Akhannouch : « Les énergies renouvelables représentent plus de 46 % des capacités installées »    Mazagan Beach & Golf Resort célèbre la 3e promotion de son programme Leadership au Féminin    Publicité : 425 MDH investis durant les dix premiers jours du Ramadan    Lions de l'Atlas : Adil Ramzi complète le staff de Mohamed Ouahbi ?    Les Lionceaux de l'Atlas U17 repartent à la conquête de l'Afrique    Mondial 2026 : Mohamed Ouahbi en mission à Atlanta !    OPCVM : un actif net de plus de 799,36 MMDH au 27 février    Trump : l'armée américaine prendra le contrôle du détroit d'Ormuz « le moment venu »    Le président Trump affirme que la guerre en Iran est « quasiment » finie    Guinée. Doumbouya dissout 40 partis politiques    Akhannouch représente le Roi au 2è Sommet international sur l'énergie nucléaire à Paris    Grande distribution au Maroc : de grands changements en vue    Bourse de Casablanca : ouverture en hausse    Mercato : Après Chelsea, le FC Barcelone se renseigne sur Yassine Gessime    Al Qadsiah sécurise l'arrivée de Souffian El Karouani pour la prochaine saison    Ligue des champions : Liverpool, Barça, Bayern ... Voici le progamme de ce mardi    Accès des femmes à la justice : Ben Yahia met en avant à New York les avancées du Maroc    Le Trésor place 2,35 MMDH d'excédents de trésorerie    Région de l'Oriental: Le taux de scolarisation des filles s'élève à plus de 95%    Trump : L'armée américaine prendra le contrôle du détroit d'Ormuz "le moment venu"    La guerre contre l'Iran... Washington s'apprête-t-elle à inscrire le Polisario sur ses listes noires ?    Du conflit avec l'Iran à la guerre au Liban : un pays pris au piège d'une guerre qui le dépasse    Guerre au Moyen-Orient : le PJD appelle à préserver la stabilité des pays arabes    Les autorités pharmaceutiques activent le retrait de lots de lait infantile du marché marocain    Avenir de la MINURSO : une délégation des FAR s'est rendue à New York    El Consejo Democrático Civil critica la exclusión de los marroquíes en el extranjero de las elecciones legislativas de 2026    Migration council says decree setting 2026 elections excludes Moroccans abroad    Nouveau monstre marin préhistorique géant découvert au Maroc    Interdiction d'une fresque à Tanger : quand l'art s'arrête face aux autorités locales    Santé : L'INPLLC relance le marché relatif à la cartographie des risques de corruption    Radios et télévisions indépendantes : l'ARTI prépare sa stratégie 2026-2027    Selon les calculs, l'Aïd Al-Fitr devrait être célébré le samedi 21 mars au Maroc    Lions de l'Atlas : quel cap après le changement de coach ?    Botola Pro : le Wydad renverse l'Union de Touarga dans un match fou (4-3)    La DGSN dément des rumeurs d'enlèvements d'enfants    Santé. Le Niger mise sur un écosystème intégré    Droits et libertés : ce que révèle le rapport 2024 du CNDH    MRE : la question de la participation électorale relancée    Tourisme. Le Maroc à l'honneur sur France Télévisions    SILA 2026 : Abidjan, la capitale du livre    Après le changement de direction, l'IMA présente sa nouvelle offre éditoriale    Caftans au Maroc #3 : De Tétouan à Oujda, les influences locales et andalouses se croisent    Ligue arabe : Le Maroc condamne les agressions iraniennes contre des Etats arabes    Sahara : Christopher Ross prend acte du changement de paradigme tout en jouant l'avocat du Polisario    Diaspora #431 : Najma, l'âme marocaine derrière l'artiste NAJ    Mondial 2030 : la droite espagnole tente de provoquer le Maroc    Azoulay : Un Ftour Pluriel d'anthologie qui fera date    UNESCO : Tanger relance sa candidature au patrimoine mondial    







Merci d'avoir signalé!
Cette image sera automatiquement bloquée après qu'elle soit signalée par plusieurs personnes.



Hydrogène vert : une voie prometteuse en Afrique, grâce à la collaboration régionale
Publié dans Les ECO le 13 - 11 - 2024

Le développement d'une industrie africaine de l'hydrogène vert suscite un vif intérêt des investisseurs mais soulève aussi de nombreux défis techniques, réglementaires et financiers. Décryptage des enjeux et perspectives de cette opportunité énergétique pour le continent.
Méga-projets, corridors export, transferts technologiques : l'Afrique saisit l'opportunité de l'hydrogène vert mais de nombreux obstacles restent à lever. La transition énergétique mondiale vers des sources plus propres et durables est désormais une priorité. Dans ce contexte, l'hydrogène vert émerge comme une solution d'avenir prometteuse, notamment pour le continent africain richement doté en ressources renouvelables.
Cependant, le développement de cette filière nécessite une collaboration régionale renforcée pour attirer les investissements nécessaires et relever les défis technologiques et logistiques. C'est la thèse que soutiennent à l'unanimité les experts, lors du sommet sur l'hydrogène de la Semaine africaine de l'énergie (AEW) 2024, qui s'est tenu du 4 au 8 novembre 2024. La rencontre a mis en avant la collaboration comme clé des investissements.
La conférence Invest in African Energies 2024 a exploré le rôle que jouera l'hydrogène dans l'avenir de l'énergie africaine.
Selon Joyce Kabui de l'Alliance africaine pour l'hydrogène vert, «davantage de pays doivent établir des conditions clés pour créer une plateforme de partage des connaissances. Le soutien dépend de l'ampleur de la collaboration dans l'hydrogène vert».
Certains pays africains sont déjà bien engagés, à l'image de la Mauritanie devenue une destination privilégiée avec 1,5% du marché mondial grâce à ses méga-projets comme AMAN (30 GW), Megaton Moon (35 GW) et Nour (10 GW).
Comme l'explique Margaret Mutschler de CWP, «la Mauritanie a réussi à prouver l'existence de ressources renouvelables et à comprendre les profils énergétiques disponibles».
L'Afrique du Sud a également inscrit l'hydrogène vert au cœur de sa transition énergétique équitable via sa feuille de route hydrogène.
«L'hydrogène est une préoccupation centrale et nous savons que l'Afrique du Sud peut grandement contribuer à l'industrie mondiale», affirme Sifiso Msabala du Fonds central de l'énergie.
D'autres acteurs comme l'Egypte, le Maroc, la Namibie, le Kenya et la République du Congo prospectent activement cette voie verte, l'objectif étant de produire et d'exporter massivement vers des marchés comme l'Europe très demandeuse.
L'Europe, un marché très demandeur
L'Union européenne représente actuellement le principal marché d'exportation potentiel pour l'hydrogène vert produit en Afrique. Avec ses ambitieux objectifs de neutralité carbone d'ici 2050 et de développement d'une économie sobre en carbone, l'UE cherche activement à s'approvisionner en énergies renouvelables comme l'hydrogène vert. Le Pacte vert européen prévoit notamment d'importer d'énormes quantités d'hydrogène bas carbone pour décarboner les secteurs industriels lourds difficilement électrifiables comme la sidérurgie, la chimie ou le raffinage.
Selon les estimations, l'Europe aura besoin d'importer jusqu'à 40% de sa demande future en hydrogène renouvelable. Le continent africain, riche en ressources solaires et éoliennes, dispose d'un immense potentiel pour produire à grande échelle et à moindre coût cet hydrogène vert tant convoité. Les pays africains sont donc idéalement positionnés pour devenir les prochains grands exportateurs mondiaux d'hydrogène décarboné vers l'Europe.
Cette opportunité commerciale représente des débouchés colossaux et une perspective de diversification économique majeure pour de nombreux pays africains. L'Afrique du Nord, dont le Maroc notamment, avec ses vastes zones désertiques très ensoleillées et ventées, concentre déjà de nombreux projets pharaoniques d'exportation vers l'Europe voisine.
Pour capter pleinement ces formidables opportunités, les pays africains producteurs devront cependant résoudre les défis logistiques et infrastructurels majeurs posés par le transport de l'hydrogène sur de très longues distances vers les marchés consommateurs.
Défis à relever
Cependant, d'importants défis restent à relever pour concrétiser cette ambition africaine. Des cadres réglementaires et politiques incitatifs doivent être mis en place pour attirer les investisseurs. Des partenariats public-privé solides sont indispensables pour financer et mettre en œuvre les projets de grande envergure nécessaires.
Le transfert de technologies et l'acquisition de compétences techniques sont également cruciaux. La collaboration régionale apparaît dès lors comme la clé de voûte. Via l'Alliance africaine pour l'hydrogène vert, une dynamique de partage d'expériences, d'harmonisation des normes et de coordination des stratégies peut se créer. Une approche cohérente faciliterait grandement le déploiement de chaînes de valeur intégrées et de corridors d'exportation connectés.
«Le soutien dépend de l'ampleur de la collaboration dans l'hydrogène vert», rappelle Joyce Kabui, plaidant pour davantage d'initiatives communes africaines.
Mobilisation des financements, des compétences et transferts technologiques
Au-delà des échanges intra-africains, une collaboration internationale renforcée avec les pays consommateurs comme l'Europe est vitale. Elle permettrait de créer un marché stable et profitable pour l'hydrogène africain tout en mobilisant financements, compétences et transferts technologiques indispensables. Les défis logistiques et d'infrastructures pour le transport et l'exportation de l'hydrogène devront aussi être relevés collectivement.
Le développement de réseaux régionaux de gazoducs, ports, routes et centrales électriques dédiés nécessitera des investissements massifs et coordonnés. En somme, si l'hydrogène vert représente une formidable opportunité économique et environnementale pour l'Afrique, sa concrétisation passera par un effort de collaboration sans précédent entre les Etats, les industriels et la communauté financière internationale.
Bilal Cherraji / Les Inspirations ECO


Cliquez ici pour lire l'article depuis sa source.