L'affaire Brahim Ghali s'est invitée au point de presse du gouvernement espagnol, de ce mardi 4 mai. Une journaliste a sollicité un commentaire de la ministre des Finances et porte-parole de l'exécutif sur la colère du ministre marocain des Affaires étrangères, Nasser Bourita, exprimée dans une interview accordée, vendredi 30 avril, à l'agence EFE. Une requête complètement bottée en touche par María Jesús Montero. En revanche, la ministre socialiste a vanté l'«excellence des relations» entre le Maroc et l'Espagne. Elle a aussi abordé furtivement le prochain sommet entre les deux pays mais sans s'aventurer à annoncer une date de sa tenue, soulignant que la réunion qui était prévu en décembre a été reportée pour «des raisons sanitaires». Le point de presse de ce mardi a connu la présence de la première vice-présidente du gouvernement de coalition de gauche, Maria Calvo, mais elle est restée muette sur cette question. Dans l'interview accordée à EFE, Nasser Bourita en réponse à une question sur les conséquences de la crise «Ghali à Logroño» sur l'organisation de la prochaine réunion de haut de niveau entre les deux pays, a exigé du gouvernement espagnol de la «clarté». «Il faut d'abord clarifier les choses», a-t-il ajouté. Une manière indirecte de renvoyer la balle dans le camp de Madrid. Pour rappel, les rencontres prévues les 28 et 29 avril, entre ministres marocains et espagnols ont été annulées.