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Gratuité des soins : Les incertitudes de l'avenir
Publié dans Albayane le 14 - 10 - 2010

Soulever en ce moment précis la question de la gratuité des soins au niveau de nos hôpitaux peut paraître à certains, sans grande importance. Mais à y voir d'un peu plus près, on se rend compte que c'est une question d'actualité, un réel problème qui pourrit la vie de bien des citoyens,
surtout celle de ceux qui sont démunis, dont les moyens sont très limités et qui n'ont d'autres choix pour se faire soigner que de s'adresser à l'hôpital public. Le problème c'est que bien des hôpitaux publics, surtout ceux dits autonome rechignent pour assurer des prestations gratuites.
Nous avons tous placé énormément d'espoirs sur le fameux et non moins énigmatique Régime d'assistance médical aux économiquement démunis (RAMED), qui devrait en toute bonne logique démarrer en 2006, ce qui aurait certainement permis à une grande frange de la population marocaine dont les moyens sont limités pour ne pas dire inexistants, de pouvoir avoir accès à des soins, aux examens de radiologie scanner, IRM gratuitement. Du même coup cela aurait épargné à ces citoyens de souffrir d'avantage et de supporter des décisions imposées par certains responsables qui se croient dans des établissements privés.
La gratuité des soins, oui mais …
Cette question soulève un problème de fond que les pouvoirs publics éludent, avec beaucoup d'hypocrisie, depuis plusieurs années. Celui de la nécessité de repenser le système de santé et partant de remettre en cause le bien fondé de la médecine gratuite. Autrement dit, veut-on sauvegarder ou non cette dernière survivance de la politique sanitaire mise en place depuis l'indépendance de notre pays ? Les citoyens savent bien qu'il ne reste plus grand-chose de cette initiative généreuse. Le secteur public de la santé ne répond que partiellement aux demandes de santé formulées par les malades. Les soins ne sont pas gratuits partout, surtout au niveau des CHU ou le fameux certificat d'indigence ne pèse pas lourd. Ailleurs au niveau des hôpitaux dits SEGMA, c'est franchement mieux, mais cela ne vous dispense pas pour autant puisqu'il vous sera souvent demandé de payer pour tel ou tel examen. Si vous ne le faites pas à la caisse de l'hôpital, vous le ferez ailleurs. En outre, on vous demandera toujours d'acheter tel ou tel produit, tel ou tel médicament, ce qui est inadmissible, révoltant et qui prête à confusion. C'est que l'on vous signifie parfois d'aller dans telle ou telle pharmacie ou tel ou tel magasin pour acheter le matériel…Donc la gratuité des soins est une question qui reste relative.
Que se passe-t-il en réalité sur le terrain ?
Tout un chacun sait que notre système de santé n'est pas au top niveau, en tous les cas, pas comme on souhaiterait qu'il le soit. Nos hôpitaux sont austères (enfin pas tous tout de même). Parfois un peu vétustes, peu accueillants. Normal car certains ont plus de 30 voire 40 ans d'âge et plus.
Le malade hospitalisé doit apporter sa literie, il n'y a qu'à aller au premier hôpital près de chez vous pour constater que les couvertures, les draps et autres ne sont pas ceux du ministère de la santé. Concernant la restauration, les hôpitaux ont réalisé des efforts colossaux en sous traitant ce service avec des sociétés privées, mais force est de constater que la nourriture qui est servie n'est pas toujours appréciée, bien présentée. Ce qui oblige encore le malade à faire appel à sa famille pour se nourrir décemment. Le défilé des couffins à l'intérieur des services hospitaliers est une caractéristique visible de nos hôpitaux. Il n'y a qu'à aller faire un tour à midi pour constater de visu. Des efforts et des améliorations dans ce sens sont possibles, il suffit de s'y atteler.
Un grand nombre d'examens de radiologie et de biologie sont pour la plupart dirigés vers le secteur privé. (Les exemples en la matière sont nombreux) Les appareils sont généralement en panne ou manque de réactifs ou alors ne peuvent réaliser tel ou tel type d'examen. Le scanner, actuellement examen radiologique ordinaire, est souvent impossible à faire. Quand l'appareil n'a pas rendu l'âme, les dates de rendez-vous sont dissuasives. Il est évident que moins il y a d'examens radiologiques et/ou biologiques, moins il y a sollicitation de consommables et moins le budget de l'hôpital est chahuté. Cela arrange le gestionnaire qui doit, malgré lui, faire une gymnastique compliquée, souvent au détriment du malade, il faut le préciser, pour répondre aux exigences des besoins des citoyens et du budget qui n'est pas adapté à l'objectif qui lui est dicté. C'est pour cela qu'un ou plusieurs appareil(s) en panne n'est en aucun cas inconcevable. A titre d'exemple, une structure hospitalière, universitaire de surcroît et dont je tairais le nom, (c'est mon droit) vient seulement de procéder à la réparation de ses appareils de scanner et de ses fibroscopes. Ailleurs c'est l'appareil d'ECG qui a rendu l'âme, le cardiologue ne sait plus quoi faire et la liste des anomalies est longue, comme est long et sinueux le chemin que doit prendre le patient démuni pour se faire soigner. Pourtant l'hôpital public qu'il soit SEGMA ou autonome représente le lieu idoine ou est pratiquée la médecine de pointe. Ici et là nous avons à faire à d'excellents médecins, à de très bons chirurgiens qui y pratiquent des greffes d'organes, des opérations à cœur ouvert avec des personnels soignants de plus en plus qualifiés.Il y a à l'évidence quelque chose qui ne tourne pas rond. Veut-on, par cet état de fait, «forcer» le citoyen à recourir au secteur privé pour se soigner. Enfin celui qui peut se le permettre ?
A ce sujet il est utile d'insister sur les conséquences fâcheuses inhérentes à toutes ces anomalies, quand à la perception que peut avoir un malade qui a une assurance maladie et des choix qu'il pourra éventuellement faire entre secteur public et secteur privé pour se faire soigner, ou opérer en cas de problèmes de santé. Ça mérite réflexion.
A propos de réflexion, il en est une qui me taraude l'esprit, elle consiste entre autre à savoir qui a aujourd'hui intérêt à sonner le glas du secteur public en le disqualifiant de cette façon ? Enfin, pourquoi les cliniques privées sont toujours dotées de matériel et appareils de radiologie et de laboratoire qui sont toujours fonctionnels et rarement ils tombent en panne ? Toutes ces questions sont légitimes et méritent d'être posées.


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