Tafilalet. Le retour de l'eau relance l'espoir agricole    Marché des capitaux. Casablanca à l'heure du grand tournant    Intempéries : l'Education nationale assure la continuité scolaire    Elam Jay signe son retour avec « BAN SHITA NO »    Rencontre de Madrid... La question du Sahara marocain entre dans une phase décisive : vers une mise en œuvre internationale de l'autonomie    Amara : Le chantier de généralisation de la protection sociale, un choix stratégique impulsé par le Roi    José Manuel Albares reçoit Nasser Bourita et Staffan De Mistura à Madrid dans le cadre des consultations sur le Sahara marocain    Guelmim-Oued Noun : plus de 36.000 touristes ont visité la région en 2025    Décarbonation : 70 % des PME marocaines déjà engagées, selon une enquête de la BEI    Le Crédit Agricole du Maroc se mobilise pour soutenir les populations sinistrées impactées par les intempéries    Artisanat : un forum pour valoriser la dynamique d'investissement et d'exportation    Immigration irrégulière : le Royaume-Uni conclut un accord avec la RD Congo    Désarmement nucléaire : Washington réclame des négociations incluant la Chine, Moscou pose ses conditions    Le président chinois attendu à la Maison Blanche fin 2026 (Trump)    Raid sahraouiya 2026 : La rivalité monte d'un cran    CAF : Patrice Motsepe convoque une réunion extraordinaire cette semaine    PSG: Luis Enrique n'écarte pas une possible prolongation au-delà de 2027    Forum parlementaire : Ould Errachid souligne la pertinence du chantier de l'État social    Talbi Alami : La décision d'Akhannouch incarne la démocratie et l'éthique politique    L'Année au Galop    Morocco: Heavy rains and strong winds from Monday to Tuesday    Sahara talks: First official reaction from the Trump Administration    El Houafate: Varias iniciativas de apoyo a las poblaciones afectadas    Sahara - Négociations : Première réaction de l'administration Trump    Un ferry écossais réussit un sauvetage en mer dans les eaux marocaines    SNRT unveils Al Aoula's Ramadan 2026 schedule with diverse programming    Des tombes musulmanes datées d'Al-Andalus découvertes à Estepona    Coupe Davis: Grande prestation du Maroc malgré la défaite face à la Colombie    Ligue des champions (groupe B): L'AS FAR prend une sérieuse option    Athlétisme : Accra hôte des Championnats d'Afrique seniors 2026    Mercato : Youssef En-Nesyri signe à Al-Ittihad    Feyenoord verrouille son jeune talent marocain, Nassim El Harmouz    Approvisionnement en carburants : la tutelle rassure… mais jusqu'à quand ?    Xi Jinping en visite dans un complexe d'innovation en technologies de l'information à Pékin    Présidentielle au Portugal: Large victoire du candidat Antonio José Seguro    Starlink lance ses activités au Sénégal    Mexico: L'ambassade du Royaume se mobilise au service des Marocains du Mexique    Programme d'alphabétisation dans les mosquées : les indemnités pour l'encadrement revues à la hausse    Après Leonardo, la tempête Marta ravive l'inquiétude climatique au Maroc    Inondations : « L'aide psychologique est aussi vitale que l'aide matérielle »    Japon. la victoire électorale de Sanae Takaichi enchante les investisseurs    Revue de presse de ce lundi 9 février 2026    Chaouki : Akhannouch a ancré la culture de l'accomplissement    Contrôle interne : fin du pilotage à l'aveugle dans les ministères ?    CMG achève la quatrième répétition du Gala du Nouvel An chinois 2026    Al Aoula mise sur l'émotion et l'engagement pour Ramadan    Les Afropéennes célèbrent la diversité à Lomé    L'Orchestre Symphonique Royal fait résonner l'âme de Respighi à Casablanca    







Merci d'avoir signalé!
Cette image sera automatiquement bloquée après qu'elle soit signalée par plusieurs personnes.



Tsunami à Java : le système d'alerte n'a pas fonctionné Jocelyn Grange
Publié dans Agadirnet le 19 - 07 - 2006

Quelque 531 personnes ont péri dans l'île principale d'Indonésie, soulignant la faiblesse du système d'alerte élaboré après le terrible séisme de décembre 2004.
ANDRES est un miraculé. Ce touriste hollandais somnolait sur une plage de Pangandaran, la station balnéaire la plus touchée par le tsunami qui a frappé lundi la côte ouest de Java. «J'ai été réveillé par des cris. Je me suis levé et j'ai vu la mer qui s'était retirée sur plusieurs centaines de mètres. Des gens couraient en direction des collines ; je les ai suivis. Quelques minutes plus tard, je me suis retourné et j'ai vu un mur d'eau qui s'abattait sur les côtes.»
Les vagues de deux mètres de haut ont pénétré jusqu'à un kilomètre à l'intérieur des terres. Elles ont pulvérisé plusieurs hôtels très fréquentés en cette saison touristique. Le bilan est lourd : 342 morts, dont une dizaine d'étrangers, 431 blessés et plusieurs centaines de disparus. «Certaines images – telles ce bateau encastré dans un toit ou cette voiture gisant au fond d'une piscine – me rappellent les destructions causées par le raz de marée du 26 décembre 2004», affirme Frank Lavigne, un chercheur français, spécialiste des tsunamis, arrivé rapidement sur les lieux. Selon lui, le tsunami à Java-Ouest n'est pas un «petit tsunami». «Des vagues de deux mètres peuvent être aussi destructrices que des vagues de 10 mètres ; tout dépend de leur vitesse.»
Le centre-ville de Pangandaran témoigne de la violence du choc. Les petites maisons sont entièrement détruites et les murs des bâtiments plus élevés sont éventrés. Les rues sont jonchées de blocs de béton, d'arbres arrachés et de quelques cadavres. Les secours s'activent pour retrouver des survivants sous les décombres. Leurs moyens sont rudimentaires. Ils travaillent avec des tiges de bambous, des pelles ou à mains nues. Les bulldozers de la police indonésienne ont déblayé les routes d'accès à la zone, permettant ainsi aux ambulances de circuler plus rapidement. Les blessés, souvent victimes de fractures, sont évacués vers les hôpitaux mais des mosquées sont aussi réquisitionnées.
Système d'alerte déficient
«Nous manquons de personnels soignants», déplore un imam local. Les Nations unies et les organisations non gouvernementales (ONG), déployés à Yogjakarta après le séisme du 27 mai dernier, attendent le feu vert du gouvernement indonésien pour intervenir. Mais Jakarta affirme que «la situation est presque sous contrôle». La moitié des 50 000 personnes qui s'étaient réfugiées dans les collines seraient déjà redescendues vers le bord de mer. Les rescapés arpentent les ruines de leur maison ou cherchent des membres disparus de leur famille. Les hélicoptères de l'armée indonésienne survolent la région, partant à la découverte d'autres zones sinistrées. Des villages côtiers, plus isolés, pourraient avoir été touchés.
Ce nouveau raz de marée montre que le système d'alerte promis après le tsunami de décembre 2004, qui avait tué 220 000 personnes, aux trois quarts indonésiennes, est encore loin d'être au point. En décembre 2005, une simulation d'alerte au raz de marée a été effectuée au sud de Sumatra. Le système est le suivant : le centre météorologique de Jakarta, qui enregistre tous les séismes de l'archipel, relaye immédiatement l'information par téléphone et par fax au chef de la sécurité civile des régions concernées. En moins de cinq minutes, l'alerte au tsunami est donnée sur les côtes grâce à des sirènes. Mais aucune sirène n'a encore été installée à Java. Le système d'alerte de l'océan Indien, financé par la communauté internationale, n'en est lui aussi qu'à ses balbutiements. Quinze bouées munies de capteurs de pression et une centaine de sismographes doivent être opérationnels en Indonésie d'ici à 2009. Deux capteurs ont déjà été installés au large de Sumatra, mais ils ne fonctionnent pas. «Ils sont en panne et hors de l'eau», a expliqué Edi Prihantoro, un responsable du ministère indonésien des Sciences et des Technologies.


Cliquez ici pour lire l'article depuis sa source.