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Le Maroc menacé de perdre sa 1ère place d'exportateur
Publié dans Les ECO le 16 - 11 - 2009

La câpre, ce produit agroalimentaire méconnu de la majorité des Marocains, a le mérite de placer le royaume numéro 1 mondialement en termes de production (20 000 tonnes par an) et d'exportations ! À part une demande exprimée par les restaurants ou par quelques gourmets initiés à ses qualités gustatives, seulement 2% de la production est écoulée sur le marché national. Plus de 90% de la récolte nationale de câpres est destinée à l'exportation. Les principaux débouchés sont les pays de l'Union Européenne avec en tête, l'Italie, l'Espagne et la France, suivies des Etats-Unis et du Venezuela.
Des potentialités très mal exploitées
Les exportations réalisées en 2008 (12 090 tonnes) ont généré 287 millions de dirhams, soit 6,9% de la valeur des exportations des produits agroalimentaires d'origine végétale. Cependant, cette filière importante du secteur des exportations agroalimentaires, n'échap­pe pas non plus aux griffes de la crise économique.
Les exportations pour le premier semestre 2009 ont reculé de 25%. Pour tirer la sonnette d'alarme, Driss Guessouss, Directeur d'Uricimar et Président de la fédération des industries de conserves des produits alimentaires du nord, n'y est pas allé par quatre chemins. « Aujourd'hui, avec les problèmes que connaît le secteur des câpres, nous risquons facilement de perdre notre première place sur la scène mondiale», lance-t-il tout de go.
En effet, les exigences du marché extérieur en termes de qualité et de calibre exercent une pression sur la valorisation du produit. En matière de câpres, ce sont paradoxalement les plus petites qui sont les plus prisées, les plus demandées et les mieux vendues, or 70% de la récolte dans la région de Fès, plus grand producteur national, sont constitués de câpres de grand calibre.
Ce qui rend l'écoulement du produit difficile au niveau du marché international. D'autant plus que la concurrence (essentiellement de la part de la Turquie et de la Syrie) se fait de plus en plus rude. La cueillette est à l'origine de ce problème. « L'agriculteur marocain n'est pas sensibilisé à la qualité de la cueillette. Pour lui, dix petites câpres équivalent à peine une câpre de grand calibre, il va plutôt chercher la facilité et la rapidité », explique Driss Guessouss.
Cerise sur le gâteau, la main-d'œuvre qualifiée n'est pas toujours disponible en nombre suffisant.
«Même à 100 DH la journée, la main-d'œuvre se fait de plus en plus rare, nous craignons que dans 4 ou 5 années, nous serons dans l'obligation d'importer du personnel, notamment d'A­frique», s'alarme-t-il.
Bien que leader, le Maroc n'a aucun pouvoir sur les prix
Marocapres (40%) avec ses quatre unités de transformation à travers le royaume, Urcimar (20%), Sicopa et Caimaco qui se partagent (15%), sont les principaux exportateurs de câpres au Maroc. Les autres opérateurs à l'instar de Sesta et VCR exportent en faibles quantités pour diversifier et compléter leurs offres. Logiquement, ces entités ont de quoi dominer le marché et en fixer les règles du jeu. Vœu pieu puisque, comme l'explique Abdelhak Bennani, directeur de la Ficopam (fédération des Industries de Conserve des Produits Agricoles du Maroc), « sur la scène internationale, nous sommes des preneurs de prix et non pas des faiseurs de prix, malgré notre position de leader ». Il faut savoir que les tarifs varient selon qu'il s'agisse de produit en vrac ou en produit fini, mais aussi selon le profil du pays acheteur. On entend par là, s'il est importateur pour ses propres besoins de consommation ou bien s'il importe dans l'objectif d'une revente future après transformation dans ses usines.
Le prix de vente pour l'Espagne par exemple tourne autour de 16DH/kg.
Le prix passe pratiquement au double aux Etats-Unis
Cette dernière récupère une bonne partie des récoltes marocaines en vrac, étant elle-même productrice de câpres mais en faible quantité, les transforme en produit fini portant son propre label et profite ainsi d'un meilleur positionnement sur le marché international. Contrairement aux Etats-Unis où ce prix passe au double, soit une moyenne de 30DH/kg pour une exportation destinée à la consommation directe.
La valorisation locale fait défaut
Le reconditionnement des câpres dans sa majorité s'effectue à l'étranger par les pays importateurs, laissant échapper ainsi une valeur ajoutée pour les industriels marocains, et des sources en devises très importantes dont l'économie marocaine a fort besoin en ce moment de crise mondiale. Le manque d'encadrement technique et de savoir-faire concerne la totalité du processus de la récolte jusqu'au produit fini. Le manque de terrains bloque la réalisation des projets industriels ; actuellement, dans la région de Fès, 66 projets industriels dont une bonne partie destinée au conditionnement des câpres, ne voient pas le jour, faute de disponibilité de terrains. L'absence d'une stratégie nationale visant la promotion du secteur, les agrégations du plan Maroc vert compliquent davantage la situation. D'autant plus qu'on note un manque de centres de collecte, d'assistance et d'aide financière ainsi qu'un manque d'encadrement technique pour les industriels.


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