Chambre des conseillers: Séance plénière mercredi pour la discussion du bilan de l'action gouvernementale    Des diplomates africains s'informent de la dynamique de développement à Dakhla    Dialogue social : premier round de discussions    L'Espagne nomme trois nouveaux consuls généraux au Maroc    Le Maroc consolide son rôle d'acteur clé dans le soutien à la stabilité politique en Afrique    Dialogue social : la CDT dénonce des promesses non tenues du gouvernement    Le Conseil de sécurité de l'ONU avance le débat sur le dossier du Sahara    Pour l'UE, le Maroc demeure "un partenaire proche, fiable et stratégique"    Moral des ménages marocains : Un bond spectaculaire de la confiance début 2026    Cap compétences 2030 : ce que le rapport de la BAD change concrètement pour les entreprises marocaines    SIAM 2026 : Kia Maroc accélère sur tous les terrains, de l'agricole à l'électrique    SIAM 2026 : Centrale Danone s'engage pour la résilience de la production animale    SIAM : la souveraineté alimentaire au cœur de la 18e édition    La Bourse de Casablanca termine en baisse    Grand Stade Hassan II : Les travaux d'électricité confiés au duo CMS-EM Energie    Travaux LGV : L'ONCF adapte la desserte ferroviaire de Marrakech    L'Iran met en doute le "sérieux" des Etats-Unis dans le processus diplomatique    Congo. Démission du gouvernement    Conception du Stade de Nador: L'architecte Noureddine El Kenfaoui aux commandes    Coupes africaines: L'AS FAR en finale pour écrire l'histoire, première participation réussie de l'OCS    Casablanca lance la saison mondiale junior de surf avec le Morocco Mall Junior Pro 2026    RabatRun 2026 : un week-end sportif grandeur nature et une course pensée pour tous les niveaux    Averses orageuses et temps chaud ce lundi dans plusieurs provinces    La Semaine mondiale de la vaccination célébrée du 20 au 24 avril au Maroc    L'UEMF au cœur du partenariat stratégique Maroc-Union européenne à l'occasion de la visite de Mme Kaja Kallas    Environnement : Marrakech lance une campagne verte à grande échelle    Master en sciences et technologies : un nouveau cadre national pour harmoniser les formations    Festivals : Jazzablanca et Tanjazz en voie de changer de mains?    Auto-Moto Morocco Fashion Week, une alliance d'exception défile plein phare    Le photographe marocain Charaf Lahib lauréat de la bourse AFAC pour son projet « Quand passent les hirondelles »    Kenya : le festival Blankets & Wine dévoile son programme 2026    Oumou Sy : création, traditions et modernité    Coupe de la CAF : l'Olympic de Safi ne verra pas la finale    Abdessamad Ezzalzouli captive l'Europe : le Betis fixe ses exigences financières    Trois morts et sept blessés dans une collision mortelle entre deux taxis à Chichaoua    «Lilya and Rayane», the 100% Moroccan animated series on TV5MONDE+    Ryanair flight to Marrakech leaves France without 192 passengers    «Lilya et Rayane», la série d'animation 100% marocaine sur TV5MONDE+    Casablanca : Amine Boudchar repense le concert orchestral avec une création immersive    OM : Ugo Lamare El Kadmiri lance sa carrière en Ligue 1    Arabie Saoudite : Hervé Renard évincé, un marocain pour le remplacer ?    La Turquie accuse Israël de vouloir créer un "fait accompli" au Liban    Pyongyang tire plusieurs missiles balistiques de courte portée    Etats-Unis : Une délégation marocaine de haut niveau reçue par le secrétaire à la Défense    Vers un leadership continental... le Maroc parmi les pays africains les plus avancés dans les technologies spatiales    L'actrice franco-marocaine Nadia Farès décède à 57 ans à Paris    Casablanca : le navire-école indien INS Sudarshini en escale pour renforcer la coopération navale    Selon Trump, l'Iran accepte de "ne plus jamais fermer le détroit d'Ormuz"    







Merci d'avoir signalé!
Cette image sera automatiquement bloquée après qu'elle soit signalée par plusieurs personnes.



Rapport 2013 de l'OIM sur l'état de la migration dans le monde: Comment les migrants évaluent leur bien-être
Publié dans L'opinion le 05 - 10 - 2013

L'Organisation internationale pour les migrations (OIM) à Genève lance son Rapport Etat de la migration dans le monde 2013 : Le bien-être des migrants et le développement, qui brosse pour la première fois un tableau d'ensemble du bien-être des migrants.
S'appuyant sur les constatations d'une enquête mondiale menée par Gallup auprès de plus de 25 000 migrants dans plus de 150 pays, le Rapport jette une lumière nouvelle sur les conditions dans lesquelles vivent réellement les migrants dans le monde d'aujourd'hui, qu'ils aient migré vers ou entre des pays riches du Nord, ou vers ou entre des pays plus pauvres du Sud.
L'ouvrage tente de répondre à diverses questions : En quoi la migration améliore-t-elle ou non les conditions de vie ? Dans quelle mesure les migrants sont-ils satisfaits de leur vie par rapport à la population locale ? Leur est-il plus difficile de trouver un emploi ou de démarrer une affaire ? Ont-ils plus de risque de tomber malade ? Avec ce Rapport, une occasion unique est offerte aux migrants de raconter leur histoire.
Selon la Déclaration du Millénaire des Nations Unies, l'amélioration du bien-être de la personne est l'un des principaux objectifs du développement. Cependant, celui-ci est souvent mesuré avant tout à l'aide d'indicateurs économiques tels que le PNB.
De même, la contribution des migrants au développement est, elle aussi, mesurée avant tout sous l'angle des fonds rapatriés au pays plutôt qu'en fonction des répercussions de la migration sur leur vie.
L'édition 2013 du Rapport Etat de la migration dans le monde adopte une approche différente, axée sur six dimensions essentielles du bien-être, pour brosser un tableau unique en son genre des gains et pertes liés à la migration et des conséquences pour le développement humain.
« Il est indispensable d'envisager la migration et le développement de manière plus globale », estime le Directeur général de l'OIM, William Lacy Swing. « Contrairement à une opinion largement répandue, la migration n'est pas simplement un phénomène Sud-Nord. De fait, moins de la moitié des migrants dans le monde quittent un pays en développement pour se rendre dans un pays développé ».
Les données inédites présentées dans le Rapport font apparaître que les adultes qui migrent du Sud vers le Nord ne représentent que 40 % de l'ensemble des migrants dans le monde. Environ 33 % des migrants se déplacent selon un axe Sud-Sud, et 22 % selon un axe Nord-Nord, tandis que 5 % vont du Nord vers le Sud.
Dans l'ensemble, la migration améliore le bien-être, surtout de ceux qui migrent dans un pays du Nord. Cependant, contrairement à ce qu'on pourrait croire, ce sont les migrants Nord-Nord (qui se rendent d'un pays à revenu élevé dans un autre pays à revenu élevé), et non pas les migrants Sud-Nord, qui font état des gains les plus importants. Hors du contexte Nord-Nord, les migrants ont moins de chance que la population née dans le pays d'être satisfaits de leur vie.
L'expérience des migrants Nord-Sud est plus contrastée. Si le cadre de vie plutôt meilleur marché leur permet généralement de profiter davantage de leur argent, ils ont néanmoins tendance à avoir une vie sociale plus réduite, et risquent davantage de n'avoir personne sur qui compter en cas de besoin.
L'appréciation que donnent les migrants Sud-Nord de leur vie est la même, voire légèrement moins bonne, que celle des personnes dans leur pays d'origine ayant un profil comparable.
La migration Sud-Sud, entre pays à revenu faible ou intermédiaire, est essentiellement motivée par la survie et n'apporte guère d'améliorations, laissant souvent les migrants aux prises avec les mêmes difficultés que les personnes nées dans le pays.
De fait, les conditions de vie des migrants au Sud sont souvent les mêmes, voire pires que celles qu'ils connaîtraient s'ils n'avaient pas migré. Beaucoup disent qu'ils vivent moins bien, ont du mal à se loger convenablement, et s'estiment en mauvaise santé. Une majorité d'entre eux a également tendance à envisager l'avenir avec pessimisme.
Le Rapport livre en outre un certain nombre d'informations inédites sur le lien entre la migration et le développement. L'on apprend ainsi que, si deux tiers environ des migrants internationaux sont originaires du Sud, ce sont les ressortissants des pays du Nord qui tendent le plus à migrer.
En effet, les émigrants représentent entre 3,6 % et 5,2 % de la population du Nord, alors qu'au Sud, ils constituent environ 3 % de la population.
Cette constatation dément l'opinion largement répandue selon laquelle la migration est motivée par l'absence de développement, et qu'elle est amenée à diminuer à mesure que se développe un pays.
En outre, les constatations du Rapport portent à croire que seule une minorité de migrants rapatrient des fonds dans leur pays d'origine. En effet, seulement 8 % des migrants adultes au Sud et 27 % au Nord déclarent envoyer une « aide financière » à des proches vivant dans un autre pays.
Le Rapport dénonce une autre idée erronée, qui concerne le taux de chômage parmi les migrants. Globalement, celui-ci se situe à environ 13 %, contre 8 % pour la population née dans le pays.
Il apparaît que plus de sept millions de migrants se déplacent du Nord vers le Sud. Ce sont, par exemple, des ressortissants des Etats-Unis qui se rendent au Mexique et en Afrique du Sud, ou encore des Allemands qui s'installent en Turquie et des Portugais au Brésil. Il s'agit là, apparemment, d'une tendance émergente qui incite à repenser d'anciennes notions du couple migration et développement, alors que le nombre de personnes qui quittent des pays développés pour se rendre dans des pays moins avancés augmente.
Enfin, le Rapport 2013 souligne qu'il est absolument indispensable de savoir comment le bien-être des migrants varie selon l'endroit et la trajectoire personnelle. Ces variations apparaissent, par exemple, dans les effets de la migration sur le bien-être des différentes catégories de migrants, dont les migrants de travail, les étudiants, les migrants en situation irrégulière, les migrants de retour, ou les migrants en détresse en raison d'un conflit ou d'une catastrophe environnementale.
« De plus amples éléments d'information sont nécessaires, en particulier en ce qui concerne le bien-être des migrants au Sud et les facteurs qui déterminent leurs conditions de vie. En outre, pour mieux en comprendre les conséquences pour le développement à l'heure où la communauté internationale débat du programme de développement pour l'après-2015, il est indispensable de disposer de plus de données sur les tendances émergentes, telles que la migration Nord-Sud », constate William Lacy Swing.


Cliquez ici pour lire l'article depuis sa source.