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Indice de liberté économique : Le Maroc est mal classé
Publié dans Finances news le 14 - 05 - 2009

* Pour 2009, l'indice de liberté économique du Maroc ne progresse pas, malgré les avancées qu’il a réalisées.
* Les lanternes rouges sont la corruption et la Justice.
Bien qu’on ne lui accorde pas beaucoup d’intérêt, l’indice de liberté économique se veut un indicateur riche en enseignements pour tout investisseur. Il s’agit en fait de l’Index Of Economic Freedom que publient chaque année «The wall street Journal» et «Heritage Foundation» (un think tank américan mondialement connu et reconnu). Cet indice repose sur dix variables (liberté des affaires, liberté du commerce, liberté fiscale, taille du gouvernement, liberté monétaire, liberté d’investissement, liberté financière, droits de propriété, corruption et liberté du travail…), des indicateurs dont l’analyse est riche en enseignements. L’index de liberté économique a fait l’objet d’un point de presse organisé récemment par Economie & Entreprise. Étaient présents à cette rencontre James Roberts et Lahcen Achi, respectivement Directeur de la recherche au sein de The Héritage Foundation et économiste-enseignant chercheur à l’INSEA.
D’après J. Roberts de The Héritage Foundation : «La corrélation est très forte entre la liberté économique et le PIB, preuve en est que les pays qui ont une liberté économique ont un important PIB». Il donne ainsi l’exemple de Hong Kong, Singapour, l’Australie et l’Irlande qui se trouvent en tête du classement. La corrélation s’avère également importante entre l’indice de liberté économique et les autres indicateurs socio-économiques. Plus la liberté économique est importante, plus le niveau de vie est élevé. Idem, plus la liberté économique est importante, plus la gouvernance démocratique l’est aussi. «Les pays qui démontrent avoir une liberté économique ont un taux de pauvreté des plus bas» conclut-il. Aussi, les pays qui payent plus de taxes peuvent ainsi prendre soin de leur environnement. Si on prend un indice comme celui de droits de propriété, on en déduit que les personnes qui veulent acheter les biens immobiliers et mobiliers contribuent à la liberté économique et en bénéficient.
Vu sa détermination, cet indice est souvent utilisé par les organismes internationaux, la Banque mondiale, le FMI, la BAD, les sociétés d’investissement, les décideurs…
Dans sa version 2009, ce document donne au Maroc un score de 57,7 points. Ce qui relègue le Royaume au 101ème rang parmi les 179 pays concernés par ce classement. En guise de rappel, le Maroc a été classé 96ème en 2007 ( les pays concernés par le classement étaient au nombre de 157 seulement).
Le Maroc est classé au 12ème rang sur 17 de la région du Moyen-Orient et Afrique du Nord. Preuve de son mauvais classement cette année, le Bahreïn est 16ème avec un score de 74,8 points, le Koweït 50ème avec 65,5 points, la Jordanie 51ème avec 65,4 points, les Emirats Arabes Unis 54ème avec 64,7 points, l’Arabie Saoudite 59ème avec 64,3 points et l’Egypte 97ème avec 58 points.
L’Afrique du Sud se place à la tête des pays africains au 61ème rang avec 63,8 points et le Burkina Faso 85ème avec 59,5 points, tandis que le Ghana est 96ème avec 58,1 points.
Par ailleurs par rapport à ses voisins immédiats, le Maroc est surclassé par la Tunisie qui se place au 98ème rang avec 58 points et dépasse l’Algérie qui est 107ème avec 56 points. De leur côté, la Mauritanie est 127ème et la Libye 171ème. Les principaux partenaires économiques du Maroc, en l’occurrence l’Espagne et la France, sont respectivement 29ème et 64ème.
En tête du peloton, on trouve Hong Kong en premier, suivi de Singapour, de l’Australie, de l’Irlande, de la Nouvelle Zélande, des USA, du Canada, du Danemark, de la Suisse et du Royaume Uni.
Ce qui est loin de satisfaire les analystes de «The Héritage Foundation» qui déterminent l’indice de la liberté économique au Maroc, c’est surtout la liberté du travail, les droits de propriété et encore une fois le phénomène de la corruption. S’y ajoutent également les problèmes liés au système judiciaire marocain. Lequel a été pointé du doigt dans le rapport 2009 comme étant inefficace et soumis à une importante corruption et à une ingérence politique.
La note est à réviser !
La notation du Maroc et son classement selon l’Index Of Economic Freedom ne semble pas pour autant plaire à H. Achi. Il prend l’exemple de la liberté économique où le Maroc fait mieux que le Chili, soit 76,2. En matière de liberté fiscale, le Maroc est excellent (65,1). Et pour la taille du gouvernement, sur les 20 premiers pays, le Maroc fait mieux que 16 pays soit 76,6. En ce qui concerne la liberté monétaire, le Maroc est mieux classé que 7 pays sur les 20 premiers. Certes, les réalisations ne sont pas les mêmes pour l’ensemble des pays sachant qu’il y a une différence dans la politique économique suivie.
Les indicateurs qui font donc défaut sont la corruption (35), le droit de propriété (35) et la liberté du travail (30,8). Donc, ce sont ces trois indicateurs qui font que le Maroc est classé au 101ème rang.
Face à ces résultats, H. Achi est interpellé parce que d’après lui le Maroc est bien classé en ce qui concerne les indicateurs dont le mode de calcul est une approche scientifique. Pour le cas de la corruption, on n’a pas d’indicateurs mais juste la perception.
Notre économiste pointe du doigt aussi la liberté financière. Il trouve que le Maroc n’est pas bien noté étant donné qu’au cours des quatre à cinq dernières années, les crédits à l’économie ont progressé de 20%. L’accès au crédit n’est plus un obstacle majeur pour les entrepreneurs. H. Achi estime que la réglementation du marché du travail n’est pas aussi restrictive et qu’elle ne bloque pas l’emploi. «Le code du travail est certes rigide, mais sur le marché la réalité est tout autre» explique-t-il.
Et donc si l’on prend en considération toutes ces données, le Maroc pourrait voir son rang s’améliorer de 101 à 66.
Les avis peuvent diverger en ce qui concerne un certain nombre de points, mais cela n’empêche pas de dire que le Maroc traîne encore des lanternes rouges telles que la corruption, la Justice et le code du travail.


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