Mohamed Ihattaren : entre ambition, progression et rêve de Feyenoord    inwiDAYS 2026. L'IA comme nouveau moteur de l'innovation    Le tourisme marocain face aux incertitudes internationales    Trump menace de faire vivre l'enfer à l'Iran s'il ne rouvre pas le détroit d'Ormuz    Les tensions autour du détroit d'Ormuz persistent au 37e jour de la guerre au Moyen-Orient    Maroc – Egypte : Relance de la commission mixte sur fond de tensions persistantes    Marathon des Sables opens with intense 35.1 km stage as El Morabity brothers lead    MDS 2026 : Une première étape intense, les frères El Morabity dominent    CasablancaRun: Près de 8.000 participants à la 5è édition    Tinduf: Las minorías tribales protestan, la mayoría cercana a Argelia guarda silencio    ¿Y si Mozart, Beethoven y Vivaldi fueran marroquíes?    Tehraoui : «270.000 bénéficiaires de l'hôpital de proximité d'Aït Ourir »    Casablanca : Le consulat des Etats-Unis déménage à Casa Finance City    Strasbourg : Samir El Mourabet claque un but exceptionnel et confirme    Déchets industriels : une manne de milliards dans le viseur des douanes    Tindouf : Les minorités tribales protestent, la majorité proche de l'Algérie observe le silence    Décès de l'ancien ambassadeur marocain Aziz Mekouar    Le temps qu'il fera ce dimanche 5 avril 2026    Les températures attendues ce dimanche 5 avril 2026    US Consulate in Casablanca moves to new compound in Casa Finance City    Guterres appelle à intensifier la lutte contre les mines antipersonnel    La DGSN arrête un homme ayant commis une tentative de meurtre    RNI: «La Voie de l'Avenir» en mode féminin    Le Roi Mohammed VI félicite le président sénégalais à l'occasion de la fête d'indépendance de son pays    Le Polisario gêné par la visite d'une délégation de l'ONU à Tindouf    L'ancien ambassadeur du Maroc Aziz Mekouar n'est plus    Agadir : Un professeur de l'Université Ibn Zohr condamné pour vente de masters    Un chantier sanitaire sans précédent au Maroc : la réhabilitation de 1 400 établissements de soins primaires redessine la carte de l'offre et rapproche les services de plus de 20 millions de citoyens    BMCE Capital accélère sur l'IA avec CAP'AI Reverse by BK    Position extérieure globale du Maroc : les derniers chiffres    Ligue 1: Hakimi dispute son 200e match avec le PSG    Mercato : Brahim Diaz au cœur d'une bataille en Premier League !    Ouarzazate: aménagements et rénovations à Ksar d'Ait Benhaddou    Maroc : les industriels optimistes pour les trois prochains mois    La 21e édition du festival international des nomades s'ouvre à M'Hamid El Ghizlane    Radisson Pursuit : une course immersive au Maroc pour une cause solidaire    Epic Fury. Les Américains ont récupéré les deux membres d'équipage de l'avion abattu    Iran. Deux nouvelles exécutions d'opposants aux mollahs    Sahara : Le Royaume-Uni réaffirme son soutien au plan d'autonomie    Hervé Renard confirme sa présence au Mondial avec l'Arabie saoudite et tacle ses détracteurs    Marrakech : le théâtre universitaire fait sa rentrée des consciences    Art.ibat : la Cité internationale des arts ouvre ses portes aux artistes marocains    Orchestre symphonique du Maroc : un concert pour l'éternité    Intérieur : quelque 73.640 tentatives d'émigration irrégulière avortées en 2025    Conseil des ministres arabes de l'Intérieur : le Maroc réaffirme son soutien aux pays arabes    Mode au Bénin : 5 créateurs qui redéfinissent le luxe    Maroc : Bob Maghrib revient sur scène tambour battant    Musique : Sylent Nqo en duo inédit avec Mann Friday    







Merci d'avoir signalé!
Cette image sera automatiquement bloquée après qu'elle soit signalée par plusieurs personnes.



Trisomie : honteuse exploitation
Publié dans Aujourd'hui le Maroc le 30 - 09 - 2003

Certains mendiants utilisent l'aspect physique des enfants trisomiques pour mendier. Ce phénomène, qui constitue une insulte pour la dignité des enfants, prend de plus en plus d'ampleur. Les transports publics sont les lieux de prédilection de ces mendiants.
Considérés comme une charge par leurs familles et par la société en général, les enfants trisomiques sont souvent marginalisés. On les désigne tout simplement de trisomiques, comme s'il s'agissait d'ethnies particulières, alors qu'ils sont en faitdes enfants handicapés. Pis encore, lorsque leur handicap est exploité par leurs parents, leurs proches, ou carrément des mendiants qui n'ont aucune relation avec eux, pour obtenir de la charité. Ils exploitent dans ce sens leur aspect physique qui attire l'attention des autres.
Car ces enfants trisomiques ont une taille habituellement plus petite que la normale et une tendance à l'obésité. Une tête ronde, le front haut et plat, les yeux bridés, paupières fendues obliquement, petites oreilles, nez court et parfois épaté, un aplatissement de la nuque, un cou plus court. Cet aspect physique est ainsi mis à profit pour la mendicité. Dans les bus de Casablanca, le phénomène commence à prendre de l'ampleur.
Ainsi, l'un des parents accompagne l'enfant handicapé dans l'autobus. Il se place à côté du chauffeur et explique aux autres que la maladie chronique de son marmot lui occasionne des dépenses énormes qu'il ne peut supporter. Une fois le tour est accompli, il descend et prend le bus suivant. Dans de pareils cas, c'est le dénuement qui est à l'origine de l'errance de l'enfant trisomique dans l'univers de la mendicité. Cependant, dans d'autres cas, il s'agit du professionnalisme, au sens large du terme. Certains poussent l'indécence jusqu'à louer leur enfant trisomique aux mendiants professionnels. Cette pratique, qui constitue une insulte à la dignité de l'enfance, rapporte beaucoup. L'enfant trisomique devient ainsi un outil de la mendicité. Il est traité durant le trajet effectué, soit dans les moyens de transport public en commun ou à pied en faisant le circuit des cafés, comme un esclave. Il faut dire que la pauvreté, l'analphabétisme et le manque de sensibilisation laissent ces enfants handicapés à être traités de la sorte. Le nombre insuffisant des associations qui prennent en charge les enfants affectés par cette maladie complète le reste. Ce sont des enfants trisomiques, mais d'abord et avant tout des enfants. Trop souvent, la fiche pédagogique se contente de relever les incapacités de l'enfant au lieu de prendre en compte ses acquis et de définir ses potentialités. Selon les spécialistes, la trisomie est due à une aberration chromosomique appelée également «trisomie 21». Normalement, le nombre de chromosomes contenus dans les cellules d'un individu normal est de 46, en fait, 23 paires. Dans cette maladie, le sujet possède 47 chromosomes. C'est la 21ème paire de chromosomes qui possède un chromosome supplémentaire, d'où le nom de trisomie 21. Quelquefois, un des chromosomes 21 est associé à un autre chromosome, le sujet ne présente alors que 45 chromosomes. Dans ce cas, il n'est pas atteint lui-même de cette maladie mais est susceptible de transmettre à sa descendance l'aberration chromosomique. Chez nous, les associations qui s'occupent des enfants handicapés, quel que soit l'handicap, n'orientent pas suffisamment leurs actions vers cette frange de la société. En plus, en ce qui concerne la question d'avertir les parents et de les aider à accueillir l'enfant trisomique, ce volet ne figure pas dans leurs programmes.


Cliquez ici pour lire l'article depuis sa source.