Nasser Bourita s'entretient à Paris avec le ministre français des AE    Dix membres du Congrès poussent vers la désignation du Polisario comme organisation terroriste    Marrakech: À l'Ecole Royale de l'Air, des femmes officiers et étudiantes célèbrent l'excellence et le service à la Nation    Maroc et les Pays-Bas renforcent leur coordination diplomatique... Un échange entre Nasser Bourita et son homologue néerlandais ouvre de nouvelles perspectives de partenariat    Hausse des prix : un syndicat alerte sur des tensions sociales et critique l'inaction du gouvernement    Benjelloun, Akhannouch et Sefrioui en tête des fortunes marocaines selon le classement Forbes    Pharmacies : pour Ahmed Rahhou, le modèle actuel "a atteint ses limites"    Trump menace l'Iran de "conséquences militaires sans précédent" si Téhéran mine le détroit d'Ormuz    «J'étais l'otage du président algérien»... Un livre attendu de Boualem Sansal relance le débat sur la répression en Algérie    Guerre au Moyen-Orient: Les cours du pétrole chutent et le bilan humain s'alourdit    Ligue des champions: Liverpool au tapis, le Bayern et l'Atlético cartonnent    Voici les hauteurs de pluies enregistrées ces dernières 24H    Droits des femmes et réformes législatives : Le ministère de la Justice trace de nouvelles perspectives    Marruecos apuesta por la energía nuclear civil para fortalecer su estrategia energética    Détroit d'Ormuz : Aucun pétrolier escorté par la marine américaine    Macky Sall se lance dans la course à la tête de l'ONU    Renault Group ouvre une nouvelle ère stratégique avec "futuREady"    Lutte antidrogue : Le Maroc appelle à une coopération internationale renforcée    Ayra Starr signe son retour avec « Where Do We Go »    Ethiopie. Le livre de Abiy Ahmed devient une bibliothèque pour le public    « Piaf, Invités & Héritiers » : la comédie musicale qui fait revivre l'âme d'Edith Piaf en tournée au Maroc    La recherche du nourrisson « Younes » se termine en tragédie : son corps retrouvé dans une canalisation à Zagora    Le ministre des Affaires étrangères, de la Coopération africaine et des Marocains résidant à l'étranger, M. Nasser Bourita, a eu, mardi à Paris, un entretien avec le ministre français de l'Europe et des Affaires étrangères, M. Jean-Noël Barrot.    Kickboxing à Tikiouine : une initiative solidaire pour les jeunes d'Agadir pendant le Ramadan    The Minister of Foreign Affairs, African Cooperation and Moroccan Expatriates, Mr. Nasser Bourita, held, on Tuesday in Paris, a meeting with the French Minister of Europe and Foreign Affairs, Mr. Jean-Noël Barrot.    Le projet de loi désignant le Polisario comme organisation terroriste gagne du soutien au Congrès américain    La compañía alemana Discover Airlines lanza nuevas rutas hacia Agadir y Fez para el invierno de 2026.    Melilla disputes Madrid's claims on Morocco customs operations    Le Grand Ftour du GAM célèbre sa 10è édition et présente sa vision à l'horizon 2028    La compagnie allemande Discover Airlines lance de nouvelles liaisons vers Agadir et Fès pour l'hiver 2026    Le Polisario minimise la perte de soutien international face à l'initiative marocaine pour le Sahara    Publicité : 425 MDH investis durant les dix premiers jours du Ramadan    Le FC Barcelone pense à un retour d'Abdessamad Ezzalzouli    Lions de l'Atlas : Adil Ramzi complète le staff de Mohamed Ouahbi ?    Les Lionceaux de l'Atlas U17 repartent à la conquête de l'Afrique    Mazagan Beach & Golf Resort célèbre la 3e promotion de son programme Leadership au Féminin    Akhannouch représente le Roi au 2è Sommet international sur l'énergie nucléaire à Paris    Paris: Akhannouch représente SM le Roi au deuxième Sommet international sur l'énergie nucléaire    Mercato : Après Chelsea, le FC Barcelone se renseigne sur Yassine Gessime    Al Qadsiah sécurise l'arrivée de Souffian El Karouani pour la prochaine saison    Le président Trump affirme que la guerre en Iran est « quasiment » finie    Trump : L'armée américaine prendra le contrôle du détroit d'Ormuz "le moment venu"    Le Maroc sous les projecteurs avec l'émission «Voyage Voyage» sur France Télévisions    Interdiction d'une fresque à Tanger : quand l'art s'arrête face aux autorités locales    Lions de l'Atlas : quel cap après le changement de coach ?    Après le changement de direction, l'IMA présente sa nouvelle offre éditoriale    Caftans au Maroc #3 : De Tétouan à Oujda, les influences locales et andalouses se croisent    Azoulay : Un Ftour Pluriel d'anthologie qui fera date    







Merci d'avoir signalé!
Cette image sera automatiquement bloquée après qu'elle soit signalée par plusieurs personnes.



Associations : Le label «utilité publique» peu accessible
Publié dans Finances news le 03 - 10 - 2008

* La procédure de reconnaissance d’utilité publique est toujours perçue par les associations comme trop théorique.
* Les critères d’octroi demeurent inaccessibles pour une large frange du tissu associatif opérant dans des secteurs sociaux vitaux.
A tort ou à raison, le statut d’association d’utilité publique est toujours perçu comme un privilège. Il signifie en fait une pleine jouissance de la personne morale des associations que leur accorde le dahir du 15 novembre 1958. Un texte vieux certes mais dont la résistance peut attester quelque part que le mouvement associatif, à l’instar de l’alibi brandi à l’encontre des PME, n’a pas encore choisi la voie de «la transparence».
Le dahir du 15 novembre 1958, dans son article 9, stipule qu’une demande préalable doit être faite par toute association désirant postuler pour ce statut. «Une enquête préalable, stipule le texte, de l’autorité administrative sur le but et les moyens d’action» de l’association qui pourrait en cas de réponse positive, recevoir le décret d’accréditation. D’un point de vue formel, la demande présentée par l’association doit être accompagnée d’un bilan de l’association.
C’est au sein du secrétariat général du gouvernement que la demande du statut d’utilité publique doit atterrir. Le SGG dispose d’un délai maximum de 6 mois pour donner une réponse.
Un pouvoir discrétionnaire demeure reconnu au pouvoir exécutif pour donner suite à toute demande qui lui est faite.
Il faut dire que le principal avantage du statut tant convoité par les associations reste la capacité d’organiser des manifestations pour collecter des fonds. L’association doit, dans les 15 jours au moins qui précédent la date de cette manifestation, faire une déclaration prévisionnelle des recettes et leurs affectations. Les associations reconnues d’utilité publique demeurent aussi autorisées à signer les conventions de partenariat pour bénéficier du soutien des sponsors. Souvent, c’est le type de contrat le plus utilisé pour soutenir le tissu associatif.
Il faut dire que les budgets de soutien signés annuellement par les wilayas obéissent à la même logique. Les demandes de soutien des très petites associations doivent aussi indiquer l’affectation des ressources financières et un programme prévisionnel. Il faut cependant souligner que la procédure de reconnaissance d’utilité publique est toujours perçue par les associations comme trop théorique. Le débat semble toujours animé et dépasse largement le cadre strictement légal.
Il faut dire aussi que les amendements apportés au dahir de 1958 n’ont pas été suffisamment efficaces pour déplacer le débat vers une perspective beaucoup plus objective. C’est tout à fait logique quand les critères pour obtenir le statut d’utilité publique demeurent inaccessibles pour une large frange du tissu associatif.
La plupart des associations reconnues d’utilité publique sont choisies selon des critères politiques, mais leur intervention dans des secteurs sociaux vitaux justifie en quelque sorte la confiance qui leur a été faite. Les divers départements ministériels demeurent d’autre part impliqués dans la procédure d’octroi du statut.
Un avis est donné par le ministre qui reçoit la demande avant que le Premier ministre ne signe le décret octroyant le statut d’utilité publique.
L’obligation de présenter des motifs qui justifient toute demande est toujours en vigueur. Pourtant, le gouvernement dispose d’un large pouvoir discrétionnaire pour donner le sens qu’il faut aux dispositions du dahir de 1958.


Cliquez ici pour lire l'article depuis sa source.