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Violence dans le milieu scolaire : Quand la pédagogie fait défaut !
Publié dans Finances news le 12 - 03 - 2009

* Malgré la ratification par le Maroc de la Convention Internationale de l’Enfant, la violence physique et morale est toujours fortement présente dans nos écoles.
* Le suicide d’un lycéen, victime de moqueries, en est la preuve.
* Selon une enseignante, le recours à la punition corporelle est parfois le seul moyen de faire régner l’ordre.
* Le rôle de l’école dans la préparation des citoyens est sérieusement remis en cause.
Le suicide d’un lycéen de 13 ans victime de moqueries et de violence de la part de ses camarades, mais aussi la pression exercée sur lui par certains cadres de son administration, a remis sur le tapis un sujet très peu abordé : celui de la violence dans nos écoles. Cet événement tragique qu’a connu la ville de Casablanca a rappelé que le fait que le Maroc ait ratifié la Convention Internationale de l’Enfant n’a pas banni la violence. Le plus insolite est que ce lycéen suivait sa scolarité dans une école de mission étrangère.
Déjà en 2006, l’UNICEF avait brossé un portrait très obscur de la situation dans les écoles marocaines. Dans cette enquête réalisée pour le compte du ministère de l’Education nationale,
73 % des enseignants interrogés ont reconnu avoir recours au châtiment corporel.
«Il est vrai que la punition corporelle n’est pas le meilleur moyen qui soit pour inculquer la discipline aux élèves, n’empêche qu’avec certains éléments perturbateurs en classe, nous sommes un peu dans l’obligation de brandir le bâton en guise de menace et de passer à l’action si l’élève ne se soumet pas aux ordres», explique Asma B., enseignante dans un établissement public. «Parfois, je convoque les parents d’un élève turbulent pour essayer de trouver une solution en vue de canaliser sa violence et l’inciter à bien travailler. Au lieu de cela, les parents me demandent de le corriger parce qu’eux-mêmes n’en peuvent plus. Et personnellement, ça ne me réjouit pas de punir un élève. Il ne faut pas non plus nous prendre pour des bourreaux. Et puis, quand vous avez une classe de 48 élèves, il faut savoir faire régner l’ordre !».
Et quand ça dégénère, comme c’est souvent le cas et en l’absence d’un psychologue scolaire, c’est une fois sur deux le surveillant général qui est appelé à la rescousse. «Personne ne parle du cas inverse : quand l’élève cible son prof et, croyez-moi, ce n’est pas qu’avec un bâton mais bel et bien avec une arme blanche. Je crois que la violence engendre la violence, même verbale. Que ce soit dans la rue, au sein de la famille ou à l’école, les élèves qui sont victimes d’une quelconque forme de brutalité, deviennent brutaux ou, à l’inverse, se font mal comme le cas de ce lycéen qui s’est donné la mort», approuve S. R., surveillant général dans un collège à Casablanca. «Notre travail ne se limite pas au collège puisque, parfois, on doit intervenir dans la rue quand il y a des élèves qui se bagarrent».
Si la violence physique est bannie officiellement de nos écoles, officieusement elle est toujours pratiquée mais à certains degrés. Du dénigrement du travail de l’élève jusqu’à l’isolation ou la «colle» face contre le mur… ou également les surnoms…, autant de violations du droit de l’enfant à une éducation saine.
Selon le président d’une association de parents d’élèves ayant préféré donné son avis anonymement, il serait grand temps de remettre très sérieusement en question le rôle de l’école dans la production de la relève et des générations futures. Cela s’explique, selon lui, à plusieurs titres : le niveau des élèves qui ne cesse de se détériorer, la pédagogie qui serait à revoir, la violence physique et psychologique qui affecte la personnalité des élèves et, surtout, la pédophilie qui a entaché plusieurs écoles.
«Malheureusement, ce n’est pas près d’arriver, puisque le corps enseignant pense que nous le remettons en cause, or ce n’est pas vrai. Et même au sein des parents d’élèves, vous avez encore des parents qui partent voir l’enseignant pour lui donner le feu vert de châtier leurs enfants. C’est une approche, à mon sens, destructrice du rôle de l’école. Et c’est une perversion de la relation entre parents et enseignants qui, ensemble, au lieu de se concerter sur la meilleure manière de faire de l’enfant un bon citoyen de demain, s’allient pour l’accabler davantage. Ou dans le cas extrême, les parents contestent l’autorité de l’enseignant, encourageant l’enfant à être plus que jamais indiscipliné. Il faut mettre un terme à cette gangrène qui mine l’avenir de nos enfants», explique-t-il. n


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