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1ère étude panafricaine commandée par le Comité de pilotage de la COP22 : Huit jeunes africains sur dix considèrent que les changements climatiques impactent négativement leur vie
Publié dans L'opinion le 22 - 12 - 2016

Huit jeunes africains sur dix considèrent que les changements climatiques impactent négativement leur vie, selon la première étude panafricaine commandée par le Comité de pilotage de la 22ème Conférence des parties à la Convention-cadre des Nations unies sur les changements climatiques (COP22).
D'après cette étude conduite auprès des "millennials", jeunes nés dans les décennies 1980 à 2000, issus de 19 pays africains, il ressort que 86% de ces jeunes s'estiment impactés directement par le changement climatique et constatent chaque jours ses effets, indique un communiqué du Comité de pilotage.
L'étude montre également que 73% des millennials considèrent que l'accès à l'eau est l'initiative la plus pertinente pour lutter contre le réchauffement climatique, tandis que 71% d'entre eux estiment que c'est le développement des énergies renouvelables qui serait la bonne solution pour lutter contre ce fléau.
Il ressort en outre de cette étude que 69% de ces jeunes veulent contribuer à la lutte contre le réchauffement climatique et considèrent que c'est notamment en triant les déchets qu'ils peuvent y parvenir, alors que plus de la moitié d'entre eux (53%) reprochent aux gouvernements de ne pas lutter assez contre ses conséquences, poursuit la même source.
Cette étude se décline en plusieurs axes à savoir "l'Afrique première victime du réchauffement climatique", "les gouvernements doivent passer à l'action", "le développement des énergies renouvelables et un accès généralisé à l'eau : des initiatives clés pour l'Afrique", "garantir les financements pour assurer l'avenir des millennials", "les millennials, acteurs de la lutte contre les changements climatiques" et "les écoles et universités ne remplissent pas leur rôle d'information sur le climat".
Réalisée du 7 au 16 novembre 2016 dans 19 pays africains (Algérie, Angola, Cameroun, République Démocratique du Congo, Égypte, Éthiopie, Ghana, Côte d'Ivoire, Kenya, Malawi, Mozambique, Nigeria, République du Congo, Rwanda, Afrique du Sud, Tanzanie, Zambie et Zimbabwe, outre le Maroc), cette étude a été effectuée à travers un questionnaire (7 questions) en ligne ou via téléphone mobile .
Pour 76% des jeunes africains, les gouvernements doivent agir contre le réchauffement climatique
Près de 76% des jeunes africains nés dans les décennies 1980 à 2000 estiment que les gouvernements doivent en premier lieu agir contre le réchauffement climatique, fait ressortir une étude panafricaine sur le réchauffement climatique conduite auprès de ces jeunes issus de 19 pays africains sur commande du comité de pilotage de la COP22.
Cinquante-trois des jeunes africains reprochent au gouvernements de ne pas en faire assez pour lutter contre ce phénomène, d'après cette étude.
Pour 75% de ces jeunes, les alternatives se trouvent au niveau supranational par l'action de l'Union Africaine, et plus généralement des organisations internationales (73%), et au niveau infranational grâce aux acteurs privés (69%) et aux Organisations Non Gouvernementales (68%), relève l'étude dont les résultats ont été présentés dans un communiqué du Comité de Pilotage de la COP22.
Cité par le communiqué, le président de la COP22, Salaheddine Mezouar, s'est félicité que la COP22 ait été marquée par "trois moments politiques d'une extrême importance, la tenue de la première réunion des Parties à l'Accord de Paris (CMA1), le sommet des chefs d'État, le 15 novembre, et celui des pays africains, le lendemain", pour mener la lutte contre le changement climatique.
Conscient qu'aucun pays ne peut lutter seul contre le réchauffement climatique, et que l'Afrique, responsable de seulement 4% des émissions de gaz à effet de serre, est le continent le plus touché par ses conséquences, le Maroc a en effet organisé, le 16 novembre, à l ́occasion de la COP22 le premier Sommet africain de l'action en faveur d'une co-émergence continentale, rappelle le communiqué.
Les Etats africains ont à cette occasion réaffirmé leur volonté d'œuvrer collectivement et solidairement pour une Afrique résiliente au changement climatique et leur ambition de construire un modèle de développement inclusif et durable préservant les intérêts des générations futures.
Ils se sont ainsi engagé à consolider leurs engagements en matière de lutte contre les effets du changement climatique, et à accélérer la réalisation des initiatives déjà identifiées ou lancées en s'appuyant sur leurs ressources mais également en mobilisant entreprises et acteurs non étatiques.
Cette étude a été réalisée du 7 au 16 novembre 2016 dans 19 pays d'Afrique: Algérie, Angola, Cameroun, République Démocratique du Congo, Égypte, Éthiopie, Ghana, Côte d ́Ivoire, Kenya, Malawi, Maroc, Mozambique, Nigeria, République du Congo, Rwanda, Afrique du Sud, Tanzanie, Zambie et Zimbabwe.
Le développement des énergies renouvelables, une priorité pour 94% des jeunes africains
Neuf jeunes africains sur dix (94%) estiment qu'il est de rigueur de développer les énergies renouvelables en vue d'en faire la première source d'énergie en Afrique, continent particulièrement vulnérable au dérèglement climatique, selon une étude sur le réchauffement climatique, réalisée sur commande du Comité de pilotage de la COP22.
L'étude évoque ainsi l'expérience marocaine en matière énergétique, rappelant que le Royaume a entamé des chantiers qui lui permettront, à terme, d'augmenter la part des énergies renouvelables à 42 pc et améliorer l'efficacité énergétique de 12 pc d'ici à 2020. En 2030, ajoute-on, la part de l'énergie électrique produite à base d'énergies renouvelables devrait s'établir à 52 pc.
De même, cette étude révèle que, de l'avis de 92 pc des millennials (jeunes nés dans les décennies 1980 à 2000) issus de 19 pays africains, la lutte pour le climat passe également par un accès à une eau propre à la consommation.
L'étude précise, dans ce sens, que le lancement de l'appel "Water for Africa" à l'occasion de la Conférence internationale sur l'Eau et le Climat (11-12 juillet derniers à Rabat) constitue une première étape dans cette entreprise.
Elle attire en effet l'attention sur la nécessité et l'engagement réel de la communauté africaine à se mobiliser pour répondre à l'urgence des problématiques posées par l'eau sur le continent et leur relation avec le changement climatique.
Selon l'étude, 86 pc des jeunes interrogés constatent des pluies imprévisibles plus fréquentes, 79 pc signalent l'augmentation des maladies des cultures et du bétail, 77 pc évoquent l'avancée de la désertification tandis que 73 pc ont remarqué la multiplication des incendies forestiers.
Ces conséquences, prévient l'étude, ont un impact sur l'agriculture et la sécurité alimentaire, d'autant plus que l'Afrique va devoir tripler sa production agricole d'ici à 2050 pour subvenir aux besoins d'une population qui aura doublé, d'où l'importance de l'initiative pour l'Adaptation de l'Agriculture en Afrique (AAA), impulsée par le Maroc.
Cette initiative a vocation à garantir le financement de l'adaptation de l'agriculture africaine et à augmenter la productivité agricole sur le continent en captant 30% du plan d'investissement prévu à partir de 2020 pour l'adaptation des pays en voie de développement. Cela représente 30 milliards de dollars par an pour le développement de l'Afrique.
Réalisée du 7 au 16 novembre 2016, cette étude a couvert 19 pays africains, à savoir: Maroc, Angola, Cameroun, République Démocratique du Congo, Égypte, Éthiopie, Ghana, Côte d'Ivoire, Kenya, Malawi, Algérie, Mozambique, Nigeria, République du Congo, Rwanda, Afrique du Sud, Tanzanie, Zambie et Zimbabwe.


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