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Une orientation à deux vitesses
Que faire après le bac ?
Publié dans Albayane le 25 - 06 - 2013

Avant le bac, tout était quasiment tracé. D'une classe à l'autre, ils n'ont jamais eu l'occasion de faire face aux choix qui changeront tout leur avenir. Des choix, certes pour ceux qui ont des parents qui peuvent se permettre de leur payer une école privée. Pour les pauvres, ils n'ont quasiment pas cette opportunité:
C'est soit l'université dont les diplômes n'ont pas trop la cote sur le marché du travail et qui sont déjà en surnombre dans les filières classiques, soit la Formation professionnelle trop dévalorisante. Aujourd'hui, le problème du choix de carrière après le Bac se pose se pose avec plus d'acuité pour des milliers de jeunes Marocains.
Que peut faire un étudiant qui vient d'obtenir son bac avec juste la moyenne et aucune mention ? Ou même avec des bonnes notes et sans moyens financiers ? Le système actuel favorise les riches, les écoles privées et le remplissage inconsidéré des filières classiques des facultés. Avoir, en ces temps, le bac en poche pour entamer des études supérieures n'est plus une chose aisée. C'est le début d'un long périple pour ne pas dire un calvaire. Le problème s'accentue davantage si l'on est issu d'une famille pauvre. Certes, être pauvre et décrocher le bac, c'est un immense pas en avant. Mais si l'on n'a pas eu la chance d'avoir une note suffisamment élevée pour accéder aux grandes écoles type ENCG ou ISCAE ou dans d'autres filières, on se voit contraint de s'inscrire dans une université "banale". Ce qui, souvent, reste un choix loin des aspirations du candidat. Le futur candidat aux études universitaires se retrouve face à une pénurie en matière de bancs d'université dans certains départements. Ainsi, de plus en plus, de bacheliers finissent dans la rue faute d'inscription. Un nouveau phénomène bien propre à notre système d'enseignement. Que faire, une fois, le bac en poche ? Pour ceux issus de milieux aisés le problème ne se pose. Leurs moyens financiers leur ouvrent les portes des secteurs d'activité porteurs liés au commerce et à la gestion. D'autres filières, comme l'architecture, le design ou la décoration, sont apparues. Mais la tendance générale va vers les écoles de commerce et de gestion. Pour les bacheliers dont les parents sont démunis et analphabètes le choix de l'orientation pose, vraiment, de gros problèmes. Un bachelier mal orienté a moins de chance de trouver son bon chemin après le bac. Le ministère de l'Education nationale explique que des efforts considérables ont été faits dans toutes les académies pour garantir une orientation scolaire efficace. Des guides sont distribués aux élèves et plusieurs forums d'orientation sont organisés dans tout le Maroc. Seulement, les conseillers d'orientation, dont le rôle principal, comme c'est prévu dans la charte d'éducation et de formation, est de conseiller les lycéens et leurs parents, de manière continue, durant tout le cursus du secondaire au bac, n'appliquent pas la démarche qu'il faut en s'appuyant, par exemple, sur un projet professionnel préparé par l'élève lui- même. Ils se contentent, le plus souvent, de donner de simples informations sur les branches à suivre. Alors que l'élève doit avoir une idée plus ou moins précise du métier qu'il veut exercer, à partir de l'âge de 12-13 ans, et apprendre à s'informer, à réagir, à se documenter, à découvrir les activités professionnelles et les formations sous différents angles. Car, ces jeunes, à défaut de trouver leur chemin dès le collège et le lycée, seront incapables, du jour au lendemain, de se transformer en personnes capables de se projeter vers et dans l'avenir. Cet état désoriente les élèves après le bac. D'autre part, notre système d'enseignement est devenu, de plus en plus, sélectif. Il faut décrocher son bac avec une très bonne moyenne pour postuler à un certain nombre d'écoles et d'instituts supérieurs. Les facultés de médecine, de pharmacie, de médecine dentaire et des écoles d'ingénierie et de gestion exigent cette moyenne. Mais le problème n'est pas résolu pour autant. Il faut franchir les concours imposés par un grand nombre d'établissements supérieurs. C'est pour cette raison que les irréductibles à la médecine, par exemple, optent pour des facultés de médecine étrangères. Notamment en Belgique, en Roumanie, à Tunis ou à Dakar. Par contre, celles de France imposent des conditions draconiennes au point de faire renoncer les bacheliers marocains à y postuler.
Il faut dire, aussi, qu'un bachelier scientifique et technique, même avec un bac avec mention assez bien, est mieux loti que le bachelier littéraire. Car il a suffisamment d'opportunités de voir se réaliser ses choix d'études pourvu qu'il ait auparavant évalué ses chances en participant efficacement à la construction de son parcours. Un excellent scientifique, par contre, peut postuler aux classes préparatoires aux grandes écoles d'ingénieurs pour une option maths-physique ou physique et sciences de l'ingénieur. Plusieurs lycées marocains et étrangers, en France notamment, pour ceux qui sont tentés par ce choix, les proposent. Pour ces excellents scientifiques, il y a aussi les facultés de médecine ou de chirurgie dentaire. Pour un technicien, l'orientation vers la filière Commerce et gestion/Economie, finances, comptabilité/marketing/ audit, l'Institut supérieur de commerce et d'administration de l'entreprise (ISCAE) ou l'Ecole nationale de commerce et de gestion (ENCG) sont de bien meilleurs parcours. Toutes ces branches forment des cadres dont le marché du travail est encore friand.
Pour les littéraires, l'éventail n'est pas aussi large, mais les perspectives ne sont pas aussi sombres. Le Maroc a besoin de profils pointus en hôtellerie, en tourisme, en journalisme, en communication, de bons juristes spécialisés en droit des affaires. Mais la formation technique, à elle seule, ne suffit pas. En tous les cas, le choix pose un sérieux problème aux lycéens et à leurs parents. Le jour du choix, ils se trouvent perdus. Les forums exposent instituts et écoles supérieurs. Mais ils ne répondent pas, réellement, à leurs interrogations. Le ministère de l'Education nationale doit s'impliquer davantage. Le grand nombre des licenciés chômeurs n'est, en fait, que le résultat d'un mauvais choix de cursus scolaire.


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