Industrie : 41% de la main-d'œuvre sont des femmes, dont 62% dans le textile    Sport universitaire : Settat se prépare à accueillir le Grand Prix Moulay El Hassan 2026    Casablanca : Akdital lance Anfa Prime Hospital    Aziz Akhannouch anticipe la fin de la guerre en Iran et une baisse des prix des carburants    Ryanair pourrait choisir le Maroc pour ses futurs centres de maintenance à 800 millions de dollars    La Chambre des représentants approuve à la majorité le projet de loi relatif aux experts judiciaires    La Bourse de Casablanca ouvre sur une note positive    Les États-Unis en "position très forte" pour négocier avec l'Iran, selon Trump    Trump annonce une prolongation du cessez-le-feu avec l'Iran "jusqu'à nouvel ordre"    Revue de presse de ce mardi 21 avril 2026    Agriculture : le Portugal entend consolider son positionnement comme allié stratégique du Maroc    Sofiane Boufal : "Je n'ai pas signé au HAC pour jouer la Coupe du monde."    Cafu encense Hakimi : "il a une longueur d'avance" sur les autres    Jalal Jayed sous la loupe de la FIFA lors du choc FAR–RS Berkane    La majorité parlementaire salue l'action de l'Exécutif qui a permis d'atténuer l'impact des fluctuations    Jonathan Harroch face à des témoignages vidéo accablants    Marrakech : arrestation d'un escroc israélien recherché, maître des fausses identités    Festival Mawazine: un retour difficile marqué par une programmation compliquée    Tanger Med : Plus de 33 kg de cocaïne saisis dans une cargaison en provenance d'Equateur    ONU: Omar Hilale scelle un partenariat stratégique entre la Commission de consolidation de la paix et la Banque mondiale    Corruption : Museveni sonne l'alarme nationale    Narcotrafic : Le Nigéria durcit le ton    Syndicats : les raisons d'une perte de vitesse structurelle    SIAM 2026 : Cap sur des systèmes de production animale durables    Parité dans l'industrie : le Maroc fait mieux que la France et les Etats-Unis    L'Office des changes engage une transformation structurante de son organisation    Classement féminin FIFA : Le Maroc progresse de 4 places    Tbourida : Au cœur de l'héritage équestre guerrier du Maroc    Haltérophilie : L'appel de l'ex-champion Abderrazak Saktiwy pour surmonter sa paralysie    Fès : le MAS va lancer son académie de football pour 100 MDH    Tourisme : 1,37 million de visiteurs en février    Coopération sécuritaire : Hammouchi en visite de travail à Stockholm    Démantèlement des camps de Tindouf : Un responsable américain chez le Polisario    Inquiétudes en Espagne face à l'influence croissante du Maroc à Ceuta et Melilla    Campaña agrícola 2025-2026: Se prevé una cosecha de cereales de cerca de 90 millones de quintales    Moroccan Portuguese cooperation strengthened at SIAM    Moroccan Football Federation unveils stylish 2026 World Cup collection    Santé : Le chantier des GST, une transformation structurelle du mode de gestion    M. Bourita participe à la session extraordinaire du Conseil de la Ligue arabe au niveau ministériel consacrée aux attaques iraniennes illégales contre des Etats arabes    Le Maroc, leader incontesté du patrimoine culturel dans le monde arabe    Es-Semara : des peintures rupestres et un atelier de pigments mis au jour à Jdiriya    Droits d'auteur : la loi 2.00, un cadre juridique solide... dépassé par le numérique    Fally Ipupa fête 20 ans de musique avec « XX »    55e Festival National des Arts Populaires : Marrakech célèbre l'âme vivante du Maroc    Le Festival de Fès des Musiques Sacrées du Monde dévoile sa 29è édition    Casablanca : "Manga F'lmdina", une immersion japonaise au cœur de la Villa des Arts    Espagne : Le Polisario tente de torpiller une conférence animée par un de ses anciens membres    Flux Migratoire : la Méditerranée occidentale en hausse malgré la baisse globale des migrations vers l'UE en 2026    







Merci d'avoir signalé!
Cette image sera automatiquement bloquée après qu'elle soit signalée par plusieurs personnes.



Le travail, la valeur et l'œuvre des Meknassis
Publié dans L'opinion le 14 - 09 - 2009

La morale est un concept qui désigne un ensemble de règles vertueuses qui fondent et guident l'action de l'Homme. La difficulté à l'appréhender avec précision réside essentiellement dans le fait qu'elle n'est généralement pas codifiée à travers des règles générales, écrites et stables.
Elle marque toute l'histoire de l'humanité... La question de la différence est au centre de la pensées et comportements depuis belle lurette.
A Meknès, certes la morale a toujours existé partout. Notre cité nous conforme sans cesse à elle : qu'elle soit sociale, culturelle ou politique... Cependant, affirmant souverainement les clivages culturels, la morale reste universelle et demeure, partout, le préalable incontournable de la dignité humaine et du progrès. Ainsi, toute action, même si elle est soutenue par des moyens importants, ne peut produire des résultats fermement bénéfiques si l'acteur ne s'inspire pas de valeurs positives qui distinguent le bon du mauvais, l'utile du superflu, le durable de l'immédiat. La conduite de l'homme est donc, incontestablement, un élément capital de la valeur de son œuvre.
Notre ville regorge de ressources humaines imprégnées de ces valeurs et dont l'action est enviée dans le Maroc entier et même l'extérieur de ses frontières, où le meknassi fait preuve d'une ingéniosité qui force l'admiration. Il sait travailler quand il le décide, s'adapter quand cela est utile, s'ouvrir au contact de l'autre. Malheureusement, la conduite de certains meknassis, tarde à être purgée de certaines déviances qui gangrènent son œuvre et réduisent le rendement de son travail. En voici quelques illustrations.
La saleté est un premier mauvais signe, puisque la ville est parsemée de tas d'immondices à quelques mètres des habitations et administrations, ou se décontractent nos jeunes.
Des places publiques sont jonchées de sachets vides en plastic qui avilissent le cadre de vie. De nombreux immeubles sont chics de l'extérieur mais horriblement malpropres à l'intérieur. L'insalubrité du cadre de vie est un signal de la conduite des hommes qui y vivent. Signe qui est révélateur de l'indiscipline, de l'incivisme et de la désinvolture d'une certaine frange de la population.Un autre indicateur de la décadence de l'Ethique à Meknès, c'est le silence criminel observé face au désastre de la mendicité et surtout celle infantile, terrain fécond de la pédophilie et du choléra et autres maladies. Aucune initiative sérieuse n'est prise à ce sujet et le fléau est d'ailleurs banalisé. Certains vampires se servent même de ces pauvres enfants pour s'enrichir.
Mais c'est dans le milieu politique qu'on retrouve les comportements les plus indignes, les bassesses les plus pathétiques. La politique est certes le lieu de la ruse, mais certaines mesquineries sont ahurissantes. On retrouve dans le champ politique des béni-oui-oui sans idéologie ni conviction, des transhumants anesthésiés contre la honte, des élus et des conseillers distribuant publiquement des sommes insolentes à des militants courtisans, des « personnalités » capables d'affirmer une chose et son contraire à la fois.
De même, ni la méritocratie, ni la vraie représentativité ne rentrent en ligne de compte dans le choix des hommes devant être au devant de la scène publique. En témoigne ce qui a été constaté lors des dernières consultations. Par ailleurs, l'implication des potentialités économiques de la ville, n'atteint pas le niveau constaté dans par d'autres villes de même importance, par manque d'initiatives, d'imaginations, de programmes de ceux qui ont accaparé la gestion de la ville. C'est là la conséquence inéluctable de l'inactivité de certains de nos gestionnaires.
Cependant, aujourd'hui on est en droit d'aspirer à des lendemains meilleurs avec une relance économique et mesures sociales accompagnatrices, dans le cadre d'une stratégie homogène de développement intégré. Car Meknès qui a tant besoin de cet élan salvateur doit retrouver un nouveau souffle.
Ainsi, il est impératif, aujourd'hui plus que jamais, d'œuvrer pour redonner confiance aux habitants de la cité ismailienne, remettre les pendules à l'heure et offrir à notre ville, une image de cité saine, confiante et capable de relever les défis et de s'inscrire positivement dans l'ère de développement. A ce propos, le décollage de la ville doit se décréter à tous les niveaux et par tous les responsables. Qu'ils soient intra-muros ou extra-muros, quels que soient leurs situations, les gestionnaires qui continuent à détenir les rênes des affaires locales, doivent redoubler d'effort et apporter leur contribution morale et matérielle pour rendre à Meknès sa véritable image, celle d'une destination gagnante pour les investisseurs, de son passé glorieux et ouverte sur l'avenir grâce à la richesse de ses composantes, la diversité des ses potentiels (Déclarée par l'UNESCO ville à Patrimoine Universel) et la disponibilité de ses Hommes à s'inscrire dans tout projet répondant aux attentes de la région, en somme un berceau des civilisations. Les habitants de Meknès rejettent l'étiquette qu'on s'acharne à leur coller et refusent d'être sacrifiés comme boucs émissaires comme étant une ville de la paresse et de l'immobilisme. Aussi implorent-il le soutien de Sa Majesté le Roi Mohammed VI, pour qu'ils soient dotés d'infrastructures et de moyens à même de contribuer à l'essor de leur cité et de leur région qui reste enclavée.
Ils aspirent à un geste Royal salvateur qui leur ouvrira pleinement les voies de l'avenir, car leur région n'est concernée ni par l'Agence de Développement du Nord ni par celle du Sud.
Quant au gouvernement, qui ne ménage aucun effort, il est prêt pour nous accompagner. Les imperfections sociales doivent être admises avec courage et honnêteté en vue de les combattre. Nous pensons pouvoir ressusciter l'éthique par le biais de l'éducation et d'un budget conséquent et des structures viables. Mais l'éducation n'est pas qu'une affaire de lycées à construire et d'enseignants à recruter. C'est d'abord la capitalisation, la diffusion et la rentabilisation de règles de conduite individuelles et collectives qui assainissent les mentalités, épurent les consciences, rationalisent les comportements et propulsent l'homme et le citoyen sur la trajectoire de la dignité et du progrès.


Cliquez ici pour lire l'article depuis sa source.