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Plaidoyer pour la construction du barrage Ghriss
Errachidia
Publié dans L'opinion le 29 - 10 - 2009

La Province d'Errachidia est honorée et heureuse de recevoir la visite de Sa Majesté le Roi Mohammed VI. Les visites royales sont toujours accompagnées de lancement de projets économiques et sociaux qui propulsent la région visitée sur la voie du développement et de la prospérité. La province d'Errachidia a le privilège d'être située au pied du Haut-Atlas oriental dont les sommets sont régulièrement et abondamment arrosés tout le long de l'année et couverts de neige en hiver.
La province reçoit toutes les eaux du versant sud de ces massifs par le biais d'oueds importants qui sont d'Ouest en Est: Oued Todrha, Oued Ferkla, Oued Ghériss, Oued Ziz, Oued Guir.. Seul un de ces cours d'eau a reçu des équipements et des aménagements nécessaires, il s'agit de la vallée de Ziz. L'aménagement raisonné de ces cours d'eau et de leurs vallées améliorerait considérablement le visage et le sort de cette province. La mobilisation de ces centaines de millions de m3 d'eau qui se perdent chaque année dans les sables et qui causent des dégâts considérables, devrait être une priorité aux yeux des responsables provinciaux et régionaux.
Aucun décollage ou développement digne de ce nom des parties Ouest et Est de la province, longtemps délaissées, ne pourra être conçu sans l'édification des barrages de Ghriss et de Guir. L'espoir est grand que ce souhait nécessaire soit entendu car les habitants de ces contrées ne cessent de réclamer la construction de ces ouvrages qui leur permettront d'améliorer leurs conditions de vie et de les sortir de la pauvreté et de l'isolement.
Voici un rappel historique et une partie des raisons qui plaident en faveur d'un de ces projets. Après les crues violentes et dévastatrices de l'automne 1965 des oueds Ziz Et Ghériss, crues qui avaient causé des dégâts matériels considérables et emporté des vies humaines et du cheptel, les pouvoirs publics prirent la décision d'édifier un premier barrage sur le Ziz, lequel serait suivi par celui sur le Ghriss et sur le Guir. Cette sage décision était inscrite dans la voie tracée et éclairée de SM Feu Hassan II qui avait saisi la portée stratégique et combien salutaire de la construction des barrages.
Les réfractaires d'hier de cette politique reconnaissent aujourd'hui bien volontiers la justesse de cette option dont notre pays cueille cinquante ans plus tard encore les fruits. Bien des pays voisins autour de la Méditerranée envient la situation du Maroc dans ce domaine. Si le barrage Hassan Addakhil sur le Ziz a fait ses preuves et amplement justifié sa réalisation en matière d'irrigation de l'agriculture et de sécurisation des populations face aux inondations catastrophiques qui surviennent régulièrement, les habitants de la vallée de Ghriss se demandent à quand la réalisation du barrage de Ghriss alors que des études avaient été faites depuis 1969?
La population a toujours en mémoire les paroles de Feu Sa Majesté Hassan II dans son discours de la mise en eau du barrage Hassan Eddakhil en Avril 1971: «Nous construirons et avec l'aide de Dieu après ce barrage, ceux de GHriss et de Guir». Ces habitants qui vivent dans la précarité absolue (en témoingne le rapport du Haut Commissariat au Plan qui placent leurs communes en tête de celles les plus pauvres du Royaume), pensent à juste titre, que la construction d'un barrage dans leur vallée leur ouvrirait les voies du décollage socio-économique nécessaire. Le barrage permettra de développer l'agriculture en garantissant l'irrigation des palmeraies durement éprouvées par plusieurs années de sècheresse et en permettant la mise en culture permanente des terres «bour» et l'extension des terres cultivables.
Le barrage les protégera aussi des inondations et des crues qui emportent leurs modestes cultures et leur cheptel. Cet ouvrage mobilisera jusqu'à 120 millions de m3 par an avec les eaux pérennes des sources de la vallée. Les apports annuels peuvent aller, en année pluvieuse, jusqu'à plus de 200 millions de m3. Le débit maximum enregistré en 1965 a atteint 1813 m3/seconde. Les études précitées préconisent l'édification d'un barrage-voûte, à 500m en amont de la source bleue dite Aghbalou n'Oumssed, site pour lequel les analyses géologiques de profil sont concluantes (cout de réalisation le moins élevé et délais d'achèvement les plus courts).
Les études préliminaires ont analysé trois profils dont un est jugé non fiable. Il s'agit de celui du site situé à 1km en aval du Ksar Timezguite. De toutes les manières, les géologues sont unanimes à penser que la partie de la vallée en amont de la source d'Amssed présente une structure géologique favorable et bien des sites capables d'abriter ce genre d'ouvrage. Aux adversaires de ce projet, sous prétexte qu'un canal de dérivation est construit à plus de 140km en aval du site préconisé, nous voudrions répondre que le projet ne vise que les eaux d'une faible partie du bassin versant de l'oued Ghriss et que celles des affluents et des oueds Ferkla et Todrha échapperont au captage et pourraient être utilisées en aval.
Par ailleurs l'argument selon lequel la construction d'un barrage en amont aurait une incidence négative sur le débit des résurgences en aval est sans fondement, toujours selon les mêmes études. Après les dernières inondations catastrophiques qu'a connues la région et les dégâts enregistrés, la population espère fermement voir les responsables prêter une oreille attentive à la demande de plus de 5000 signataires en faveur de ce projet. Cette demande est déposée auprès des départements et responsables concernés qui n'ont donné aucune réponse à ce jour. De grands espoirs de la population se portent sur la Visite Royale dans la région.
La population attend beaucoup de ce projet structurant qui cadre magistralement avec la Sollicitude Royale pour le développement de cette région, avec la lutte contre la précarité, l'erradication de la pauvreté, l'amélioration des niveaux de vie des populations locales et le désenclavement socio-économique de ces populations. Le lancement de ce projet remplira de joie le coeur des populations de cette région dont l'attachement au trône alaouite et en la personne de SM le Roi Mohammed sont indéfectibles.


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