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PIB : Les secteurs créateurs de valeur
Publié dans Finances news le 12 - 10 - 2007

* Représentant 10 à 15% du PIB, l’agroalimentaire pèse au niveau économique.
* Une croissance durable passe forcément par un PIB non agricole plus important.
* Le tourisme et les NTIC : des leviers de développement intéressants.
L’agroalimentaire est l’un des principaux secteurs créateurs de valeur ajoutée. Composé exclusivement de PMI de 200 salariés, ce secteur représente 10 à 15% du PIB et 36% du PIB industriel. En fait, la production de l’industrie agroalimentaire a été de 61,8 milliards de DH en 2005 et a assuré l’emploi à plus de 85.500 personnes. Les investissements, pour leur part, dépassent les 3 milliards de DH dans ce secteur.
Le marché européen reste le débouché le plus lucratif pour le marché local et absorbe 80% des exportations marocaines de produits végétaux transformés et 60% des exportations de produits de la pêche. D’autre part, ce secteur favorise le développement d’autres secteurs tels que la grande distribution alimentaire qui représente 5 à 6% du commerce de détail.
La dépendance de l’agriculture de la situation pluviométrique engendre une forte fluctuation de production et même du PIB en général. «La pluviométrie est le premier indicateur de la qualité de l’année agricole au Maroc. L’expérience a montré qu’on ne peut pas assurer une croissance économique favorable caractérisée par une part importante du PIB agricole», déclare à ce sujet Oubou Ali Youssef, enseignant-chercheur.
Les principaux secteurs
industriels
Les industries chimiques et para-chimiques progressent régulièrement tous les ans (+6%). Formant plus de 6,5% du PIB, la production du secteur est de 83,3 milliards de DH. Elle est le deuxième secteur après celui du textile en terme de création d’emplois (102.456).
Les investissements dans l’industrie chimique et para-chimique sont de 5,3 Mds DH et les exportations dépassent les 17,2 Mds de DH. Toujours dans le même secteur, l’industrie de la transformation des matières plastiques compte près de 300 entreprises. La production porte essentiellement sur les articles de grande consommation au détriment des pièces techniques, électroniques et informatiques à base de plastique. Mais généralement, l’industrie de la plasturgie reste fragile à cause de sa mauvaise structuration.
S’agissant des autres secteurs, les industries du textile et du cuir représentent 2,8% du PIB, suivies par les industries métalliques et mécaniques qui en représentent 2,2%.
La croissance de la part du secteur industriel et d’autres composantes du secteur secondaire a permis d’accroître la part du PIB non agricole. Oubou Ali stipule à ce niveau que «la croissance du PIB non agricole est le principal indicateur de développement de l’économie nationale. Cependant, le PIB non agricole doit être formé principalement des secteurs dans lesquels nous pouvons avoir des avantages concurrentiels, comme le bâtiment et travaux publics, les nouveaux métiers de l’offshore, le secteur financier, les technologies de l’information...».
Le BTP a poursuivi l’expansion observée au cours des dernières années à la faveur de la réalisation des programmes de construction de logements, de l’accélération des travaux d’infrastructure de base et du renforcement des investissements, dans le secteur du tourisme notamment. Ainsi, la valeur ajoutée de ce secteur a progressé de 8,6% à prix constants et la formation brute de capital fixe au titre du bâtiment et des travaux publics a marqué une hausse de 12% à prix courant après celle de 10% enregistrée en 2005. «Aujourd’hui, le Maroc a donné des signaux forts de la diversification des sources du PIB, ce qui permettra sûrement de réduire la fluctuation du PIB», affirme Oubou Ali youssef.
Conformément à cette croissance générale, le secteur financier a enregistré, durant les dernières années, une croissance notamment par les métiers bancaires. Quant au secteur des assurances, son chiffre d’affaires ne représente que 3% du PIB. Sa situation s’est améliorée depuis 2003 grâce à la reprise de la Bourse, mais le métier reste peu rentable et dépendant du rendement financier de ses actifs.
Les économistes affirment qu’il ne faut pas compter sur un minimum de secteurs pour assurer une croissance importante à long terme. «La croissance dans laquelle s’inscrivent plusieurs secteurs comme le BTP et les télécommunications... joue un rôle primordial dans la croissance du PIB non agricole. Mais cette croissance ne peut être assurée à long terme. En effet, si chaque secteur connaît au début une croissance exponentielle, à long terme la croissance baisse où le secteur arrive à un certain degré de maturité. Il faut toujours chercher de nouvelles niches, des secteurs qui assurent une croissance soutenue et cela ne peut être assuré que par la diversification de l’économie», conclut Oubou Ali.
Les secteurs d’avenir
Occupant une place centrale dans l’économie nationale, le tourisme est la deuxième source en devises du pays après les revenus des Marocains résidant à l’étranger. Il génère 600.000 emplois directs. Cette industrie en pleine mutation offre de belles opportunités pour un nombre considérable d’autres secteurs.
Créateur de richesses, le secteur des NTIC (nouvelles technologies de l’information et de la communication) est en pleine expansion au Maroc et figure parmi les choix prioritaires en terme de développement pour le Royaume. Il emploie actuellement presque 12.000 personnes et devrait générer quelques 30 milliards de dirhams de chiffre d’affaires à l’horizon 2008. Cela aura comme conséquence la création de 100.000 emplois directs et 360.000 emplois indirects surtout dans la branche des services.
Concernant les télécommunications, l’implantation de grands groupes internationaux ouvre de grandes perspectives d’avenir. La fabrication de composants électroniques présente une forte vocation exportatrice et d’investissement pour la région de Casablanca, notamment dans la sous-traitance pour les marchés export.


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