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La vieillesse au Maroc, récits de vie et de portraits: une étude pointilleuse de la sociologue belge Isabelle Jacquet
Publié dans MAP le 24 - 02 - 2010

Une analyse pointilleuse sur le vieillissement de la population marocaine au regard des récits de vie et des portraits a fait l'objet d'une étude réalisée en 2009 par la sociologue belge Isabelle Jacquet.
-Par shéhérazade Alaoui-
Cette analyse minutieuse faite à partir d'une enquête de terrain a donné lieu à un ouvrage de 200 pages intitulé "La vieillesse au Maroc : récits de vie et portraits ", récemment publié aux éditions universitaires belges "Académia Bruylant ".
Ce livre où rien n'est laissé au hasard a pour objectif, confie l'auteur à la Map, de " proposer un travail de synthèse, de recherche et d'analyse avec l'ambition modeste d'apporter une pierre à la construction de la gérontologie au Maroc. " Mais Isabelle Jacquet a dépassé son objectif académique pour livrer au fil des chapitres tout un canevas de la société marocaine aux plans politique, économique, social et culturel.
Séjournant entre 2001 et 2006 dans le pays, dans le cadre du partenariat entre le Maroc et la Communauté française de Belgique, la sociologue émérite a d'abord dirigé des séminaires " sur le genre " dans les universités de Kénitra et de Rabat pour se pencher ensuite sur le processus du vieillissement dans le milieu urbain marocain.
Dans son analyse, la sociologue diplômée des universités de Liège et de Paris V et auteur de plusieurs ouvrages, a procédé à des interviews d'hommes et de femmes de différentes catégories sociales, utilisé des méthodes d'approche et scruté la littérature scientifique marocaine d'expression française ainsi que les œuvres romanesques sur la thématique choisie.
Même si en ce début du 21ème siècle, le processus du vieillissement au Maroc est encore peu visible et statistiquement très peu signifiant, l'auteur fait part de son intérêt à étudier le processus en cours.
Pour atteindre son but et contribuer à pallier la carence des ouvrages traitant de cette question, la sociologue a utilisé plusieurs outils d'investigation et opté pour les récits de vie, car dit-elle, "le récit de vie permet l'approche en intériorité" et met en évidence des parcours singuliers qui sont autant d'invitations à se garder des généralisations hâtives.
Evoquant dans un premier temps, la distinction entre gériatrie et gérontologie disciplines récentes, l'auteur se réfère aux théories les plus connues, celles sur la modernisation de Burgess et Cowgill et définit la vieillesse selon les critères incontournables de "l'âge chronologique " qu'elle considère comme inadapté dans le cas du Maroc, de " la capacité physique de travail ", de " la dépendance " et de l'aspect extérieur.
Faisant de son ouvrage une monographie intéressante à plus d'un titre aussi bien pour le chercheur que le lecteur profane, la sociologue utilise l'originalité pertinente de faire des parallélismes entre "vieillesse à la pauvreté" "vieillesse et richesse" et de distinguer surtout la vieillesse masculine de la vieillesse féminine.
Au Maroc, relève-t-elle, "dans le cadre d'une recherche sur le vieillissement on ne peut parler de la vieillesse sans faire la distinction entre la vieillesse des femmes et la vieillesse des hommes".
S'interrogeant sur l'existence de la vieillesse comme une catégorie sociale distincte, l'auteur constate qu'aucun "groupe social n'a la cohésion ni l'importance de la famille. C'est à la famille que l'on s'identifie d'abord et avant tout et à tout âge de la vie". Certes, le concept de la famille comme noyau dur de la solidarité sociale est permanent dans l'étude qui se penche à cette occasion à recenser le nombre et évoquer l'importance des maisons de retraites et de bienfaisance.
Le cheminement tracé par la sociologue est tout compte fait un miroir de la condition humaine marocaine qui remonte de 1935 jusqu'à l'époque actuelle pour faire la lumière sur les comportements et les modes de pensée culturels dominants.
Les réalités, écrit-elle, sont vécues différemment "selon que l'on est homme ou femme", que "l'on est pauvre ou riche". Et, la vieillesse ainsi plurielle et multiforme est aussi culturelle puisque "c'est dans l'œil de l'autre que l'on est vieux".
Dans cet observatoire sur le genre humain où la transition démocratique, la révolution tranquille du code de la famille et les réformes amorcées par l'INDH sont citées pour affirmer leur impact sur le développement du pays, la sociologue prend le pouls de la société marocaine et s'attarde sur le vécu de la vieillesse, celle d'hier et d'aujourd'hui.
Il s'agit, indique l'auteur, d'avoir à travers la narration, la lecture et l'observation, "une compréhension globale de la vieillesse" au Maroc et des différentes attitudes car généralement, conclut-elle, "une société est connue par la manière dont elle appréhende sa vieillesse".


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