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Que fleurissent un million de classes dans des containers connectés !
Publié dans L'opinion le 29 - 09 - 2015

Il y a à peine six ans, un projet volontariste risquait de bouleverser la cartographie des écoles, ou «carte scolaire », au Maroc, particulièrement dans ses campagnes, ses contrées enclavées et ses zones suburbaines sous équipées. Il s'agissait de prendre exemple sur nombre d'universités et établissements scolaires d'Andalousie pour recycler des containers maritimes de marchandises en structures aménagées et assemblées à des fins de servir comme salles de classe, salles de sport scolaire, salles d'informatique, salles de lecture et bibliothèques scolaires, espace d'activités parascolaires ou culturelles (musique, théâtre, danse...) etc.
Des responsables de l'éducation nationale de chez nous ont même pu visiter une université à Malaga où ils firent le tour d'un
complexe de containers retravaillés par des architectes pour les besoins de cette université...Par un harmonieux assemblage et un ingénieux agencement et montage, il y avait des salles/containers servant d'espaces équipés en postes de travail connectés et équipés en ordinateurs et PAO complète. Des espaces réunissant la superficie de deux ou trois containers et qui se prêtent à des répétitions de musique, de théâtre, de danse, d'arts martiaux. D'autres containers aménagés en deux ou trois étages pour servir de bureaux d'administration, d'ateliers de graphisme, de reprographie. Tout cela, avec aménagement des commodités nécessaires : salles d'eau, kitchenette, débarras...
Structures, modulables, alimentés en énergie (solaire souvent) et connectées au Net.
Détrompez-vous, ces « cubes » n'avaient plus l'allure de « tôles » ou de caissons de ferraille, des peintres et designers les avaient rendus colorés et décorés comme le seraient des bâtisses en dur mariant harmonie, élégance, lumière, aération, climatisation et utilité pratique. Qui plus est, ils sont plus durs que le dur et, à fortiori, plus résistants aux intempéries et à l'érosion du temps que les modulables en préfabriqué que certaines organisations internationales nous avaient aidé, dans les années soixante, à planter dans certaines de nos contrées comme dispensaires (ruraux ou suburbains) ou écoles (parfois même dans nos villes). Leur acier, spécialement choisi et traité à l'origine contre les éléments naturels des mers et des océans, ainsi que leur peinture « marine » antirouille, en font des « bâtisses » quasi pérennes, sans tracas périodiques de réparation ou de restauration. Sauf que leur coût, à la base, est renversant : on peut récupérer des containers, abandonnés ou bradés dans tous les ports du monde et dans leurs entrepôts, pour la somme de 2500 euros pièce...surtout, et peut être pour moins cher, en Chine, pays qui inonde la terre et les mers de containers (plus d'un million fabriqués par an !).
Il faut savoir que ce recyclage « civil » du container en logements ou ateliers a été lancé il y a plus de 30 ans par des communautés d'artistes en Angleterre, aux Pays-Bas, en Espagne, ou par des communautés marginalisées dans certains pays latino-américains (Argentine notamment).
Dans la ville française, le Havre, tout un campus de logements universitaires a été implanté grâce à ce recours au container maritime. Nombre d'entreprises offrent, y compris sur le net, de vous construire ainsi votre logement en containers : 4 à 5 mois pour les travaux d'assemblage et d'aménagement et une seule journée pour l'installer sur votre terrain ou site et faire les raccordements nécessaires (eau, électricité...). C'est de plus en plus dans l'air du temps et, sensibilité écologique aidant, ces logements fleurissent partout en Europe et ailleurs. Mais, si le container peut plaire aux amateurs d'un logement, pas cher, vite construit, modulable à souhait, perméable à toutes les exigences de l'écologie (« Eco-logement »), il s'avère qu'il est une aubaine conséquente pour résorber des déficits de logements et de structures sociales qui sont critiques pour le développement, comme l'école (ou le dispensaire de santé...) dans les pays en lutte contre de tels déficits de développement durable. De plus, cet ingénieux environnement, maîtrisable de tout point de vue, même du point de vue de son coût, ne déroge pas à des impératifs minima d'esthétique, de modernité et de beauté. Jugez-en vous-même en cliquant sur ces links (Ctrl clic) : (https://www.youtube.com/watch?v=ResiR9GPus4) ; (https://www.youtube.com/watch?v=KpraG-y1_aM) ; (http://www.oxymontage.com/fr/realisations).
Si le recours au container modulable permet de joindre l'utile à l'agréable, il permet donc aussi de réagir à l'urgent et le déficitaire, qui plus est, vite et à moindre coût...Urgent, vite et pas cher : voilà le triptyque formant le bout de tunnel de salut pour notre école qui agonise. Et tant pis pour la horde de promoteurs qui broutent mortier et appels d'offres scribouillés au gré d'appétits mortifères pour l'avancée de la dignité de nos enfants et de notre pays sur la voie de la connaissance et de la création !


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