Le Maroc, sous la conduite de S.M. le Roi, consolide sa position d'acteur crédible aux niveaux régional et international    Maroc-Espagne : M. Sánchez salue l'efficacité de la coopération migratoire avec le Royaume    Washington évoque des sanctions contre l'Algérie après l'achat d'avions russes    Interdiction de quitter le territoire pour le parlementaire Bendou    Barrage Oued El Makhazine : Situation sous contrôle malgré un niveau de remplissage historique    Bourse de Casablanca : clôture en hausse    Cours des devises du mercredi 4 février 2026    GEN AIoT : une stratégie nationale pour transformer la jeunesse en capital technologique    Chèques sans provision au Maroc : Ce que change la loi n°71.24    Fermeture RN16 : ADM ouvre gratuitement l'axe Tétouan-Fnideq à compter du 4 février    Participation à Washington de M. Bourita à une réunion ministérielle sur les minéraux critiques    Affaire Epstein : Jack Lang refuse de quitter l'IMA et invoque une "naïveté" assumée    Libye: le procureur général confirme la mort de Saif Al-Islam Kadhafi    L'armée américaine dit avoir abattu un drone iranien ayant approché un porte-avions    Le Congrès américain vote la fin de la paralysie budgétaire    Rabat accueille la 2e réunion plénière du Forum mondial pour la prévention du terrorisme radiologique et nucléaire    Le Trophée de la Coupe du monde 2026 en visite au Maroc    « Bolt » chinois... Un robot humanoïde qui s'approche des limites de la vitesse humaine    Evacuation des habitants et mise à disposition de l'hébergement... des mesures d'urgence pour faire face aux inondations à Douar Soualem – Sidi Slimane    Tanger-Assilah: Suspension des cours mercredi en raison des perturbations météorologiques    Des inondations soudaines touchent des quartiers de la ville de Taza et entraînent l'évacuation de dizaines de familles    Les intempéries remettent l'enseignement à distance d'actualité, la plateforme "TelmidTICE" activée    Scolarisation : 27.000 enfants en situation de handicap soutenus en 2025    Alerte météo de niveau orange dans plusieurs villes du Royaume    Turquie : Erdogan facilite l'arrivée de N'Golo Kanté à Fenerbahçe    Inondations au Maroc : Achraf Hakimi exprime son soutien aux habitants de Ksar El Kébir    Chambre des représentants : Adoption du projet de loi sur la transformation de l'ONHYM en société anonyme    Le temps qu'il fera ce mercredi 4 février 2026    Maroc : Le chômage des femmes en hausse, malgré les efforts d'intégration    La FRMF fait appel des sanctions de la CAF après la finale de la CAN contre le Sénégal [Officiel]    Après la Saudi Pro League, Jawad El Yamiq revient au Real Saragosse    Marruecos: Lluvias tormentosas, nieve y ráfagas de viento hasta el miércoles    Tétouan : Evacuation de trois quartiers menacés par les intempéries    Records mondiaux du Maroc : Musique, contes, football et bijoux anciens    Ministère de la Justice : La création d'une agence nationale de gestion des avoirs saisis dans le pipe    Retour des irréguliers : Nuñez attend une "amorce" de réponse d'Alger    Pour élargir les perspectives de coopération... Des entretiens réunissent Ryad Mezzour et l'ambassadrice de Chine à Rabat    SpaceX avale xAI et propulse l'empire Musk à 1 250 milliards de dollars    Reconnaissance Royale. 139 cadres de la DGST décorés lors d'une cérémonie présidée par Abdellatif Hammouchi    Ligue 1: L'attaquant marocain Yassir Zabiri signe à Rennes jusqu'en 2029    La Cour des comptes appelle à l'adoption d'une stratégie immobilière nationale pour attirer les investissements et les compétences    Trois nouvelles installations à découvrir au MACAAL    Casamémoire : un nouveau bureau et des ambitions renforcées    Fela Kuti, premier Africain honoré aux Grammy    Audi Maroc dévoile le nouveau Q3 et accueille l'exposition IN-Discipline Brésil    Tanger : les nouveaux locaux de l'Institut français inaugurés    Culture : le Musée de la photographie passe dans le giron de la FNM    "Melania" entre en 3e place du box-office nord-américain    







Merci d'avoir signalé!
Cette image sera automatiquement bloquée après qu'elle soit signalée par plusieurs personnes.



Comportement des ménages
Publié dans Finances news le 27 - 11 - 2003

Parler d'épargne dans un pays où ses fonctionnaires souffrent du gel de leurs salaires est un leurre. Sous d'autres cieux, les crédits contractés par les ménages sont souvent utilisés dans l'achat des produits complémentaires ou d'actions et obligations. Au Maroc, les ménages se surendettent pour subvenir à leurs besoins...
Dans un pays comme l'Hexagone, l'épargne des ménages a fait preuve ces dernières années d'un grand dynamisme, et ce en dépit de la baisse du niveau moyen des taux de rémunération et surtout de l'effondrement des indices boursiers. Le taux d'épargne des ménages français est remonté à 17% en 2002, soit le niveau le plus élevé depuis vingt ans.
De plus, le dynamisme de l'épargne est allé de pair avec celui de la consommation. Cette dernière est devenue le principal moteur de la croissance, car après avoir ralenti à la fin de 2001, elle n'a cessé de progresser depuis le début de l'année 2002.
Certes, de nombreux facteurs plaident actuellement en faveur d'une épargne abondante. La croissance appréciable du pouvoir d'achat, notamment au quatrième trimestre 2002 en raison des baisses d'impôts, a dynamisé à la fois consommation et épargne. Évolution démographique, perspectives alarmantes sur l'équilibre du système de retraite par répartition, hausse récente du chômage... sont autant de facteurs qui alimentent l'épargne de précaution.
Cependant, ces arguments, si logiques soient-ils, sont circonstanciés et fragiles. Parce que dans le passé, nous avons observé de longues périodes de déconnexion entre l'évolution des revenus et celle de l'épargne.
De nombreuses interrogations portent sur la mesure même de l'épargne : un indicateur simple comme le taux d'épargne peut-il rendre compte d'un comportement de plus en plus complexe ? En effet, le schéma keynésien qui considère l'épargne comme un résidu paraît de plus en plus contestable. Les biens durables et semi-durables représentent actuellement près de 22% de la consommation. Celle-ci est donc plus flexible qu'autrefois. Par ailleurs, les placements d'épargne contractuelle prennent une place grandissante.
Au Maroc, le taux d'épargne demeure encore insuffisant eu égard aux potentialités dont dispose le pays. Cette faiblesse résulte essentiellement d'un pouvoir d'achat limité et d'un gel des traitements des fonctionnaires qui, désormais, constituent une masse salariale importante.
Mieux encore, le citoyen marocain ne pense pas à l'épargne mais à son endettement auprès d'une société de financement pour subvenir à ses besoins. Force est de constater que ces dernières années, les sociétés de crédit à la consommation se sont substituées logiquement à l'État pour répondre aux besoins non pas conjoncturels, mais structurels des Marocains. Comment pourra-t-on parler d'épargne pour des fonctionnaires sous-payés et contraints de se surendetter pour survivre ? Une fuite en avant qui conduit à leur faillite.
Le vide laissé par l'État vis-à-vis des besoins légitimes des fonctionnaires et son incapacité à maîtriser une répartition équitable a permis aux sociétés de financement de s'engouffrer dans un créneau lucratif et juteux et aux Marocains de faire de l'épargne le dernier de leurs soucis.
Ainsi, chaque année, des milliards de DH sont transférés des caisses de l'État vers des sociétés de crédit à la consommation sous forme de prélèvements mensuels opérés sur les émoluments des fonctionnaires au détriment d'une épargne sur un compte bancaire.
Les sociétés de crédit à la consommation ont ainsi apporté une réponse pour permettre à des milliers de fonctionnaires de survivre par l'endettement et le surendettement. Par leurs campagnes publicitaires, elles donnent l'impression qu'elles font des oeuvres d'utilité publiques ( frais de rentrée scolaire, achat d'un mouton à l'occasion de l'Aïd El Kebir, l'achat d'une voiture bas de gamme...).
Une chose est sûre: nous ne pouvons nous comparer à un pays comme la France, mais toujours est-il que des efforts doivent être déployés de la part des pouvoirs publics pour une meilleure répartition des richesses et une sensibilisation à l'épargne, facteur indéniable pour assurer le développement.


Cliquez ici pour lire l'article depuis sa source.