Le DG de l'OIT salue l'adoption de la loi sur la grève au Maroc    A Rabat, le président du Parlement andin soutient la souveraineté du Maroc    Le président mauritanien reçoit Staffan de Mistura    Trois milliardaires marocains figurent dans le classement Forbes 2025    Bassin de Sebou: un taux de remplissage des barrages de près de 52%    Aéroports marocains : Objectif 80 millions de passagers d'ici 2030    Sahel : L'armée malienne répond à l'abattage de son drone Akinci    L'Algérie, parrain d'un Sahel instable, entre soutien au terrorisme et quête de puissance régionale    Droits de douane: Trump annonce 34% contre la Chine, 20% contre l'UE et 10% GB    Coupe du Roi: le FC Barcelone élimine l'Atlético Madrid et rejoint le Real en finale    Coupe de la CAF : la RS Berkane ramène une précieuse victoire d'Abidjan    CAN U17/ Ce mercredi, jour off: Résultats et classements (J1)    Basket / BAL (Conférence Kalahari - Rabat) : Programme de la compétition    Akdital adquiere dos establecimientos de salud en El Aaiún    Sáhara: La UE evita condenar la expulsión de periodistas españoles por parte de Marruecos    Sáhara : El presidente mauritano recibe a De Mistura    Le conseil de la concurrence autorise l'acquisition par le Groupe AKDITAL de deux établissements de Santé à Laayoune    Will Smith et Kid Cudi à l'affiche du 20è Festival "Mawazine - Rythmes du Monde"    Zineb Hattab : première cheffe végane étoilée en Suisse    Avril diplomatique : Quand la France préside, le Maroc s'impose    Lancement d'un vol direct Agadir-Amsterdam    Le groupement « Boluda Towage-Marsa Maroc » désigné pour assurer les activités de remorquage et d'assistance à Nador West Med    Températures prévues pour le jeudi 03 avril 2025    Genomia MDATA et la Fondation Mohammed VI des Sciences et de la Santé : une alliance au profit de la médecine de précision en Afrique    Foot: Double confrontation amicale entre la sélection nationale féminine U17 et son homologue kényane les 4 et 7 avril    Sortie du trésor à l'international : le Maroc émet un emprunt obligataire de 2 milliards d'euros    Abderrahman Boukhaffa décoré par le Roi Charles III pour ses contributions à la diversité linguistique au Canada    Rabat: Mehdi Qotbi reçoit une délégation du parlement andin    Al Barid Bank signe une année 2024 remarquable    Dislog Group prend 70 % d'Afrobiomedic et développe son pôle santé    Ghita Triki : "Résonance chromatique s'inscrit dans les programmes de visibilisation des cultures du Maroc et d'Afrique"    Installation de Mohammed El Habib Belkouch, Délégué interministériel aux Droits de l'Homme    Thiago Pitarch, la pépite du Real Madrid convoitée par le Maroc et l'Espagne    Aziz Akhannouch, troisième fortune du Maroc après Benjelloun et Sefrioui (Forbes)    Zagora : Deux soldats tués lors d'une collision et un blessé    1/4 Finale. LDC/Refus d'accès des supporters au stade : L'AS FAR explique et informe !    Charles Thépaut, expert de la région MENA et de la lutte contre la désinformation au Quai d'Orsay, nommé premier conseiller à l'ambassade de France au Maroc    Washington annonce la nomination de Massad Boulos comme conseiller principal pour l'Afrique    Ligue 1 : Hakimi et Ben Seghir nommés au prix Marc-Vivien Foé    Le temps qu'il fera ce mercredi 2 avril 2025    CHU Ibn Rochd: les futurs dentistes poursuivent leur boycott des stages    Milan : Hicham Lahlou, membre du jury du Salone Satellite Award 2025    La Dolce Vita à Mogador : Le Cinéma Italien à l'honneur à Essaouira du 23 au 26 Avril 2025    Pardon et réconciliation au Niger, libération d'anciens hauts responsables politiques et militaires    Gabon. La campagne pour la présidentielle est ouverte    L'Alliance des Etats du Sahel établit un droit de douane commun    Somalie. Les Etats-Unis ont le contrôle exclusif des bases aériennes et des ports.    Un Festival pour promouvoir la cuisine ivoirienne    







Merci d'avoir signalé!
Cette image sera automatiquement bloquée après qu'elle soit signalée par plusieurs personnes.



Prévisions économiques du FMI concernant le Maroc : Aggravation du taux de chômage, hausse des prix et faible taux de croissance
Publié dans L'opinion le 07 - 10 - 2016

Le rideau se lève demain, 7 octobre, à Washington sur les travaux de l'Assemblée annuelle du Fonds Monétaire International (FMI) et de la Banque mondiale.
Cette rencontre annuelle intervient dans un contexte où l'économie mondiale s'enlise dans le marasme. Chiffres du FMI à l'appui, la croissance de l'économie mondiale ne devrait croître que de 3,1 % cette année, puis de 3,4 % en 2017.
Six ans après la crise, l'économie mondiale est encore malade. La reprise se fait en dent de scie, la croissance est trop faible depuis trop longtemps, et ses bénéfices touchent trop peu de monde, explique le FMI qui vient de présenter ses perspectives économiques à l'occasion de sa réunion annuelle avec la Banque mondiale, qui prendra fin le 9 octobre.
En effet, le PIB mondial, après avoir gagné 3,2% en 2015, devrait décélérer à 3,1% cette année avant de s'affermir en 2017 (+3,4%) comme prévu il y a trois mois, indique le FMI dans ses nouvelles projections économiques.Ce statu quo reflète la "fragilité" persistante de l'économie mondiale, minée par les risques de stagnation des pays industrialisés, la délicate transition chinoise et les tensions géopolitiques, explique le FMI.
Principal moteur de l'économie mondiale, les Etats-Unis vont avoir ainsi un faible taux de croissance du PIB de
1,6% cette année, et de 2,2% l'an prochain.
Mais c'est avant tout la montée en puissance du protectionnisme qui inquiète le FMI, puisque le candidat républicain à la Maison Blanche Donald Trump veut rétablir des droits de douane et tire à vue sur le libre-échange.
"Les pressions croissantes vers des mesures de repli constituent une menace exceptionnelle pour la croissance mondiale", résume le FMI au moment où certaines locomotives économiques peinent à retrouver leur souffle.
Pour la Chine, son économie devrait, par contre, bondir de 6,6% cette année mais le FMI s'inquiète de l'explosion de la dette des entreprises.
S'agissant de la zone euro, le FMI estime que la croissance pourrait, à moyen terme, être entravée par "une démographie défavorable", la dette, le taux de chômage et dans certains cas le secteur bancaire détérioré, ainsi que par "des contraintes structurelles profondément enracinées".
La plupart des 19 pays de la zone euro devraient enregistrer un ralentissement de leur croissance à 1,7% en 2016 et 1,5% en 2017 (1,7 % pour la France, 3,1 % pour l'Espagne, 1,8 % pour le Royaume-Uni, 1,7 % pour l'Allemagne, 3,3 % pour la Turquie), et ce, malgré un pétrole bon marché et une politique accommodante de la Banque Centrale Européenne (BCE), prévoit le FMI.
S'agissant de la région MENA (Moyen-Orient et Afrique du Nord), l'Iraq, malgré ses problèmes, doit présenter la plus importante croissance économique de la région avec un taux de 10,3 % prévu cette année.
Pour le Maroc, le FMI prévoit une croissance de 4,8 % pour l'année 2017, après un taux de croissance de 1,8% pour l'année en cours, une hausse de 1,3% environ du prix à la consommation en 2016 et un taux de chômage de 10,2% cette même année puis de 10,1 % en 2017.
A rappeler dans ce sens que le gouvernement table, dans le cadre du projet de loi de Finances 2017, adopté le 4 octobre par son conseil, sur un taux de 4,5%. Quant à la banque centrale, elle pronostique des taux de croissance de 1,4% et 4% en 2016 et 2017 respectivement. Cette prévision est basée sur une croissance non agricole qui s'accélérerait de 3,2% et sur une campagne agricole normale qui ferait booster la valeur ajoutée agricole de 10%.
Le Haut-Commissariat au Plan (HCP) est, par contre, plus pessimiste que le gouvernement et Bank Al-Maghrib, puisqu'il prévoit une croissance économique de seulement 3,5% en 2017, sous l'hypothèse, entre autres, d'une production céréalière moyenne durant la campagne 2016/2017.
Globalement, pour les cinq pays du Maghreb (Maroc, Algérie, Tunisie, Lybie et Mauritanie), le FMI estime que la croissance globale serait de 3,2 % pour l'année en cours et l'année prochaine. Un taux qui aurait pu augmenter de 2 % à 3 % par pays si les pays s'intègrent entre-eux, souligne-t-on.
Touchée de plein fouet par la chute des cours des matières premières, l'Afrique sub-saharienne ne devrait, elle, plus croître que de 1,4% cette année, soit le rythme le plus lent depuis 24 ans.


Cliquez ici pour lire l'article depuis sa source.