Santé : L'INPLLC relance le marché relatif à la cartographie des risques de corruption    Info en images. Guerre au Moyen-Orient: Le baril de pétrole franchit les 100 dollars    Grève à Bruxelles : RAM annule plusieurs vols    Noor Atlas 305 MW: L'ONEE et Masen signent les contrats PPA et lancent la réalisation du Programme    Bourita: SM Le Roi considère que la sécurité du Golfe est indissociable de celle du Maroc    Enlèvements d'enfants liés au trafic d'organes: La DGSN dément    Revue de presse de ce lundi 9 mars 2026    Entrepreneuriat féminin : un potentiel encore sous-financé    Immobilier : une santé de façade ?    Guy Escarfail prend la présidence de la Chambre de commerce suisse au Maroc    Industrie. Mohammedia et Benslimane accueillent trois nouvelles zones    Bourse de Casablanca : ouverture dans le rouge    MRE : la question de la participation électorale relancée    Selon les calculs, l'Aïd Al-Fitr devrait être célébré le samedi 21 mars au Maroc    Les Émirats ne participeront "à aucune attaque contre l'Iran" depuis leur territoire    Lions de l'Atlas : quel cap après le changement de coach ?    Botola Pro D1 : le Raja de Casablanca conserve le fauteuil de leader    Mondial 2030 : une délégation de la FIFA bientôt au Maroc    La CAF augmente les primes de la LdC et de la Coupe de la Confédération    Après sa blessure, Oussama Targhalline signe un retour rapide avec Feyenoord    Radios et télévisions indépendantes : l'ARTI prépare sa stratégie 2026-2027    Après une alerte internationale..l'ONSSA retire des lots de lait infantile et recommande de ne pas les acheter    Arganier : le premier génomede référence dévoilé    Santé. Le Niger mise sur un écosystème intégré    Droits et libertés : ce que révèle le rapport 2024 du CNDH    Après le changement de direction, l'IMA présente sa nouvelle offre éditoriale    SILA 2026 : Abidjan, la capitale du livre    Tourisme. Le Maroc à l'honneur sur France Télévisions    L'ONSSA ordonne le retrait préventif de plusieurs lots de laits infantiles    Virage attendu à Caracas : le Venezuela réexamine sa position sur le Polisario, tandis que la diplomatie marocaine intensifie son action en Amérique latine    Les Émirats Arabes Unis invoquent la légitime défense face à une agression iranienne massive    Le ministre chinois des Affaires étrangères révèle : Les relations sino-américaines à l'aube d'une phase cruciale en 2026    Sahara: Christopher Ross toma nota del cambio de paradigma mientras actúa como defensor del Polisario    Cambuur : Ismaël Baouf impressionne et attire des grands clubs    Caftans au Maroc #3 : De Tétouan à Oujda, les influences locales et andalouses se croisent    Le président chinois envoie un message ferme à l'armée lors de la quatrième session du Conseil national    Sahara : Christopher Ross prend acte du changement de paradigme tout en jouant l'avocat du Polisario    Ligue Arabe : Le Maroc réaffirme que la sécurité des États arabes est « indissociable » de la sienne face aux ingérences iraniennes    Le temps qu'il fera ce dimanche 8 mars 2026    Souffian El Karouani espère retrouver les Lions de l'Atlas    TFC – OM : Nayef Aguerd et Bilal Nadir absents du groupe marseillais    Diaspora #431 : Najma, l'âme marocaine derrière l'artiste NAJ    Mondial 2030 : la droite espagnole tente de provoquer le Maroc    Le Maroc condamne les frappes de drones iraniennes contre l'Azerbaïdjan    L'Ethiopie inaugure le premier commissariat de police « intelligent » d'Afrique    « Rass Jbel » : quand la légende de « Al Hayba » prend racine au Maroc    Azoulay : Un Ftour Pluriel d'anthologie qui fera date    UNESCO : Tanger relance sa candidature au patrimoine mondial    







Merci d'avoir signalé!
Cette image sera automatiquement bloquée après qu'elle soit signalée par plusieurs personnes.



Environnement : les sécheresses et inondations actuelles, un "avant-goût" de l'avenir, prévient l'ONU
Publié dans Les ECO le 08 - 10 - 2024

Les sécheresses intenses et inondations extrêmes qui se multiplient dans le monde sont un «avant-goût» des évolutions à venir alors que le changement climatique rend le cycle de l'eau plus erratique, a averti l'ONU lundi.
«L'eau devient de plus en plus imprévisible» et «les signaux d'alarme sont impossibles à ignorer», a déclaré Celeste Saulo, secrétaire générale de l'Organisation météorologique mondiale (OMM), une agence de l'ONU, en conférence de presse. Dans un nouveau rapport, l'OMM signale une aggravation à l'échelle planétaire de l'insuffisance des ressources en eau. Examinant les données sur 33 ans, l'organisation a constaté que les cours d'eau de la planète avaient atteint l'an dernier un niveau de sécheresse jamais vu sur cette période. «Dans le contexte du changement climatique, l'eau nous donne un avant-goût des évolutions à venir», a averti la responsable, dans un communiqué.
Risques multiples
«Les signaux d'alarme se multiplient : nous assistons à une exacerbation des précipitations, des crues et des sécheresses extrêmes, qui lèvent un lourd tribut sur les vies, les écosystèmes et les économies», observe-t-elle.
L'année 2023 ayant été la plus chaude jamais enregistrée, les températures élevées et la faiblesse généralisée des précipitations ont contribué à des sécheresses prolongées. Les crues se sont toutefois aussi multipliées sur la planète: les événements hydrologiques extrêmes ont été favorisés non seulement par des facteurs climatiques naturels, notamment la transition de conditions La Niña à un épisode El Niño à la mi-2023, mais également par le changement climatique d'origine humaine, indique l'OMM.
«L'élévation de la température a accéléré le cycle hydrologique, qui est aussi devenu plus irrégulier et moins prévisible», explique Celeste Saulo.
Les conséquences sont multiples : «Une atmosphère plus chaude pouvant contenir plus d'humidité, le réchauffement climatique augmente le risque de fortes précipitations» tandis que «parallèlement, l'accélération de l'évaporation et l'assèchement des sols aggravent les sécheresses». L'eau est soit trop abondante, soit insuffisante, plongeant de nombreux pays dans des situations de plus en plus difficiles.
«Il y a maintenant beaucoup plus d'eau sous forme de vapeur et dans ce que nous appelons les rivières atmosphériques» que l'on «ne peut pas contrôler avec des barrages», a expliqué la cheffe de l'OMM.
C'est sur le continent africain que les phénomènes météorologiques liées à l'eau ont entraîné le plus de pertes humaines l'an dernier, selon l'OMM. En Libye, deux barrages se sont effondrées à la suite d'une crue majeure en septembre 2023, faisant des milliers de morts. Des crues ont également frappé la région de la Corne de l'Afrique, la République démocratique du Congo, le Rwanda, le Mozambique et le Malawi.
L'eau, le grand péril
Actuellement, 3,6 milliards de personnes ont un accès insuffisant à l'eau au moins un mois par an et leur nombre devrait dépasser 5 milliards d'ici à 2050, selon l'ONU. Le rapport montre que le débit d'environ 50% des cours d'eau du globe a été inférieur à la normale l'an dernier. Et l'apport dans les réservoirs, tels que les barrages, a été inférieur à la normale dans de nombreuses régions du monde au cours des cinq dernières années. Les glaciers sont aussi sur la ligne de front du réchauffement climatique : selon des données préliminaires pour la période allant de septembre 2022 à août 2023, ils ont perdu plus de 600 gigatonnes d'eau, ce qui représente la pire perte en 50 ans d'observation.
«La fonte des glaces et des glaciers menace la sécurité hydrique à long terme de plusieurs millions de personnes. Pourtant, nous ne prenons pas les mesures urgentes qui s'imposent», s'alarme la secrétaire générale de l'OMM.
L'organisation demande des alertes précoces pour tous afin de protéger les vies et les moyens de subsistance liés à l'eau, et appelle à améliorer la connaissance et le partage des données sur les ressources en eau. Stefan Uhlenbrook, directeur du département Hydrologie, Eau et Cryosphère à l'OMM, a souligné l'importance d'investir dans les infrastructures pour préserver l'eau et protéger les populations des dangers, mais aussi sur la nécessité d'économiser l'eau, en particulier pour l'agriculture qui utilise 70% de la consommation mondiale d'eau douce. Quant à revenir à un cycle de l'eau naturel plus régulier, les choses s'annoncent difficiles.
«La seule chose que nous pouvons faire est de stabiliser le climat. C'est un défi générationnel», a-t-il dit.
Sami Nemli avec agences / Les Inspirations ECO


Cliquez ici pour lire l'article depuis sa source.