Sahara : après 51 ans d'impasse, le temps du réalisme est venu    Les Béninois aux urnes pour un double scrutin législatif et local    Dossier du Sahara marocain : l'Institut Elcano analyse le tournant stratégique de l'Espagne    11 janvier 1944 : quand le Maroc a choisi la liberté    Akhannouch : « les Marocains méritent toujours mieux »    RNI : Aziz Akhannouch préside le Conseil national    Aziz Akhannouch : « Les joueurs et l'entraineurs ont réalisé un grand exploit »    Depuis son inauguration, le nouveau terminal de croisières du port de Casablanca a accueilli 53 navires et près de 94.000 passagers    94.000 passagers accueillis au nouveau terminal de croisières de Casablanca    Ports : L'ANP mobilise 3,8 milliards DH pour son programme d'investissement 2026-2028    Tunnel de Gibraltar : l'octroi des études à Ineco contesté en Espagne    Hassan Ouriaghli, le dernier silence d'un bâtisseur discret    Les forces américaines mènent des frappes contre Daech en Syrie    Panne géante d'électricité à Berlin : La réparation du réseau prendra plusieurs mois    Tempête Goretti : Les réacteurs français de Flamanville à l'arrêt (EDF)    82ème anniversaire du Manifeste de l'Indépendance : Grâce Royale au profit de 1.386 personnes    Criminalité: Six villes sud-africaines dans le top 20 d'un classement mondial    Soudan: Mille jours après l'éclatement du conflit, deux tiers de la population ont besoin d'aide    Manifeste de l'Indépendance: Grâce royale au profit de 1 386 personnes    CAN 2025 : Samuel Eto'o tente d'apaiser la polémique par un message conciliant au président de la FRMF    CAN 2025 : Brahim en tête du classement des canonniers après les quarts    CAN 2025 : des demi-finales explosives pour un dernier carré de prestige    Casablanca : Inauguration de la salle couverte Abdelmajid Dolmy    Regragui lucide après l'exploit face au Cameroun    Brahim Diaz, une CAN hors normes    CAN-2025: Le Maroc à deux marches du Sommet    Rétro-verso : Quand nos ancêtres affrontaient les intempéries sur les routes commerciales    Températures prévues pour lundi 12 janvier 2026    Sa Majesté le Roi souffre d'une lombosciatalgie mécanique, associée à une contracture musculaire, sans aucun signe de gravité    Prévisions météorologiques pour dimanche 11 janvier 2026    Restricciones en Francia para los aficionados marroquíes tras la victoria de los Leones del Atlas    Diaspo #423 : Moroccan DJ Simo Kasabi on chasing a dream in the United States    AFCON : Moroccan celebrations curtailed in France, freer in Belgium and Canada    Rap, laptops et laine de roche : Parcours mitigé des home-studios marocains [INTEGRAL]    LE MAROC, MIROIR QUI RENVOIE L'ADVERSITE À SON PROPRE NEANT    Diaspo #423 : Simo Kassabi, DJ féru des platines de Harhoura à Los Angeles    Marché monétaire : nette décélération des placements du Trésor    Pêche : plus de 10 milliards de DH de produits commercialisés en 2025    Hassan Ouriagli, PDG du groupe Al Mada, n'est plus    La presse marocaine perd un grand caricaturiste    Classement FIFA : une grande première historique pour le Maroc    Terrorisme : Un total de 151 ans de prison pour la cellule des «Lions du califat»    Yennayer 2976 : Meteor Airlines fête ses 10 ans avec le Nouvel an amazigh    Histoire : La soie, pilier économique des califats musulmans d'Al-Andalus    Le ministre des Affaires étrangères, de la Coopération africaine et des Marocains résidant à l'étranger, M. Nasser Bourita, a reçu, vendredi à Rabat, le Président de l'Assemblée nationale de la République du Sénégal, M. El Malick Ndiaye.    L'Hôpital Privé Ibn Yassine Rabat du groupe AKDITAL ouvre ses portes    BAFTA 2026 : « One Battle After Another » en tête des longlists    L'histoire des drapeaux marocains expliquée    







Merci d'avoir signalé!
Cette image sera automatiquement bloquée après qu'elle soit signalée par plusieurs personnes.



Un melting-pot inévitable
Publié dans Les ECO le 05 - 04 - 2010

«Javelliser» la France. La rendre plus blanche que blanche. Défi ambitieux que de vouloir rendre la France aux Français (de souche), comme le prônent les partis d'extrême droite. Si l'on manquait jusqu'alors de chiffres parlants sur le nouvel aspect de l'ancienne Gaule, la situation est réparée depuis la publication récente d'une étude réalisée conjointement par l'Institut national d'études démographique (Ined) et l'Institut national de la statistique et des études économiques (Insee). Révélant les «trajectoires et origines» des Français, elle illustre le melting-pot qui caractérise aujourd'hui l'Hexagone. Le constat est sans appel : 1,3 million de personnes nées en France ont au moins un parent originaire du Maghreb ou d'Afrique subsaharienne, soit 4 sur 10. Une proportion gigantesque. En toute logique avec le passé historique, c'est l'Algérie qui remporte la palme de l'immigré, avec 20% du total tandis que 15% sont originaires du Maroc ou de Tunisie, et 4% d'Afrique subsaharienne.
Les diplômes ne protègent plus
Ce nombre croissant ne décourage pas la discrimination qui demeure tenace, en particulier dans le milieu du travail. À qualification et expérience professionnelles comparables, les candidats d'origine maghrébine ou subsaharienne ont 3 à 5 fois moins de chance d'être admis à des entretiens d'embauche que leurs homologues d'origine européenne. Conséquemment à cela, le risque de chômage varie entre 20 et 50% de plus pour ces minorités. Plus grave, un haut diplôme ne protège pas de la ségrégation, bien au contraire : plus le statut hiérarchique est élevé, plus la discrimination est présente. L'enquête, qui a été réalisée sur 22.000 personnes, en explique les raisons. «Non seulement l'instruction mène à une conscience plus aiguë des discriminations, mais un diplôme élevé conduit les minorités à accéder à des positions où elles sont peu représentées, et en conséquence, encore peu reconnues». Ce que les spécialistes appellent «le plafond de verre», phénomène qui empêche certaines catégories d'accéder à des niveaux élevés de la hiérarchie. Le faciès primant sur les qualifications professionnelles. Être détenteur de la nationalité française ne suffit même plus. Avec tous ces critères complexes, c'est à se demander qui est Français aujourd'hui. L'adaptation est cependant inévitable. Le visage planétaire subit un lifting incessant. Aux discriminés de résister, et aux discriminants de suivre la vague cosmopolite.


Cliquez ici pour lire l'article depuis sa source.