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Nourrir et loger 9 milliards d'hommes d'ici 2050 sur des terres non cultivées, voilà le défi du futur
Publié dans Barlamane le 06 - 08 - 2019

La population mondiale est en constante augmentation à raison de 80 millions de naissances par an, avec un taux de natalité plus élevé dans les pays pauvres et l'augmentation de l'espérance de vie, Aujourd'hui, il y a 7 milliards d'habitants sur Terre, d'ici 2050, il y en aura 9 milliards. Comment pallier à leurs besoins alimentaires?
Ce défi constitue l'essentiel du rapport du Groupe d'experts intergouvernemental sur l'évolution du climat (GIEC) réuni hier à Genève.
Ce rapport précise qu'entre 5 et 30% de la nourriture produite annuellement pour la consommation humaine, soit environ 1,3 milliard de tonnes, sont perdus ou gaspillés. Ce chiffre est en hausse de 40% depuis 1970. Selon la FAO, cette perte coûte près de 1.000 milliards de dollars chaque année, équivalent à 8% des émissions mondiales de gaz à effet de serre. Aux 8% des émissions dues au gaspillage, il faut additionner les 25% émis par le secteur agricole et à la déforestation et le changement d'affectation des terres.
A ces facteurs, s'ajoute le réchauffement climatique. L'humanité vit desphénomènes climatiques extrêmes comme les tempêtes, les températures record et la raréfaction des précipitations. Les déserts s'étendent de façon irréversible, c'est ce que l'on appelle la désertification. D'autres régions connaissent des périodes de pluies de plus en plus intenses causant des inondations, qui détruisent les terres cultivées.
Il y a aussi la fonte des glaciers et l'augmentation du volume des océans. qui cause l'élévation du niveau de la mer, réduisant la quantité de terres cultivables.
L'urbanisation croissante participe également au phénomène de diminution des terres cultivables. Selon la Food and agriculture organization (FAO), en comptant 40 hectares pour les logements en infrastructures nécessaires à 1.000 personnes, la croissance démographique mondiale entre 1995 et 2030 devrait mobiliser à elle seule 100 millions d'hectares supplémentaires de terres à des fins non agricoles.
La raréfaction des ressources d'eau est un autre point noir en plus. En moyenne, 4 tonnes d'eau sont nécessaires pour produire de quoi remplir l'assiette d'une personne chaque jour. Or, les ressources en eau sont dans une situation critique. L'eau douce utilisable à des fins agricoles, industrielles et domestiques ne représente donc qu' 1 % de l'eau présente sur la planète.
En Afrique, continent à la plus importante prévalence de la sous-alimentation qui affecte près de 21% de la population, la production agricole totale pourrait être réduite de 10%, si la situation du réchauffement climatiques n'est pas rapidement maîtrisée.


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