La troupe chinoise «Les moines de Shaolin» livre son spectacle pour la première fois au Maroc, le 13 février à Casablanca au Théâtre Mohammed VI et à Rabat les 14 et 15 du même mois au Théâtre Mohammed V. Pour la première fois au Maroc, la troupe chinoise «Les moines de Shaolin» vient montrer au public marocain un spectacle époustouflant où se succèdent des tableaux les plus extraordinaires les uns que les autres. Ce spectacle est organisé en collaboration avec le Théâtre national Mohammed V et World production. Ils sont 15 artistes chinois à avoir fait le déplacement pour offrir au public marocain leur show le 13 février à la salle couverte du complexe Mohammed V à Casablanca et 14 et 15 février 2009 au Théâtre National Mohammed V à Rabat. Ils se sont produits dans tous les pays asiatiques, en Amérique du Nord et du Sud, ainsi qu'en Europe notamment la France, l'Autriche, Allemagne, Angleterre, la Suisse et la Russie. Leurs dernières tournées françaises ont été un véritable triomphe. La troupe chinoise présentera au public des shows montrant les multiples facettes de l'art martial chinois qui repose sur la trilogie des temples de Shaolin : le physique, le mental et le spirituel. Ils nous présenteront un spectacle de combats à mains nues, au sabre, à la lance, au bâton ainsi que des cascades étonnantes. Cette troupe des «Moines de Shaolin» qui sera accueillie au Maroc ce mi-février est composée des maîtres les plus émérites accompagnés de quelques élèves surdoués. Avec la ferme volonté de faire découvrir à l'Occident ce sport et sa philosophie trop souvent déformée, Liang Yiquan, aujourd'hui âgé de 78 ans emmène depuis 1999 pour des exhibitions la crème de ses élèves. En effet, les Moines de shaolin sont les héritiers de la tradition du monastère situé au cœur de la province du Henan, en Chine centrale, sur le mont Song, l'une des 5 montagnes sacrées de la Chine. Le monastère de Shaolin est à l'origine du Wushu, encore appelé Kung-fu par les Occidentaux. En adoptant dès le 6ème siècle l'enseignement de Bodhiharma, le moine arrivé des Indes, associant méditation, observation des animaux, préparation physique, maîtrise de l'énergie, aux gestes du combat, les moines de Shaolin ont donné à cette discipline une dimension philosophique. Les arts martiaux cessèrent d'être une technique purement militaire pour devenir, dans le respect de la vie humaine, un moyen de progression sur la voie de l'union du corps et de l'esprit. Longtemps ignoré de l'Occident, le Kungfu-Wushu fut popularisé par la série culte «Kung-fu» avec David Carradine, par les films de Bruce Lee et, aujourd'hui, par ceux d'Ang Lee avec «Tigre et dragon», de Stephen Chow avec «Shaolin soccer» et de Christophe Gans avec «Crying Freeman et «Le Pacte des loups».