Immigration : 0,4 % de la population marocaine est originaire d'Afrique subsaharienne    Sahara : la MINURSO face à un examen stratégique au CS    Bourse de Casablanca : ouverture dans le rouge    Souss-Massa mise sur l'école pour sensibiliser à l'eau et à l'égalité    Une baisse de près de 78 %... fort recul des cas de traite des êtres humains en Chine    Addoha améliore son résultat net consolidé de 70% en 2025    Orange Maroc lance les « RDV Tech by Orange »    Efficacité énergétique : l'AMEE présente ses plans régionaux    Diplomatie : le Maroc et l'UA renforcent le dialogue sur la paix, la sécurité et l'intégration africaine    L'Iran dénonce les demandes "maximalistes et irrationnelles" des Etats-Unis    Après plus d'un demi-siècle, les États-Unis s'apprêtent à relancer la conquête de la Lune avec Artémis II    L'horizon 2030 insuffle une dynamique inédite au partenariat économique entre le Maroc et la France    Fondation Mohammed VI : Lancement de la 9e édition du Concours des Jeunes Nouvellistes    Shobee frappe fort avec "Machi M3ana", un retour explosif qui secoue le rap marocain    « Une expérience-limite de la lettre » : Larbi Cherkaoui repousse les frontières du signe    OMC : l'échec de Yaoundé, miroir d'un commerce mondial en miettes    Ismaël Saibari sort du silence et s'explique face aux supporters marocains    Droits humains : La présidente de la GANHRI renforce le rôle des institutions nationales    Morocco FM Bourita holds talks with AU Commission Chair in Rabat    Lamine Yamal frente a los cánticos islamófobos de aficionados españoles    Marruecos: Nasser Bourita recibe al presidente de la Comisión de la UA    Le Président de la Commission de l'Union Africaine, M. Mahmoud Ali Youssouf, a salué, mercredi à Rabat, le rôle central du Royaume du Maroc, sous le Leadership éclairé de SM le Roi Mohammed VI, dans le soutien et la défense des causes africaines.    Nancy : Un forum économique France - Maroc pour l'action et la complémentarité    Le Maroc réitère son soutien constant aux pays arabes frères face aux agressions iraniennes    Le Maroc au cœur du tournage de la série biblique «The Old Stories: Moses»    CV, c'est vous ! Ep-91. Yasmine Laraqui, une artiste pluridisciplinaire !    Bourita s'entretient avec le Président de la Commission de l'UA    Lamine Yamal réagit fermement aux chants racistes et islamophobes après Espagne–Égypte    Le temps qu'il fera ce mercredi 1er avril 2026    Tanger : le tiktokeur "Moulinex" condamné à 6 ans de prison pour exploitation d'un mineur    Colère des techniciens de l'ambulance, sit-in à Rabat face au blocage des recrutements    Espagne–Égypte : Lamine Yamal marqué par des chants islamophobes en tribunes    CdM 2026 : les 48 pays qualifiés désormais connus    Classement FIFA : le Maroc maintient sa 8e place mondiale    Tourisme : près de 21,4 MMDH de recettes voyages à fin février    Les Houthis du Yémen revendiquent une troisième attaque de missiles sur Israël    Espagne–Maroc : un tunnel clandestin au cœur d'une vaste enquête sur le narcotrafic    Maroc–Paraguay (2-1) : les Lions de l'Atlas confirment avec un deuxième succès en amical    Maroc–Paraguay : Ouahbi salue des automatismes prometteurs après la victoire (2-1)    Coupe du monde 2026 : Walid Regragui pressenti pour remplacer Hervé Renard en Arabie saoudite    CPS de l'UA: Le Maroc plaide pour le renforcement de l'Architecture africaine de paix et de sécurité    Messages frauduleux : Attijariwafa bank appelle à la vigilance    Festival : Luis Fonsi, Busta Rhymes et MC Solaar annoncés au Timeless 2026    UE : 1,5 milliard d'euros pour dynamiser l'industrie de défense    Présidence à Djibouti : la bataille électorale est lancée    Climat et santé. L'urgence d'une réponse convergente    IA : le Maroc accueillera le festival [IN]VISIBLE en 2027    Cinéma : «Les Jardins du Paradis» de Sonia Terrab doublement primé à Milan    







Merci d'avoir signalé!
Cette image sera automatiquement bloquée après qu'elle soit signalée par plusieurs personnes.



Entretien : «L'IPC n'arrive pas à traduire fidèlement la hausse des prix»
Publié dans Finances news le 25 - 07 - 2014

Dans Maroc Conjoncture, lettre mensuelle du CMC, un article dédié à l'inflation et pouvoir d'achat relève que le maintien de l'inflation dans une fourchette modérée n'est qu'un tour de passe-passe qui permet d'escamoter les augmentations des prix, en les détournant de la case «Consommation des ménages» vers le compartiment «compensation» du Budget général.
Au Maroc, nous n'avons pas d'autres instances qui calculent l'PC selon une approche différente et un panier qui traduit réellement la structure de consommation des ménages.
L'enquête niveau de vie des ménages, qui représente la source principale de l'actuation de la structure de panier du ménage, est basée sur un échantillon qui donne des estimations avec des marges d'erreur importantes. Explications de Driss Effina, économiste et membre du Centre marocain de conjoncture.
Finances News Hebdo : Quelle corrélation y a-t-il entre maîtrise de l'inflation et la préservation du pouvoir d'achat au Maroc ?
Driss Effina : Il faut noter que l'inflation est mesurée à travers l'évolution des prix des produits de consommation de base et le pouvoir d'achat à travers le revenu disponible des ménages. En conséquence, toute augmentation des prix des produits de consommation de base engendrera automatiquement une érosion du pouvoir d'achat.
F.N.H. : Dans l'article consacré à l'inflation et au pouvoir d'achat, paru dans Conjoncture, il est clairement souligné le fait qu'à l'aune de la libération des prix du carburant, le maintien du taux d'inflation n'est qu'un artifice. Sur quelle base, cette conclusion est-elle avancée ?
D. E. : Comme nous le savons, les produits énergétiques sont consommés aux différents niveaux et secteurs de l'économie, principalement au niveau de l'industrie, du transport et de l'agriculture. Les ménages consomment aussi ces produits directement et indirectement. Le poids économique des produits énergétiques dans la structure du coût des entreprises et le panier des ménages est prépondérant.
En conséquence, toute hausse des prix des produits énergétiques déclenchera une série de hausses des prix, car chaque acteur économique va répercuter cette hausse en fonction de sa position sur la chaîne de valeur, soit dans sa structure du coût si la concurrence le permet ou dans ses marges le cas échéant. Le consommateur final qui est en général le ménage, va subir cette hausse en fin de conséquence. Aujourd'hui, nous constatons que l'IPC n'arrive pas à traduire fidèlement cette hausse pour différentes raisons qui se résument dans la méthode de calcul, le panier des produits et leur structure. Malheureusement, au Maroc, nous n'avons pas d'autres instances qui calculent le même indice selon une approche différente et un panier qui traduit réellement la structure de consommation du ménage.
Nous savons bien que l'enquête niveau de vie des ménages réalisé par le HCP qui représente la source principale de l'actuation de la structure de panier du ménage, est basée sur un échantillon qui donne lieu à des estimations avec des marges d'erreur importantes. De plus, la dernière enquête a été réalisée par le HCP il y a sept ans, alors que la structure du panier de consommation du ménage a changé considérablement depuis ce temps-là.
F.N.H. : L'article soutient qu'il y a un décalage entre l'IPC et la perception des consommateurs du vrai coût de la vie. Dans quelle mesure ce décalage peut-il biaiser les analyses économiques ?
D. E. : L'IPC, comme nous l'avons souligné ci-dessus, est calculé selon une méthodologie déterminée : en général, les prix retenus sont ceux des produits de base qui ne sont pas affectés par les hausses des prix. Ces produits sont en général consommés par une catégorie limitée des ménages. En plus, les résultats de l'IPC concernent en général une période antérieure. En effet, l'inflation d'aujourd'hui sera mesurée dans 3 à 6 mois.
F.N.H. : Jusqu'à quelle proportion peut-on considérer le critère de l'inflation comme un indicateur de bonne santé économique, à l'instar d'autres indicateurs ?
D. E. : Deux indicateurs sont d'une extrême importance pour le suivi des politiques économiques : il s'agit de l'inflation et du taux de chômage. L'inflation mesure la capacité des politiques poursuivies par le gouvernement à préserver le pouvoir d'achat des citoyens. Le cas échéant, il faut procéder à des hausses des revenus. Pour le chômage, il mesure la capacité de la politique économique poursuivie par le gouvernement à créer des emplois.


Cliquez ici pour lire l'article depuis sa source.