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La DEPF décrypte le bilan et les horizons du secteur automobile au Maroc
Publié dans Albayane le 05 - 02 - 2020

L'industrie automobile marocaine est devenue en peu de temps un secteur névralgique. En effet, le secteur automobile s'est hissé au premier rang des secteurs exportateurs en 2018 avec 26% des exportations nationales et a généré, la même année, 27% des emplois industriels. C'est ce qui ressort d'une étude publiée récemment par la Direction des études et prévisions financières (DEPF). Cette étude, pilotée par Afaf Hakam, intervient à un moment où la stratégie dédiée à l'industrie automobile arrive à échéance.
«Dans la mesure où la stratégie dédiée à ce secteur arrive à échéance, il s'avère important de mettre en relief les atouts à consolider et les insuffisances à combler pour permettre à l'industrie marocaine de saisir les opportunités qui accompagnent la nouvelle carte de l'industrie automobile qui se dessine et d'anticiper au mieux les risques y afférents. Le but consiste, in fine, à prospecter les meilleures voies possibles de nature à permettre à notre pays de sécuriser et renforcer son positionnement international dans l'industrie automobile et d'en faire un accélérateur de son processus d'industrialisation», précise l'auteure de l'étude.
L'étude intitulée «L'industrie automobile au Maroc : Vers de nouveaux gisements de croissance» confirme, chiffres à l'appui, que l'industrie automobile au Maroc a évolué à vitesse grand V. Ainsi, en l'espace de 7 ans, la production annuelle est passée de 59.477 véhicules en 2011 à 402.085 véhicules en 2018 enregistrant ainsi un rythme de croissance à l'ordre de 31% en moyenne, la plus rapide comparativement aux pays retenus dans le benchmark (Voir graphique 1).
Aussi, la part du Maroc dans la production africaine s'est nettement améliorée, passant de 11% en 2011 à 36% en 2018 ce qui a permis au Royaume d'occuper la 1e place dans le segment des voitures de tourisme et la 2e place pour tous segments confondus après l'Afrique du Sud. A l'échelle internationale, la part du Maroc est passée de 0,07% à 0,42%, l'érigeant à la 27e place. Il est à noter que le Maroc occupait la 39e place 7 ans plus tôt.
L'étude dévoile également que la production de véhicules assemblés est exportée à l'international à près de 90% principalement vers des pays européens comme la France (31%), l'Espagne (11%), l'Allemagne (9%) et l'Italie (9%). Le reste est exporté vers la Turquie (8%) et vers différents pays arabes (5%). (Voir graphique 2).
Les recettes générées par ces exportations ont plus que quadruplé, entre 2005 et 2013, passant de 7,3 milliards à 31,6 milliards de dirhams, soit un taux de croissance de 20%.
En ce qui concerne la création d'emplois, l'étude fait savoir que l'industrie automobile est l'un des principaux créateurs d'emploi. Entre 2014 et 2018 le secteur a créé 85.000 postes cumulant 27% des créations d'emplois industriels et portant l'emploi total dans l'industrie à 163.000 (Voir graphique 3). Notons qu'en 2017 le nombre d'emplois créés a atteint 39.554, en progression de 68% par rapport à 2016.
Par ailleurs, l'ouverture des usines Renault et PSA au Maroc a suscité l'intérêt de plusieurs fournisseurs du secteur à choisir le Maroc comme destination de leurs investissements. Ainsi, les Investissements Directs Etrangers (IDE) automobiles ont connu, d'après l'étude, une forte augmentation entre 2010 et 2018 enregistrant 25,21 milliards de dirhams.
Les IDE proviennent principalement de France, ce qui peut être expliqué par l'origine des deux constructeurs, avec une part moyenne de 69% entre 2012 et 2017, suivis par la suisse (12%) et de l'Allemagne (4%) (Voir graphique 4). Toutefois, l'étude précise que 2018 a été marquée par une diversification importante des IDE en provenance de l'Asie à hauteur de 13%, de la région MENA (2%) et de l'Amérique du Nord (1%).
L'étude précise que si le Maroc s'érige en plateforme automobile mondiale de sous-traitance, les pouvoirs publics se sont engagés à rehausser le taux d'intégration locale, en négociant un seuil minimum de 65% de contenu local pour l'opérateur Renault et un seuil minimum de démarrage de 60% pour le groupe PSA qui devrait être porté à 80% à terme. Il est à noter que montant total du sourcing local signé entre les deux constructeurs et les fournisseurs automobiles au Maroc est estimé à 3 milliards d'euros.
Afin de développer encore plus le secteur automobile au Maroc, l'étude publiée par la DEPF suggère de rester toujours à la recherche de nouvelles opportunités.
«De nouveaux investissements pourraient hisser l'industrie automobile nationale vers de nouveaux créneaux et apporter de nouvelles technologies et savoir-faire automobiles»,…
L'étude insiste également sur la nécessité pour le Maroc de tirer profit de sa proximité de l'Europe et sur son expérience avec les groupes Renault et PSA et leurs fournisseurs pour nouer d'autres partenariats stratégiques et élargir son réseau. Le Maroc doit, d'après l'étude, attirer des IDE en recherche et développement et en innovation afin d'accompagner la transformation technologique de l'industrie automobile marocaine.
L'investissement dans le capital humain est également l'une des principales recommandations de cette étude qui signale que Maroc a besoin de former des profils high-tech selon les standards internationaux pour répondre à la demande des investisseurs étrangers qui sont à la recherche de profils spécifiques et pointus.


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