CAN 2025 : Abdellatif Hammouchi supervise le dispositif sécuritaire de la finale à Rabat    Dakhla: Une délégation surinamaise explore les opportunités de coopération et d'investissement    Le Maroc et le Sénégal au rendez-vous continental... Quand le football devient le miroir de relations qui dépassent la rivalité    Semaine Eco-Ep82 : Nouvel an amazighe, IA made in Morocco, inauguration de JTI à Tétouan Park    Alerte météo : Neige abondante, fortes pluies et vague de froid dans plusieurs provinces du Royaume    Espagne : les initiatives de Trump au Groenland ravivent les inquiétudes sur Sebta et Melilla    Maroc–RDC : Léopard Business Village clôture l'Expo CAN 2025 en apothéose    Les forces kurdes se retirent du plus grand champ pétrolifère de Syrie    Mahama Coulibaly : « La CAN 2025 crée un héritage économique réel »    Sa Majesté le Roi a fait du football "un levier stratégique" pour le Maroc (média italien)    Yassine Bounou sacré meilleur sportif aux Joy Awards 2026    CAN 2025 : Brahim Diaz en pole position pour le Soulier d'Or    Eredivisie : le fils de Johan Cruyff nommé directeur technique de l'Ajax Amsterdam    Le Maroc pourrait acquérir des chars et un système de défense aérienne sud-coréens    Toubkal : 3 personnes portées disparues suite à une avalanche    CAF addresses Senegal's AFCON 2025 grievances    Spain's evolving stance on Western Sahara from self-determination to autonomy    Spain: After Vox, Podemos now concerned about «Moroccan expansionism»    La direction d'El Arjat 1 dément toute maltraitance à l'encontre d'un détenu algérien    Intempéries : suspension des cours lundi à Tiznit    Ligue 1: L'international marocain Yassine Gessime signe à Strasbourg jusqu'en 2030    Nice: Le Maroc participe à la célébration de l'entrée en vigueur du traité sur la haute mer    CAN 2025 : l'Ambassade du Maroc au Sénégal appelle à la fraternité à l'occasion de la finale    La France déploie un contingent militaire au Groenland dans le cadre d'une mission européenne    USA: Vers une prolongation jusqu'à fin 2026 du déploiement de la Garde nationale à Washington    Après plus de 26 ans, le Mercosur et l'UE signent à Asuncion un accord historique de libre-échange    CAN-2025: Ngambo Ndala de la RDC au sifflet de la finale entre le Maroc et le Sénégal    CAN-2025: La CAN Maroc-2025, la meilleure de toutes les éditions (Motsepe)    Températures prévues pour lundi 19 janvier 2026    Avec des bijoux à lèvre, Rim Amhaj déstigmatise le tatouage traditionnel    Maroc : Le 31 octobre officiellement décrété Fête de l'unité    M. Talbi El Alami représente Sa Majesté le Roi à la cérémonie d'investiture du Président élu de la République de Guinée    Tourisme à Rabat : Playmor fait revivre le patrimoine almohade en réalité virtuelle    Les exportations de l'artisanat en hausse de 11% en 2025    Au Liban et en Syrie, les casques bleus face au brouillage des lignes de cessez-le-feu    Trump nomme Tony Blair et Marco Rubio à son Conseil de la paix pour Gaza    Maroc-RDC: Signatures d'accords économiques en marge de la CAN    Sahara : quand le Polisario dévoile une "délégation de négociation" hors cadre onusien    BAM : un besoin de liquidité des banques de 135,7 MMDH en décembre    Bourse de Casablanca : une semaine en baisse    CAN 2025 : l'IMA diffuse la finale Sénégal-Maroc à Paris    Musique : quand la passion du football donne le tempo    Paris accueille l'Oriental Fashion Show 2026    Gel des visas d'immigration aux USA : le Maroc visé    La FNM et la Fondation du Patrimoine Culturel Prussien scellent un accord stratégique à Rabat    Les femmes au cœur du récit africain : « Lignes Blanches, Sang Commun »    Rabat : La FNM et la Fondation du patrimoine culturel prussien signent une convention de coopération    Etats-Unis : le Maroc inclus dans la suspension du traitement des visas d'immigration    







Merci d'avoir signalé!
Cette image sera automatiquement bloquée après qu'elle soit signalée par plusieurs personnes.



Prendre du Ritalin à vie
Publié dans Le Soir Echos le 09 - 03 - 2010

Le Ritalin et les autres types de psychostimulants sont toujours l'apanage d'une majorité d'enfants présentant des troubles de l'attention. Mais la hausse de la consommation de Ritalin est, proportionnellement, beaucoup plus importante chez les adultes.  Dans certains cas, il s'agit bien sûr d'enfants Ritalin devenus grands. On a longtemps cru que le trouble du déficit de l'attention s'atténuait avec l'âge, mais on sait aujourd'hui que ce n'est que partiellement vrai. «Les études de suivi nous montrent qu'à peu près 50 % des enfants qui avaient un trouble de l'attention ont encore les mêmes symptômes à l'âge adulte. Il y a aussi des gens qui ont moins de symptômes, mais qui sont toujours affectés. Dans ces cas-là, la proportion grimpe à 80 %», affirme la Dre Annick Vincent, spécialiste du trouble de l'attention et auteure de plusieurs ouvrages sur le sujet.
On a longtemps cru que le trouble du déficit de l'attention s'atténuait avec l'âge, mais on sait aujourd'hui que ce n'est que partiellement vrai.
Il est toutefois difficile de connaître la proportion d'enfants à qui on a prescrit du Ritalin et qui continuent d'en prendre à l'âge adulte. «On n'a pas de réponse, poursuit-elle. Certains vont interrompre leur traitement à
un moment, puis ils vont le reprendre, pour des raisons qui leur appartiennent».
De manière générale, on estime que 4 % de la population adulte est atteinte d'un trouble déficitaire de l'attention avec ou sans hyperactivité (TDAH), comparativement à 5 % chez les enfants.
Mais dans d'autres cas, il s'agit aussi d'adultes qui découvrent qu'ils souffrent d'un TDAH à 40, 50 ou 60 ans. Certains symptômes peuvent diminuer avec l'âge, mais leur impact peut par contre devenir plus important, explique la Dre Vincent. «Si tu es impulsif, que tu quittes ton job ou que tu fais des dépenses sur un coup de tête, c'est sûr que ça passe beaucoup moins bien à 40 ans qu'à 10 ans. Plus on grandit, moins on est encadré et plus on doit gagner en autonomie. Alors, pour un adulte qui souffre d'un TDAH, plus il vieillit, plus ça peut être difficile de compenser»
La hausse du nombre d'adultes qui ont recours au Ritalin peut s'expliquer par une plus grande accessibilité au diagnostic, selon la Dre Vincent.
Certains se décident finalement à consulter après que leurs enfants ont reçu un diagnostic de TDAH, un trouble qui est héréditaire dans 85 % des cas. «Parmi mes patients, j'ai un grand-père qui a découvert qu'il avait un déficit de l'attention quand son fils et son petit-fils ont été diagnostiqués», raconte-t-elle.
Mais peut-il être nocif de consommer des psychostimulants pendant des années, voire des décennies? Difficile à dire. Pour l'instant, aucune étude ne permet d'affirmer qu'il pourrait y avoir des effets à long terme, indique la Dre Vincent. «Ça pourrait être correct de prendre du Ritalin à vie, affirme-t-elle. On n'a pas d'indice laissant croire qu'il y aurait une dangerosité à long terme, pourvu qu'on tolère bien la médication. Je traite des gens depuis 15 ans, je n'ai jamais eu de patients qui ont développé des problèmes à long terme. S'ils ont à développer des effets secondaires, ils les développent habituellement dans la première année, voire dans les premières semaines de la prise de médicament».
Mais la médication, que ce soit chez les adultes ou les enfants, ne règle pas tout, rappelle Lyne Guillemette. «Le fait de souffrir d'un TDAH peut amener d'autres conséquences. Même si on améliore la situation avec des médicaments, il peut aussi y avoir des conséquences sur l'estime de soi, des problèmes d'anxiété ou de dépression… Les complications peuvent augmenter avec l'âge».
Or, le nombre d'adultes qui ont recours au Ritalin pourrait augmenter encore davantage au cours des prochaines années, puisque environ 90 % des adultes qui souffrent d'un TDAH n'ont recours à aucun traitement, selon différentes études.
Un des raisons qui peut expliquer cette hausse fulgurante est la fréquence de prise de médicaments, qui a augmenté avec les années. «À l'époque, on préconisait un traitement seulement pendant les journées d'école. Maintenant, avec ce qu'on sait sur les impacts non académiques des troubles de l'apprentissage, on préconise un traitement sept jours sur sept, ce qui fait augmenter le nombre d'ordonnances», explique la Dre Annick Vincent, spécialiste du trouble de l'attention et auteure de plusieurs ouvrages sur le sujet.
Abdelali Chibani


Cliquez ici pour lire l'article depuis sa source.