Le Royaume du Maroc a vécu un autre épisode tout aussi dévastateur. Après la tempête Leonardo, la tempête Marta s'est abattue à son tour sur le pays. Cette succession rapide d'épisodes météorologiques violents ravive une inquiétude croissante : la capacité des territoires et des populations à encaisser des chocs climatiques de plus en plus fréquents. Depuis plusieurs jours, le Nord du pays subit des pluies intenses, des rafales de vent et des crues soudaines, qui ont profondément perturbé le quotidien des habitants. Entre routes impraticables, habitations fragilisées et activités économiques à l'arrêt, la tempête n'est plus un événement exceptionnel, mais une épreuve qui se répète. Les cumuls de pluie annoncés par la Direction générale de la météorologie (DGM), pouvant atteindre 90 mm, et les vents dépassant parfois les 100 km/h, accentuent le sentiment de vulnérabilité, en particulier dans les zones rurales et montagneuses. Par ailleurs, le responsable de la communication à la Direction générale de la météorologie (DGM), Houcine Youaabed, a indiqué le 7 février 2026 que le Royaume demeurait sous l'influence d'une dépression associée à la tempête Marta, alors positionnée à l'ouest du Portugal. Si cette perturbation affecte principalement la péninsule Ibérique par des averses soutenues, elle devait également concerner le Maroc, avec des précipitations modérées à parfois fortes — un scénario effectivement observé au cours du week-end. Un recul progressif de l'instabilité est toutefois attendu à partir de ce mercredi, laissant entrevoir un retour à des conditions météorologiques plus stables en fin de semaine. Lire aussi : Tanger-Tétouan-Al Hoceima : Maintien de la suspension des cours en début de semaine Malgré les perspectives d'une accalmie progressive, les conséquences humaines de ces intempéries demeurent lourdes. Le drame survenu dans la province de Tétouan, où quatre personnes ont perdu la vie après que leur véhicule a été emporté par des crues, samedi 7 février 2026, rappelle l'exposition accrue aux risques des populations vivant à proximité des oueds et des axes routiers secondaires. Les répercussions sociales touchent également le secteur de l'éducation. La suspension prolongée des cours dans plusieurs provinces du nord a été décidée afin de garantir la sécurité des élèves. Par ailleurs, ces catastrophes ont une nouvelle fois mis en lumière l'élan de solidarité du peuple marocain, ainsi que l'engagement de l'Etat. Agissant conformément aux Hautes Instructions Royales, les autorités ont mobilisé l'ensemble de leurs moyens pour porter secours aux populations, assurer leur sauvetage et venir également en aide aux animaux, comme en témoignent les nombreuses vidéos relayées en ligne. À cela s'ajoute une solidarité de proximité, incarnée par l'entraide entre voisins et l'engagement des bénévoles, illustrant avec force l'unité des Marocains.