Le CESE procède à l'élection de son nouveau bureau    France: Portes ouvertes des consulats marocains les 7 et 14 mars    Le groupe Alliances améliore son chiffre d'affaires consolidé en 2025    Casablanca-Settat : le PDR à 55 % d'avancement    L'UM6P de Benguerir organise la 6e édition de la « Science Week »    Mission multisectorielle Club Afrique Développement Cameroun Stand Up for African Women Entrepreneurs (SUFAWE) 2026    Pêche maritime: Nouveau zoning pour chalutiers et palangriers    Crise au Moyen-Orient : Emmanuel Macron détaille la riposte et le déploiement français    La Chine publie un livre sur ses réalisations dans la lutte contre la pauvreté    Le ministère Saoudien de la Défense annonce une attaque de l'ambassade américaine à Riyad    Minéraux critiques et énergie : l'Inde et le Canada scellent plusieurs accords stratégiques    Bilal Nadir peine à l'OM, un club de Liga prêt à en profiter    Leader offensif du Betis, Abde signe la meilleure saison de sa carrière    Circulation urbaine: 53.540 contraventions et 9.590 PV dressés en une semaine    Le Digital Innovation Lab d'Al Akhawayn University, une plateforme stratégique au service de la transformation numérique publique en Afrique    Benchemmach lance le "Manifeste du Maroc à une seule vitesse" pour "extraire les tumeurs de la corruption"    Bourse de Casablanca : ouverture en grise mine    Guerre au MO : l'ONU parle d'au moins 30.000 déplacés au Liban    L'Iran met en garde les pays européens contre toute implication dans la guerre    Un datacenter d'AWS touché en pleine offensive iranienne aux Emirats    Holding Al Omrane affiche une progression de 9% de son chiffre d'affaires consolidé en 2025    Al Ahly : Achraf Dari prêté au club suédois Kalmar FF jusqu'à l'été    Maroc : João Sacramento, ex-adjoint de Mourinho, pressenti pour intégrer le staff du futur sélectionneur    Nordin Amrabat absent trois semaines, le Wydad active un programme spécifique    Travail précaire : 1.500 infractions et 856 délits relevés dans les sociétés de gardiennage, de nettoyage et de restauration    L'opération de recensement relative au service militaire, du 2 mars au 30 avril    L'administration d'Al Arjat 1 s'explique sur les conditions de détention de Ibtissam Lachgar    Le Maroc vit un nouvel épisode de perturbations avec pluies, neige et vents soutenus    Maroc–Belgique : vers un dialogue sécuritaire renforcé, incluant la sécurité spirituelle des MRE    Ramadán a través de la historia #4: Los Saadíes, del auge dorado al caos    CAN 2025 au Maroc : le bilan sécuritaire annonce 396 interpellations pour spéculation sur les billets    Service militaire 2026 : Lancement de l'opération de recensement    Rapport du Parlement européen : 92% des retours des Iles Canaries vers le Maroc restent inexécutés    La Belgique prévoit des investissements et l'extension de sa couverture consulaire au Sahara marocain    Alerta meteorológica: Se esperan nieve, tormentas y fuertes vientos en varias regiones de Marruecos    Conflit Iran-USA : trois avions américains abattus « par erreur » par le Koweït    Racisme en Espagne : La FRMF exprime sa solidarité avec Omar El Hilali    Munir El Haddadi fuit l'Iran par la route via la Turquie    Dakar et Abidjan accélèrent leur intégration stratégique    Enquête à Tanger sur des fraudes de visa espagnol suite à des documents falsifiés    Décès de Boncana Maïga, monument de la musique africaine    Le site historique de Chellah s'illuminera avec les concerts Candlelight®    Casablanca accueille pour la première fois Magic Garden Light Festival    Caftans au Maroc #2 : Le caftan de Fès, emblème d'un savoir-faire ancestral    Safi : Après les crues, la reconstruction et la revalorisation du patrimoine    Food Bladi, une immersion dans la gastronomie marocaine sur Medi1 TV    Christophe Leribault, nouveau président du musée du Louvre    L'Université Mohammed VI Polytechnique rejoint le réseau mondial APSIA    







Merci d'avoir signalé!
Cette image sera automatiquement bloquée après qu'elle soit signalée par plusieurs personnes.



Les ETF, un levier pour dynamiser le marché
Publié dans Le Soir Echos le 16 - 05 - 2011

Les ETF se sont beaucoup développés ces dernières années sur les bourses internationales. Pour la Bourse de Casablanca, les ETF représentent non seulement un moyen efficace pour améliorer la liquidité, mais aussi un moyen pour encourager les investisseurs. La troisième édition des «workshops de la Bourse», organisée jeudi dernier à Casablanca, a eu le mérite de reposer le débat sur le sujet.
Les ETF se sont beaucoup développés ces dernières années sur les bourses internationales. Pour la Bourse de Casablanca, les ETF représentent non seulement un moyen efficace pour améliorer la liquidité, mais aussi un moyen pour encourager les investisseurs. La troisième édition des «workshops de la Bourse», organisée jeudi dernier à Casablanca, a eu le mérite de reposer le débat sur le sujet.
Les ETF peuvent être définis comme étant «des fonds indiciels, cotés en bourse». Selon Karim Hajji, Directeur général de la Bourse de Casablanca. En effet, ce sont des fonds qui vont répliquer un indice de référence. Si vous avez un ETF sur le MASI, si ce dernier évolue de 1%, l'ETF suivra la tendance et prendra également 1%. Considérés comme des véhicules d'investissement, ils se sont beaucoup développés ces dernières années sur les bourses internationales. En effet, le montant total des ETF's sous gestion atteint aujourd'hui plus de 1 300 milliards de dollars à travers 2 500 fonds d'ETF, sur 47 places financières internationales. «L'intérêt des ETF est multiple d'autant qu'il est un accélérateur de liquidité pour la place ; parce que pour traiter les ETF, il faudrait évidemment avoir les sous-jacents. En effet, qui dit achat d'ETF, dit nécessairement achat d'actions ou d'autres titres cotés en bourse», explique M. Hajji. Il ajoute : « A la bourse de Casablanca, c'est non seulement un moyen d'améliorer la liquidité, mais aussi un moyen aussi pour encourager les investisseur parce qu'ils sont moins risqué que d'autres véhicules d'investissement ; puisque par définition, ils représentent un indice, donc l'indice est forcément moins risqué que une ou deux actions ; ils sont moins couteux pour un investisseurs puisqu' ils répliquent un indice». En effet, au niveau mondial les sociétés de gestion ne facturent pas de frais de gestion très élevés aux investisseurs. Notons que le cout moyen pour un gestionnaire de fonds ETF est de 37 points de base alors qu'il est de 175 pbs pour les fonds actions. Ajoutons à cela que les ETF sont caractérisés par une liquidité en continu.
Le marché des ETF est assez jeune, le premier ETF a vu le jour aux Etats-Unis au début des années 90. En Europe, ils sont arrivés en 2001. Et depuis, ils ne cessent de connaître un succès grandissant.
Ils se différencient des fonds indiciels traditionnels par le fait qu'ils ont une liquidité importante et une cotation en continue ; cela veut dire que n'importe qui sur la place boursière peut acheter, dans son plan d'épargne actions, des ETF. «Ces véhicules permettent d'investir sur tous les indices actions au monde. Ils permettent également d'investir sur une zone géographique déterminée ou sur un secteur déterminé à travers des ETF qui répliquent des indices sectoriels comme le secteur bancaire. On peut même investir sur les obligations puisqu'il existe des indices qui sont composés d'obligations», a précisé Brahim Sentissi Fondateur et Directeur, Cejefic consulting.
Sentissi fait état de trois manières possibles pour répliquer un indice. La réplication directe dont le principe est de détenir exactement la composition de l'indice, et de la faire évoluer en fonction de la méthodologie de calcul de ce dernier. Exemple : si le gestionnaire veut répliquer la performance du MASI, il doit reconstituer dans son fond la composition du MASI, il va acheter les actions qui composent le MASI et ce fond évoluera en fonction de la composition de l'indice ; à condition que l'indice soit liquide – c'est-à-dire qu'on peut acheter et vendre les actions qui le composent sans problème.
La réplication partielle est une réplication rapprochée qui consiste à acheter une partie des actions les plus représentatives de l'indice. Enfin, la réplication synthétique, très utilisée par lyxor, qui consiste à acheter des actions qui ne sont pas forcément des composantes de l'indice. Elle nécessite également l'achat d'un swap sur la performance de l'indice par le gestionnaire. In fine, ce dernier échangera la performance de ses actions à sa contrepartie contre la performance de l'indice. Cependant, ce produit ne pourra pas fonctionner s'il n'y a pas assez de liquidités. En particulier, la Bourse de Casablanca ne connaît pas beaucoup de volumes. Des ordres importants générés par des ETF pourront décaler le marché. De ce fait, il y a toute une méthodologie à mettre en place pour pouvoir les implémenter.
Avec 11 ans d'existence, le London stock exchange est le plus important marché d'ETF au monde. En effet, le LSE comprend 569 ETF produits par quinze grands émetteurs tels que I shars, Deutsh bank…), en plus de 238 ETF qui sont aussi disponibles en devises multiples (£, €, $). En reconnaissance à cette positon, cette année, deux grands prix ont été attribués à ce marché. «Le succès et la croissance du marché des ETF sont dus à la simplicité et à la diversité des produits», selon Gillian Walmsley, London stock exchange. Elle ajoute : «L'intérêt grandissant des investisseurs institutionnels, en particulier aux ETF côtés sur un marché réglementé, est la sécurité de la contrepartie en plus de la cotation en continu, la liquidité et la transparence dans la négociation».
« Les ETF sous forme de FCP seraient admissibles à la Bourse de Casablanca », confirme Kawtar Raji avocate chez le cabinet Lefèvre Pelletier et Associés. Ceci s'explique pour deux raisons : les ETF seront cotés. Et qui dit cotation, dit gage de sécurité et transparence des transactions. De ce fait, les ETF ne devraient pas porter préjudice à la sécurité qui devrait entourer l'épargne public. Il demeure cependant des préconisations et des recommandations pour mettre à niveau les cadres légal et réglementaire au Maroc pour, à la fois, accueillir les ETF et encourager leur développement ; à savoir, l'autorisation expresse de la cotation d'OPCVM indiciels, la création d'un compartiment dédié aux ETF, la mise en place d'un cadre réglementaire spécifique aux ETF et, enfin, la définition des conditions d'admission des ETF à la négociation sur le marché.


Cliquez ici pour lire l'article depuis sa source.