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Programme national d'immunisation : La vaccination des enfants contre onze maladies assurée gratuitement
Publié dans Aujourd'hui le Maroc le 27 - 09 - 2011

La vaccination est assurée gratuitement pour l'ensemble des enfants de moins de 5 ans contre 11 antigènes. Le ministère de la santé souhaite réduire la mortalité des enfants de moins de 1 an à 15 pour 1000 naissances vivantes en 2012.
La vaccination est assurée gratuitement pour les enfants dans les différents centres de santé que compte le Royaume. Le ministère de la santé a instauré depuis 30 ans un programme national d'immunisation. Ce programme cible actuellement 11 maladies: la Tuberculose, l'Hépatite virale type B, la Poliomyélite, le Tétanos, la Diphtérie,la Coqueluche, l'Haemophilus Influenza type B, les diarrhées à Rotavirus, les infections à pneumocoque, la Rougeole, la Rubéole. A noter que depuis novembre 2010, le ministère de la santé a introduit le vaccin contre le rotavirus et le vaccin contre le pneumocoque (voir encadré). Cette décision a été prise par le ministère dans la mesure où les infections respiratoires aiguës occupent la première place parmi les causes infectieuses des décès survenant chez l'enfant avant l'âge de 5 ans (36%), suivies par les maladies diarrhéiques (33%). Avant leur introduction dans le calendrier national de vaccination (voir tableau), ces deux vaccins étaient pratiqués dans le secteur privé au prix de 700 DH pour le Rotavirus et 900 DH pour le Pneumocoque. S'agissant du premier vaccin, celui-ci doit être administré à deux reprises: la première dose à l'âge de 2 mois et la deuxième dose à l'âge de 3 mois. Ce qui revient à payer 1400 DH dans le privé. Pour le vaccin contre le pneumocoque, celui-ci est administré 3 fois: la première dose à l'âge de 2 mois, la deuxième dose à l'âge de 4 mois et la troisième dose à l'âge de 12 mois, soit au total 2700 DH. Quant à la procédure à suivre pour vacciner son enfant dans un centre de santé, il suffit de présenter le carnet de santé où sont inscrits les différents vaccins et un certificat de résidence. «Dès la naissance du nourrisson, les parents doivent se rendre au centre de santé du lieu de résidence pour le vaccin du BCG. Cette opération est effectuée avant l'inscription de son enfant au registre de l'Etat civil. A la suite de la vaccination, un carnet de santé où sont mentionnés tous les vaccins à réaliser est délivré aux parents. Il n'y a pas d'attestation à produire pour les autres vaccins, il suffit de présenter le carnet de santé et un certificat de résidence. Les centres de santé font parfois des exceptions pour les personnes qui sont de passage et dont les enfants doivent impérativement se faire vacciner. Les parents sont tenus de suivre les différentes dates de vaccination pour assurer une meilleure protection des enfants des différentes maladies cibles», explique une source du ministère de la santé. Au Maroc, les causes de la mortalité infanto-juvénile sont dominées par les maladies infectieuses (50 %) et les causes périnatales (37 %). La vaccination a pour but précis d'accélérer la réduction de la mortalité des enfants de moins de 5 ans et atteindre ainsi un taux de mortalité infantile à 15 pour 1000 naissances vivantes en 2012. Suite aux efforts déployés dans le cadre du Programme National d'Immunisation, des performances satisfaisantes ont été enregistrées en matière de couverture vaccinale. «Le taux de vaccination chez les enfants de 0 à 5 ans est de 96%. Seulement 4% échappe au système de vaccination, ce qui n'affecte pas l'immunité globale», précise la même source. Ainsi, durant les deux dernières années, le taux de couverture vaccinale au niveau national par la troisième prise du vaccin contre la Diphtérie, le Tétanos, la Coqueluche et la Méningite à Haemophilus type B a été respectivement de 97 et de 99%, ce qui a contribué au renforcement de l'immunité chez les enfants de moins de cinq ans et a eu un impact important sur la situation épidémiologique des maladies cibles. Rappelons que depuis son instauration, le Programme national d'immunisation a connu une évolution dynamique avec l'introduction au fil des années de nouveaux vaccins: la vaccination contre l'Hépatite virale type B (HB) en 1999, la vaccination combinée contre la Rougeole (deuxième prise) et la Rubéole et l'introduction du premier rappel du vaccin contre le Tétanos, la Diphtérie, la Coqueluche et la Poliomyélite en 2003. A ceci s'ajoutent l'introduction du vaccin contre la méningite à Haemophilus en 2007 et l'introduction du deuxième rappel du vaccin contre le Tétanos, la Diphtérie, la Coqueluche et la Poliomyélite en 2008. Chaque année, la vaccination sauve près de trois millions de vies dans le monde et plus de 750 000 enfants qui échappent à des séquelles invalidantes, conséquences des maladies infectieuses.

La vaccination contre le Rotavirus et le pneumocoque
Le calendrier national de vaccination a été enrichi par l'introduction de deux nouveaux vaccins, à savoir le vaccin anti-pneumococcique et le vaccin contre le Rotavirus. Les deux vaccins sont actuellement disponibles dans toutes les formations sanitaires à l'échelle nationale aussi bien en milieu urbain qu'en milieu rural. Le vaccin contre le Rotavirus est une solution qui se donne par voie orale aux nourrissons de moins de 6 mois. L'impact escompté de l'introduction de ce vaccin est de réduire de près de 85 % les gastroentérites sévères à Rotavirus. Presque tous les enfants sont infectés par un Rotavirus au cours des cinq premières années de leur vie. Cette infection peut rester asymptomatique ou entraîner une gastro-entérite laquelle peut entraîner une déshydratation surtout chez le nourrisson. Le retard de diagnostic et de traitement peut causer plusieurs décès chaque année. Les facteurs favorisants sont représentés par une mauvaise hygiène, l'existence d'un déficit immunitaire, et l'absence de l'allaitement maternelle exclusif pendant les 6 premiers mois. Pour ce qui est du vaccin contre le pneumocoque, son introduction est destinée à réduire les cas d'infections respiratoires dues au pneumocoque de 90%, les méningites dues au pneumocoque de 95% , les cas d'otites moyennes aiguës. Il faut noter que ce vaccin contribue à la réduction des cas d'infection respiratoires chez l'adulte car la vaccination des enfants assure la prévention chez les 2/3 des adultes. Le vaccin anti-pneumococcique est un vaccin conjugué adsorbé en suspension injectable en monodose. Les enfants de moins de 12 mois représentent la population ciblée par ce vaccin.


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