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Le bilan scientifique : LE RAPPORT DES EXPERTS DU CLIMAT
Publié dans Jeunes du Maroc le 05 - 10 - 2004

Le Groupe intergouvernemental d'experts sur l'évolution du climat (GIEC) est un organisme chargé du suivi scientifique des négociations internationales sur le changement climatique. Fondé en 1988 par l'Organisation Météorologique Mondiale et le Programme des Nations unies pour l'environnement, il joue un rôle central dans les négociations.
Sa mission est de rassembler des données scientifiques, techniques et socio-économiques pertinentes afin d'envisager les risques des changements climatiques liés aux activités humaines. Il doit également formuler et évaluer des stratégies possibles de prévention et d'adaptation. Il a publié son premier rapport en 1990. Mis à jour en 1992, ce rapport a servi de base à la négociation de la Convention-cadre des Nations unies sur les changements climatiques, convention adoptée à Rio de Janeiro en juin 1992. Son deuxième rapport a été publié en 1995. En 2001, il a rendu public son dernier rapport qui comprend trois volets : Climate Change 2001 : The Scientific Basis , Climate Change 2001 : Impacts, Adaptation, and Vulnerability et Climate Change 2001 : Mitigation
Voici les principaux points du bilan scientifique dressé par les experts du GIEC :
On observe une quantité croissante d'indices témoignant d'un réchauffement de la planète et d'autres modifications du système climatique
•La température moyenne de surface (moyenne de la température de l'air au-dessus des terres et de la température à la surface de la mer) a augmenté de 0.6 °C (avec une marge d'erreur de ± 0.2 °C) au cours du 20ème siècle.
• Le réchauffement s'est notamment produit durant deux périodes, de 1910 à 1945 et depuis 1976. Depuis 1861, la décennie 90 a très probablement été la plus chaude et l'année 1998, l'année la plus chaude. De nouvelles analyses indiquent que le réchauffement survenu dans l'hémisphère nord au 20ème siècle a probablement été le plus important de tous les siècles du millénaire passé.
•La couverture neigeuse et l'extension des glaciers ont diminué. Des données satellites montrent une diminution probable de 10% de la couverture neigeuse depuis la fin des années 60
•Le niveau moyen de la mer a progressé Entre 10 et 20 centimètres au cours du 20 ème siècle
•Changements climatiques
Augmentation des précipitations dans les zones de moyennes et hautes latitudes de l'hémisphère nord et augmentation de la fréquence des épisodes de fortes précipitations dans les mêmes zones.
Les épisodes chauds du phénomène El Nino ont été plus fréquents, plus durables et plus intenses depuis le milieu des années 1970.
Dans certaines régions, notamment dans certaines zones d'Asie et d'Afrique, augmentation de la fréquence et de l'intensité des sécheresses durant ces dernières décennies.
Les émissions de gaz à effet de serre et d'aérosols dues aux activités humaines continuent d'altérer l'atmosphère d'une manière qui affecte le climat
•Du fait des activités humaines, la concentration des GES dans l'atmosphère a continué à augmenter.
La concentration de gaz carbonique dans l'atmosphère a augmenté de 31% depuis 1750. Le taux actuel d'augmentation est sans précédent depuis au moins 20 000 ans.
Environ ¾ des émissions humaines de CO2 au cours des vingt dernières années est due à la combustion d'énergies fossiles. Le reste est essentiellement dû au changement dans l'utilisation des terres, notamment à la déforestation.
La confiance dans la capacités des modèles à prévoir le climat futur a augmenté.
On dispose aujourd'hui de preuves plus grandes que le réchauffement constaté au cours des cinquante dernières années est attribuable aux activités humaines.
Le GIEC annonce qu'il dispose aujourd'hui d'analyses d'une très grande fiabilité qu'il lui permette d'affirmer que le réchauffement observé au cours des cinquante dernières années est bien dû aux activités humaines.
Les influences humaines continueront de changer la composition atmosphérique tout au long du XXIe siècle. ·Les GES
Les émissions de CO2 dues aux combustions d'énergies fossiles seront encore prédominantes au XXIe siècle
Tous les résultats des modèles du GIEC conduisent à prévoir une augmentation de la température globale et une élévation du niveau de la mer. Températures : · la température moyenne de surface devrait encore augmenter entre 1, 4 et 5,8 °C entre 1990 et 2100 · il est prévu que le taux de réchauffement soit bien plus important que les changements observés durant le XXe siècle, phénomène sans précédent depuis au moins 10 000 ans. · le réchauffement devrait s'intensifier notamment durant l'hiver dans les régions de hautes latitudes de l'hémisphère nord. On peut citer les cas notables des régions septentrionales de l'Amérique et de l'Asie et l'Asie centrale où le réchauffement pourrait excéder de 40% le réchauffement moyen de l'ensemble de la planète.
Précipitations : · La concentration moyenne de vapeur d'eau dans l'atmosphère et les précipitations devraient augmenter au cours du XXIe siècle. · Le réchauffement climatique devrait accroître les phénomènes extrêmes (sécheresses/fortes précipitations-inondations) qui accompagnent les manifestations d'El Nino. · Le réchauffement climatique devrait entraîner un dérèglement de la mousson d'été en Asie. · L'étendue de la couverture neigeuse et de la banquise de l'hémisphère nord devrait continuer de diminuer. Idem pour les glaciers.
Niveau de la mer · l'élévation du niveau moyen des océans est estimée entre 9 et 88 cm, selon les modèles
Les changements climatiques dus aux activités humaines persisteront pendant de nombreux siècles. · les émissions de certains gaz à effet de serre, dont le CO2, ont des effets très durables dur la composition de l'atmosphère."
(IPCC WGI Third Assessment Report. The Scientific Basis. Summary for Policymakers. A Report of Working group I of the Intergouvernmental Panel on climate Change."extraits")
Source : www.ladocfrancaise.gouv.fr


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