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La grippe aviaire est spécifique aux volailles
Publié dans Finances news le 27 - 10 - 2005

Contrairement à la psychose qui circule concernant une épidémie de grippe aviaire, peu de risques de transmission existent pour l’homme. Comme l’explique Docteur Bachir Kissi, chef du département de Pathologie aviaire à l’Institut agronomique et vétérinaire Hassan II, les cas détectés en Turquie et en Roumanie restent une maladie spécifique à la volaille.
Finances News Hebdo : Tout d'abord, quelle évaluation faites-vous des différentes mesures entreprises par les autorités compétentes, notamment l'interdiction d’importer toutes volailles vivantes et produits originaires de volailles, ainsi que le renforcement de l'épidémiovigilance clinique de l'état sanitaire du cheptel avicole?
Bachir Kissi : Il est très difficile d’évaluer les différentes mesures entreprises par les autorités compétentes car la maladie n’a jamais existé et n’existe pas en ce moment selon les investigations que j’ai effectuées en mai 2002 et juillet 2005 dans mon département de pathologie aviaire de l’Institut agronomique et vétérinaire Hassan II. J’ajoute aussi que les mesures de diagnostic et de contrôle devraient être prises non seulement en 2005 mais depuis l’épizootie qui a sévi en 1997 chez nos proches voisins en Italie.
F. N. H. : Pour revenir au virus de la grippe aviaire, peut-on dire que les types de virus détectés en Turquie et en Roumanie peuvent être dangereux pour la santé humaine comme ce fut le cas en Asie ou en Espagne en 1918 ?
B. K. : Comme je viens de le dire en introduction, le virus de l’influenza du poulet est spécifique à cet animal. Le passage à l’homme est exceptionnel. Dans toute la littérature de ce virus, sur environ 120 infections humaines en Asie, on a relevé environ 67 décès, pour la plupart des enfants vivant dans la campagne. Cette infection accidentelle pourrait s’expliquer par l’état de santé déficiente de ces enfants.
J’ajoute aussi que sur quatre millions d’éleveurs de poulets en Thaïlande, et beaucoup plus en Chine et dans les autres pays de l’Asie du Sud-Est, aucun ouvrier ou éleveur n’a été recensé parmi ces gens en contact direct et permanent avec la volaille. Je pense que le nombre de décès supposés dus au virus est négligeable par rapport à trois milliards d’âmes en Asie. Mais l’humanisation du virus en Asie dans les prochaines décennies n’est pas une utopie. Donc, les cas de la Turquie et de la Roumanie restent une maladie spécifique à la volaille.
Un mot sur l’influenza humain de 1918. Il s’agit d’un virus humain H1N1 et non pas d’un virus aviaire H5N1. Il faut éviter la confusion entre une maladie humaine et une maladie d’oiseau.
F. N. H. : Le Maroc, en cette saison, est la destination des oiseaux migrateurs. Ces derniers pourraient-ils diffuser et propager le virus?
B. K. : En effet, les oiseaux migrateurs sont les principaux réservoirs de l’influenza aviaire. Cependant, il y a deux facteurs qui pourraient réduire le risque de contamination des oiseaux domestiques par ces oiseaux migrateurs dans le cas du Maroc :
1. Ces oiseaux migrant vers le Maroc viennent surtout des pays de l’Europe de l’Ouest qui sont actuellement indemnes de l’influenza aviaire;
2. Le lien biologique de transmission entre les oiseaux migrateurs et la volaille est absent au Maroc. Ce lien est assuré, dans le cas des pays touchés, par les élevages de canards ou d’oies à proximité des lacs de rassemblement des oiseaux aquatiques migrateurs. Ce type d’élevage est inexistant au Maroc.
F. N. H. : Ces derniers temps, le prix de la volaille a chuté de manière considérable. Pour les professionnels, cela s'explique par une surproduction, alors que certains pensent que cela est dû à une crainte de consommer la volaille. Finalement, existe-t-il un danger à en consommer ? Quelle est, selon vous, la meilleure façon de se prémunir contre cette épidémie?
B. K. : Il est clair que la chute des prix pourrait être due, en partie, à cette psychose internationale que les chaînes étrangères sèment à travers la planète. Sachez tout simplement que les Asiatiques consomment la volaille sans aucune crainte, malgré la présence endémique du virus depuis des années chez eux.
Nous, nous sommes loin de tout souci puisque la maladie n’existe pas chez nous. La seule façon de se prémunir contre cette épidémie médiatique est de manger beaucoup de volaille à la mode «Choumicha».


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