63,6% des industriels interrogés pensent que leur activité sera au moins aussi mauvaise que celle de 2009.
Les parlementaires se préparent à leur tour à débattre le texte de la Loi de Finances 2010. Nombre d’entre eux soulignent que 2010 serait une année financièrement très difficile et qu’il est impossible de réaliser les objectifs tracés par le gouvernement dans le cadre de la Loi de Finances au vu des conditions économiques actuelles.
Les prévisions de croissance semblent ainsi ambitieuses au vu d'une crise actuelle dont les répercussions réelles ne se feront sentir qu'en 2010. D’autres prétendent qu'il n’est pas impossible d'atteindre les objectifs économiques fixés pour 2010, mais encore faut-il déployer de gros efforts et espérer une bonne saison agricole.
Les pouvoirs publics sont ainsi exhortés à évaluer la crise internationale à sa juste valeur pour éviter de sombrer dans un optimisme outrancier.


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