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Comment se fixent les prix à la distribution
Publié dans L'opinion le 08 - 07 - 2012

Les opérateurs sur le marché de la Farine nationale de blé tendre sont les suivants : les producteurs ou agriculteurs, les stockeurs, des négociants qui achètent leurs productions aux agriculteurs ou importent en cas d'insuffisance de la production nationale ; et les minotiers qui achètent le blé aux stockeurs et vendent la farine aux distributeurs, grossistes et détaillants.
Essayons d'examiner les stades en question. Pour en comprendre les rouages, attardons nous d'abord sur les trois premiers stades. Les pouvoirs publics fixent d'abord ce qu'on appelle le prix de référence. Ce prix, somme toute assez théorique, correspond au coût du blé à partir du stade de production jusqu'à l'arrivée au minotier. Il a été fixé en 2011 à 290 DH/q. Ce prix de référence est utilisé comme base de négociation entre le stockeur et le producteur. En outre, il peut être majoré de bonification ou minoré de réfaction en fonction de la qualité de la récolte de l'année. Une fois le prix négocié établi, le stockeur va y ajouter ses charges et sa marge pour obtenir le prix auquel il est prêt à vendre le produit au minotier, prix qui peut être égal, inférieur ou supérieur à 290 DH/q.
C'est alors qu'intervient un deuxième prix fixé par les pouvoirs publics. Il s'agit du prix de cession de blé au minotier qui a été fixé en 2011 à 258,80 DH/q. Ce prix est généralement inférieur aux prix de cession désiré par le stockeur. La différence entre les deux prix donne lieu à une subvention (appelée « différentiel de prix») de la part de l'ONICL (Office National Interprofessionnel des Céréales et des Légumineuses), mais sur la base d'appels d'offres qui permettent de sélectionner les offres qui débouchent sur le moins de subventions possibles.
En effet, des appels d'offres sont lancés par l'ONICL auprès des stockeurs pour sélectionner progressivement ceux qui vont offrir les prix les plus bas par rapport au prix formulaire de cession de blé au minotier. Plus le prix de soumission de l'organisme stockeur se rapproche du prix formulaire de cession à la minoterie, moins importante sera la subvention allouée par l'ONICL au stockeur dans la mesure où cette subvention correspond à la différence entre le prix retenu à l'appel d'offre et le prix formulaire de vente au minotier, lequel a été de 258,80 DH/q en 2011.
Prenons un exemple : un stockeur achète à l'agriculteur sa production de blé à 270 DH/q à laquelle il ajoute 7 DH/q de frais et marges ; son offre de prix à l'ONICL sera alors la suivante : 270 +7= 277 DH/q. La subvention dont il pourra bénéficier si son offre est retenue par l'ONICL devient alors 277-258,80= 18,20 DH/q. Si un autre organisme stockeur soumissionne avec une offre moins élevée (273 DH/q par exemple), il sera sélectionné puisque la subvention ne serait que de 14,20 DH/q.
L'ONICL sélectionne progressivement les stockeurs en fonction de leurs offres et de leurs capacités de livraison.
Notons qu'au-delà de ce processus, le stockeur bénéficie d'une subvention octroyée par l'ONICL à l'organisme stockeur pour le stockage du blé équivalant à 2DH/q et par quinzaine. L'octroi de cette subvention appelée « prime de magasinage » cesse à partir de la quinzaine qui suit celle de la notification des résultats de l'appel d'offres lancé par l'ONICL pour la fabrication des farines subventionnées.
Interviennent par la suite les deux stades de distribution et de détail. Le minotier transforme le blé; il a lui-même des charges à couvrir et une marge à prélever sur le prix de vente. Cependant, le prix de vente aux grossistes est inférieur au prix de revient du minotier. Ce prix de vente au grossiste a été fixé en 2011 à 182 DH/q alors que le prix de revient est évalué par les pouvoirs publics à 325,375 DH/q.
La différence, soit 143,375 DH/q, constitue une compensation, correspondant à la subvention servie par l'ONICL au minotier.
Ensuite, le grossiste fournit les détaillants au prix de 188 DH/q, avec une marge de 6 DH/q ; le transport minotier-grossiste est pris en charge par l'ONICL et fut évalué à 18 DH/q en 2011. Le détaillant vend alors la production à 200 DH le quintal, il enregistre donc une marge de 12 DH/q. Dans la pratique, il n'y a que le commerçant dépositaire (correspondant en même temps au grossiste et au détaillant) qui reçoit la farine du minotier et la vend directement au consommateur, bénéficiant, de ce fait, d'une marge de 18 DH/q.
Il convient de noter que le commerçant dépositaire d'un centre bénéficiaire donné (préfecture ou province), ne peut être ravitaillé que d'une quantité de 200 quintaux par mois et par minoterie. Lorsque l'approvisionnement d'un centre bénéficiaire est assuré par plusieurs minoteries, un commerçant ne peut être livré que par deux minoteries au maximum.
Concernant le marché des farines dites libres, (farine de luxe et autres farines libres), ces produits sont vendues au prix du marché. Sur la base de prix observés en 2011, leurs prix de vente aux consommateurs varient entre 4 DH/kg et 6 DH/kg selon les formats d'emballage et les marques de distribution.
A préciser cependant que les pouvoirs publics énoncent un prix formulaire rendu moulin de 260 DH/q pour la fabrication des farines libres commercialisées sur le marché intérieur de manière à ce que le prix de distribution, sortie moulin nu, des farines libres et plus particulièrement de la farine de luxe panifiable, reste stable (maximum de 350 DH/q). Cette réglementation de prix a pour but ultime la stabilisation du prix du pain à 1,20 DH la pièce de 200 grammes.
Le Conseil de la Concurrence tient à rappeler dans ce sens que l'accord de modération conclu en 2010, entre la Fédération Nationale de la Minoterie (FNM) et les pouvoirs publics prévoyant un prix maximum de 350 DH/q pour la farine de luxe sortie minoterie n'a plus été signé par la FNM. Toutefois, les prix de la farine de luxe sortie minoterie demeurent en deçà de 350 DH/q (prix du marché).
Enfin, le prix de la marchandise prise nue, sortie minoterie, est de 87 DH/q. Son prix public est fixé à 100 DH/q.


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