DGSN. Hammouchi dote plusieurs villes du Royaume de nouvelles jeunes compétences sécuritaires    Tinghir: Tehraoui lance les services de 19 infrastructures de santé réparties sur quatre régions    Mise en service de 19 infrastructures de santé réparties sur quatre régions    LdC de la CAF : l'AS FAR en finale aux dépens de la RS Berkane    Sahara : L'Algérie joue la carte des hydrocarbures pour séduire les Etats-Unis    Tetuán: Mueren dos niños en el derrumbe parcial de una vivienda en la medina    Feyenoord verrouille son talent marocain, Adnan El Boujjoufi    Bourse de Casablanca : le MASI enregistre une solide progression hebdomadaire    GITEX Africa 2026 : le Groupe BCP dévoile sa nouvelle stratégie digitale et continentale    Franchise Exhibition Morocco : One Retail vise 500 points de vente en 2026 (VIDEO)    Etats-Unis : Une délégation marocaine de haut niveau reçue par le secrétaire à la Défense    Maroc-USA: Une importante délégation marocaine reçue par le Secrétaire américain à la Guerre    Mondial 2026 : Le Maroc affrontera El Salvador lors de son deuxième match amical préparatoire    Elu Produit de l'Année Maroc, Ce que révèlent les choix des Marocains : le palmarès 2026    OM : Bilal Nadir se rapproche d'un départ à l'issue de la saison    Mondial 2026 : la FIFA dénonce des tarifs de transport jugés excessifs    Akhannouch: Le dialogue social n'a jamais été un engagement ponctuel, mais un choix politique clair et assumé    Ayyoub Bouaddi : le signal fort venu de France qui relance tout    Le Maroc renforce sa coopération agricole en choisissant le Portugal comme invité d'honneur du Salon de l'Agriculture de Meknès 2026    Comment les consulats marocains en Espagne s'adaptent à l'afflux massif de demandes de régularisation    Vers un leadership continental... le Maroc parmi les pays africains les plus avancés dans les technologies spatiales    Arrestation de Kinahan : Dublin salue une "coopération étroite" avec Abou Dhabi    La Société Régionale Multiservices Casablanca-Settat rapproche ses services des citoyens et élargit son réseau d'agences au profit de 5 millions de clients    Tétouan: deux enfants meurent dans l'effondrement partiel d'une habitation dans la médina    French-Moroccan actress Nadia Farès dies at 57 after pool incident in Paris    Code de la famille : Lachgar appelle les Marocaines à "se venger" à travers les urnes    L'actrice franco-marocaine Nadia Farès décède à 57 ans à Paris    MO : Emmanuel Macron propose une mission internationale pour sécuriser le détroit d'Ormuz    Nouveau projet de loi contre le piratage des retransmissions sportives en direct    Diplomatie. L'Equateur annonce l'extension de sa couverture consulaire au Sahara marocain    Dialogue social : Le gouvernement dresse le bilan et réaffirme ses engagements    Concert : Ino Casablanca, "EXTASIA" en tournée marocaine    Arts plastiques : Ilias Selfati fait fleurir le papier    Info en images. Transport routier : Hausse de 25% du soutien octroyé aux professionnels    La Bourse de Casablanca termine en hausse    Un journal canadien salue le Maroc et le met en avant comme puissance du renseignement pour la sécurité du Mondial    Casablanca : le navire-école indien INS Sudarshini en escale pour renforcer la coopération navale    Selon Trump, l'Iran accepte de "ne plus jamais fermer le détroit d'Ormuz"    Arts plastiques : Larbi Cherkaoui, l'expérience-limite de la lettre à L'Atelier 21    Kendji Girac «n'a jamais exprimé de positions politiques» pour Israël, selon la productrice des concerts au Maroc    Azzedine Ounahi vers l'Atlético Madrid ? Ce que l'on sait vraiment    L'Iran a accepté de céder son uranium enrichi, annonce Trump    Brazzaville: Denis Sassou Nguesso prête serment    Coopération Chine-Mozambique : pour le renforcement du partenariat stratégique global Partager    Le service militaire, un chantier royal prometteur pour former les jeunes et répondre aux exigences du marché de l'emploi    Belmkaddem : «Entre étoffes et moteurs, une célébration des cultures»    Festival Films Femmes Afrique de Dakar : Deux films marocains dans la compétition    Turquie: Un adolescent commet une tuerie dans une école    







Merci d'avoir signalé!
Cette image sera automatiquement bloquée après qu'elle soit signalée par plusieurs personnes.



Le travail, la valeur et l'œuvre des Meknassis
Publié dans L'opinion le 14 - 09 - 2009

La morale est un concept qui désigne un ensemble de règles vertueuses qui fondent et guident l'action de l'Homme. La difficulté à l'appréhender avec précision réside essentiellement dans le fait qu'elle n'est généralement pas codifiée à travers des règles générales, écrites et stables.
Elle marque toute l'histoire de l'humanité... La question de la différence est au centre de la pensées et comportements depuis belle lurette.
A Meknès, certes la morale a toujours existé partout. Notre cité nous conforme sans cesse à elle : qu'elle soit sociale, culturelle ou politique... Cependant, affirmant souverainement les clivages culturels, la morale reste universelle et demeure, partout, le préalable incontournable de la dignité humaine et du progrès. Ainsi, toute action, même si elle est soutenue par des moyens importants, ne peut produire des résultats fermement bénéfiques si l'acteur ne s'inspire pas de valeurs positives qui distinguent le bon du mauvais, l'utile du superflu, le durable de l'immédiat. La conduite de l'homme est donc, incontestablement, un élément capital de la valeur de son œuvre.
Notre ville regorge de ressources humaines imprégnées de ces valeurs et dont l'action est enviée dans le Maroc entier et même l'extérieur de ses frontières, où le meknassi fait preuve d'une ingéniosité qui force l'admiration. Il sait travailler quand il le décide, s'adapter quand cela est utile, s'ouvrir au contact de l'autre. Malheureusement, la conduite de certains meknassis, tarde à être purgée de certaines déviances qui gangrènent son œuvre et réduisent le rendement de son travail. En voici quelques illustrations.
La saleté est un premier mauvais signe, puisque la ville est parsemée de tas d'immondices à quelques mètres des habitations et administrations, ou se décontractent nos jeunes.
Des places publiques sont jonchées de sachets vides en plastic qui avilissent le cadre de vie. De nombreux immeubles sont chics de l'extérieur mais horriblement malpropres à l'intérieur. L'insalubrité du cadre de vie est un signal de la conduite des hommes qui y vivent. Signe qui est révélateur de l'indiscipline, de l'incivisme et de la désinvolture d'une certaine frange de la population.Un autre indicateur de la décadence de l'Ethique à Meknès, c'est le silence criminel observé face au désastre de la mendicité et surtout celle infantile, terrain fécond de la pédophilie et du choléra et autres maladies. Aucune initiative sérieuse n'est prise à ce sujet et le fléau est d'ailleurs banalisé. Certains vampires se servent même de ces pauvres enfants pour s'enrichir.
Mais c'est dans le milieu politique qu'on retrouve les comportements les plus indignes, les bassesses les plus pathétiques. La politique est certes le lieu de la ruse, mais certaines mesquineries sont ahurissantes. On retrouve dans le champ politique des béni-oui-oui sans idéologie ni conviction, des transhumants anesthésiés contre la honte, des élus et des conseillers distribuant publiquement des sommes insolentes à des militants courtisans, des « personnalités » capables d'affirmer une chose et son contraire à la fois.
De même, ni la méritocratie, ni la vraie représentativité ne rentrent en ligne de compte dans le choix des hommes devant être au devant de la scène publique. En témoigne ce qui a été constaté lors des dernières consultations. Par ailleurs, l'implication des potentialités économiques de la ville, n'atteint pas le niveau constaté dans par d'autres villes de même importance, par manque d'initiatives, d'imaginations, de programmes de ceux qui ont accaparé la gestion de la ville. C'est là la conséquence inéluctable de l'inactivité de certains de nos gestionnaires.
Cependant, aujourd'hui on est en droit d'aspirer à des lendemains meilleurs avec une relance économique et mesures sociales accompagnatrices, dans le cadre d'une stratégie homogène de développement intégré. Car Meknès qui a tant besoin de cet élan salvateur doit retrouver un nouveau souffle.
Ainsi, il est impératif, aujourd'hui plus que jamais, d'œuvrer pour redonner confiance aux habitants de la cité ismailienne, remettre les pendules à l'heure et offrir à notre ville, une image de cité saine, confiante et capable de relever les défis et de s'inscrire positivement dans l'ère de développement. A ce propos, le décollage de la ville doit se décréter à tous les niveaux et par tous les responsables. Qu'ils soient intra-muros ou extra-muros, quels que soient leurs situations, les gestionnaires qui continuent à détenir les rênes des affaires locales, doivent redoubler d'effort et apporter leur contribution morale et matérielle pour rendre à Meknès sa véritable image, celle d'une destination gagnante pour les investisseurs, de son passé glorieux et ouverte sur l'avenir grâce à la richesse de ses composantes, la diversité des ses potentiels (Déclarée par l'UNESCO ville à Patrimoine Universel) et la disponibilité de ses Hommes à s'inscrire dans tout projet répondant aux attentes de la région, en somme un berceau des civilisations. Les habitants de Meknès rejettent l'étiquette qu'on s'acharne à leur coller et refusent d'être sacrifiés comme boucs émissaires comme étant une ville de la paresse et de l'immobilisme. Aussi implorent-il le soutien de Sa Majesté le Roi Mohammed VI, pour qu'ils soient dotés d'infrastructures et de moyens à même de contribuer à l'essor de leur cité et de leur région qui reste enclavée.
Ils aspirent à un geste Royal salvateur qui leur ouvrira pleinement les voies de l'avenir, car leur région n'est concernée ni par l'Agence de Développement du Nord ni par celle du Sud.
Quant au gouvernement, qui ne ménage aucun effort, il est prêt pour nous accompagner. Les imperfections sociales doivent être admises avec courage et honnêteté en vue de les combattre. Nous pensons pouvoir ressusciter l'éthique par le biais de l'éducation et d'un budget conséquent et des structures viables. Mais l'éducation n'est pas qu'une affaire de lycées à construire et d'enseignants à recruter. C'est d'abord la capitalisation, la diffusion et la rentabilisation de règles de conduite individuelles et collectives qui assainissent les mentalités, épurent les consciences, rationalisent les comportements et propulsent l'homme et le citoyen sur la trajectoire de la dignité et du progrès.


Cliquez ici pour lire l'article depuis sa source.