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Risque de change : Un guide à la disposition des opérateurs
Publié dans Finances news le 06 - 07 - 2006

* Les entreprises opérant dans le commerce extérieur doivent de plus en plus faire face à une forte volatilité des parités de change qui peut altérer leurs marges.
* BMCE Capital élabore un Guide pour les entreprises qui sont fréquemment confrontées aux problèmes liés aux fluctuations des cours de change.
Dans une économie de plus en plus mondialisée, le risque de change se pose avec acuité. Dans un guide publié par BMCE Capital, une entreprise importatrice est exposée au risque de change dès la passation de la commande. Ce guide aborde, dans un premier temps, quelques principes pour mieux apprécier la notion de risque. Dans un second temps, il décrit les différents instruments de couverture du risque de change.
Le risque disparaît au moment de la dette. De même, l’exportateur est potentiellement exposé au risque de change dès l’émission de l’offre. Toujours est-il que, dans un contexte où l’incertitude est de mise, il est important pour toute entreprise de se protéger contre les risques inhérents, à savoir la volatilité, c’est-à-dire l’amplitude et la fréquence des variations des cours de change autour de la moyenne durant une période déterminée.
Selon les rédacteurs de l’étude, il existe deux types de volatilités : la volatilité historique qui concerne la constatation ex-post des fluctuations passées des taux de change, et la volatilité implicite qui est un indicateur permettant de mesurer l’amplitude anticipée par le marché des variations futures de cours.
Comment gérer le risque
de change ?
Le risque de change peut engendrer une érosion des marges des entreprises. Dès lors, gérer le risque de change de manière optimale devient une nécessité et exige des intervenants de connaître les différentes techniques.
D’après BMCE Capital, avant toute décision de couverture, l’entreprise doit, au préalable, déterminer sa position de change, quantifier le risque de fluctuation des taux de change, mettre en œuvre une stratégie de gestion du risque de change, assurer un suivi et vérifier l’efficacité de la stratégie de gestion de risque de change.
Mais une fois les risques répertoriés et la politique de gestion de ces risques définie, se pose la question du mode de couverture. Il existe une panoplie d’instruments de couverture adaptés à une variété de situations.
Si l’entreprise est parfaitement assurée d’une tendance des cours en sa faveur, il est sans doute préférable d’opter pour la non couverture, et donc de dénouer l’opération en spot à maturité. Cependant, la brutalité des variations de certaines devises peut entraîner des pertes considérables pour l’entreprise. Par contre, si l’entreprise est assurée d’une tendance des cours en sa défaveur, il est sans doute préférable de figer un cours à terme de cession ( d’achat ) des devises en utilisant un contrat à long terme. Cette méthode est aussi celle recommandée si l’entreprise désire figer sa marge commerciale à une date donnée sans se soucier de l’évolution du cours à la hausse ou à la baisse.
La non couverture revient à prendre une position spéculative sur la devise de la transaction. Le résultat de l’opération est totalement corrélé à l’évolution de la devise sur laquelle l’entreprise est exposée et cette solution peut s’avérer extrêmement dangereuse.
Tenant compte du profil de gain dans la décision de non couverture, il apparaît clairement qu’il s’agit d’une position symétrique dont le gain et la perte sont une fonction linéaire de la variation du cours de change. Les pertes et les gains liés à la non couverture sont illimités.
Plus le cours s’apprécie, plus les gains de change de l’exportateur sont importants, car ce dernier cèdera plus cher ses devises, et plus les pertes de l’importateur sont importantes du fait que la contre-valeur de sa dette s’accroît.
Un autre instrument de couverture est le change à terme qui permet de fixer dès aujourd’hui un cours d’achat ou de vente de devises pour une échéance future afin de neutraliser le risque de change. Une telle stratégie présente l’avantage de neutraliser le risque de change mais reste une couverture rigide dans le sens où elle ne permet pas de profiter d’éventuelles évolutions favorables de la devise. Le gestionnaire subit ainsi une perte d’opportunité. L’avantage du change à terme est la maîtrise du prix de revient avant échéance. Il s’agit aussi d’un produit de couverture qui ne nécessite aucun intérêt particulier. En revanche, l’entreprise est liée par le cours qu’elle aura figé avec la banque et aura une perte d’opportunité en cas d’évolution du cours de change.


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