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Traitement et réutilisation des eaux usées de Marrakech : Une infrastructure novatrice au service du développement durable
Publié dans Albayane le 02 - 01 - 2012

SM le Roi Mohammed VI a procédé, jeudi à Marrakech, à l'inauguration du projet de traitement et de réutilisation des eaux usées de la ville, réalisé pour un investissement global de plus de 1,23 milliard de dirhams (MMDH). Après avoir dévoilé la plaque commémorative et coupé le ruban symbolique, le Souverain a effectué une tournée à travers les différentes structures et dépendances de ce projet pilote qui contribuera au développement urbanistique et touristique de la Cité ocre à travers notamment le traitement de la quasi-totalité des eaux usées de la ville (120.000 m3/jour), l'élimination des nuisances olfactives, la réduction des émissions de gaz à effet de serre et la préservation des ressources en eau.
Premier du genre au niveau du continent africain, ce projet consiste en la réalisation d'une station d'épuration (17 ha) d'une capacité de traitement de 1.300.000 équivalant-habitant et la mise en place d'un réseau de réutilisation des eaux épurées constitué de cinq stations de pompage et de 80 kilomètres de conduites.
Répondant aux standards internationaux et utilisant les dernières technologies en matière de traitement des eaux usées, la nouvelle station d'épuration de Marrakech adopte un procédé d'épuration dit “à boues activées” suivi d'une filtration et d'une désinfection aux ultra-violets et au chlore. Une formule qui permet de traiter les boues et les odeurs et de produire une eau de niveau “A” selon la classification de l'Organisation Mondiale de la Santé (OMS), réutilisable sans restriction pour l'irrigation et l'arrosage des espaces verts et des parcours de golf programmés dans le cadre des projets touristiques dans la ville. Cette station permettra la production de trente-trois (33) millions de mètres cube d'eau alternative par an, ce qui représente plus de la moitié de la consommation de la Cité ocre. Les eaux usées acheminées jusqu'à la station d'épuration par réseaux d'assainissement font l'objet d'un traitement qui se résume en quatre phases.
La première phase, celle du prétraitement, consiste à faire passer les eaux usées dans une “fosse à bâtards” pour éliminer les déchets solides volumineux, avant qu'elles ne passent à travers un dégrilleur, une sorte de tamis, qui les débarrasse des matières grossières et inertes.
Les eaux sont, dans un second temps, écoulées dans un ouvrage combiné qui permet de récupérer les matières les plus lourdes qui se déposent au fond (dessablage) et les flottants qui sont récupérés en surface (déshuilage). Les bassins sont équipés d'un pont automoteur et de pompes aératrices. Ces pompes installées le long de chaque ouvrage, diffusent de fines bulles d'air qui favorisent la remontée des graisses et corps flottants en surface. La seconde phase, celle de la décantation primaire gravitationnelle, consiste à laisser l'eau au repos durant deux heures et demie dans trois bassins de décantation d'un volume total de 12.000 m3. Les matières en suspension tombent au fond du bassin, elles constituent des boues qui sont évacuées vers la filière de traitement des boues.
Vient ensuite la phase de “traitement secondaire” qui consiste en un traitement biologique des eaux au niveau de quatre bassins d'aération ouverts d'un volume total de 75.000 m3, dans lesquels on injecte de l'air grâce à des diffuseurs d'air.
Ce traitement repose sur l'activité de bactéries qui vont se nourrir des matières organiques encore présentes dans l'eau.
Le rôle de ces bactéries est de transformer naturellement la pollution organique et d'éliminer le carbone, l'azote et le phosphore contenus dans les eaux résiduaires. L'eau est ensuite laissée au repos durant environ neuf heures et demie dans quatre clarificateurs circulaires gravitaires d'un volume total utile de 40.000 m3. L'eau et les boues biologiques s'y séparent par un processus naturel de décantation alors que l'eau claire sort par les goulottes de débordement.
Le traitement tertiaire, quatrième phase de ce processus, se fait en trois étapes : une coagulation floculation suivie d'une filtration rapide dans une batterie de 20 filtres sur lits de sable avant une désinfection à l'ultraviolet. L'eau est chlorée si le besoin se présente.
La station d'épuration de Marrakech est munie d'un laboratoire d'analyse qui mesure différents indicateurs relatifs à la qualité de l'eau avant, pendant et après le traitement. Parallèlement au circuit de traitement, la station d'épuration comporte également une chaine de traitement des boues. Celles-ci passent vingt jours à une température maintenue à 37 degrés Celsius dans quatre digesteurs ayant un volume unitaire utile de 6.000 m3 chacun.
Les boues ainsi digérées produiront 20.000 Nm3 (normaux mètre cube) par jour de biogaz servant à la fois au brassage des boues aux digesteurs, au chauffage des boues et à la production de 30.000 KWh d'énergie électrique par jour, soit 45 pc des besoins d'énergie de la station.
Cette valorisation énergétique du biogaz dénommée cogénération permet également la réduction des émissions des gaz à effet de serre en évitant le rejet de 60.000 tonnes de CO2 par an. L'eau traitée est finalement stockée dans un bassin d'une capacité de 9.000 m3, avant de passer par un circuit de 80 kilomètres de conduites alimenté par cinq stations de pompage.
Ce réseau permettra d'acheminer l'eau aux différents points d'usage, notamment la palmeraie de Marrakech (810 ha) bénéficiant de 3 millions de m3 d'eau par an, ainsi que les 19 complexes golfiques qui seront alimentés en 23 millions de m3 d'eau par an.
Ce projet d'envergure à fort impact sanitaire, économique et environnemental traduit l'attention particulière du Souverain pour l'environnement et le développement durable. Il est le fruit d'un partenariat entre la régie autonome de distribution d'eau et d'électricité de Marrakech (RADEEMA, 596 millions de DH), le budget général de l'Etat (150 millions de DH) et des promoteurs touristiques (486 millions de DH).


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