Journalisme de santé en Afrique : sous pression, mais en quête de solutions    Bamako. La Biennale fait rayonner la photographie africaine    Chefchaouen : drones et hélicoptère mobilisés pour retrouver une fillette disparue    Bourse de Casablanca : clôture en baisse    Conflit Pakistan-Afghanistan: la Chine propose sa médiation    Industries manufacturières : hausse de l'indice des prix à la production de 0,3 % en janvier    Ghassane El Machrafi : « Les performances logistiques aux frontières portuaires sont globalement très solides »    Achraf Hakimi remercie les supporters parisiens pour leur soutien    Les USA autorisent le départ d'Israël de leurs employés non essentiels    Ligue des champions : Voici le tableau final complet    Un migrant tente de traverser vers Ceuta en utilisant un parapente    Figuig : 20 organisations saisissent le chef du gouvernement    Marruecos: 4.083 infracciones registradas por el control de mercados durante el Ramadán    Vents avec tempête de sable ou de poussière prévus dans le Sud    Artisanat : Performances consolidées et défis d'une transformation maîtrisée    Saulos Chilima : Un an après le crash, le Malawi relance les investigations    Des scientifiques sonnent l'alarme : le changement climatique a intensifié les neuf récentes tempêtes    Jared Ejiasian, pulvérise le record du monde U18 du 60 m haies    Han Jun : « L'expérience de la Chine contribue à la réduction de la pauvreté dans le monde »    Banques: Le besoin en liquidité s'allège à 132 MMDH en janvier 2026    Amical : Les Lionnes de l'Atlas peaufinent leurs entraînements avant d'affronter le Burkina    Maroc : 4 083 infractions enregistrées par le contrôle des marchés de ramadan    Données personnelles : le Maroc et le Portugal signent un mémorandum d'entente    Maroc-UE : 30 ans de partenariat stratégique    Santé : le ministère accélère la régularisation des dossiers administratifs    Transport aérien : un trafic record de plus de 3,1 millions de passagers en janvier    Israël bugge à nouveau sur la souveraineté marocaine sur le Sahara    CDH-ONU : La situation des Sahraouis des camps de Tindouf au centre d'une réunion à Genève    Tunamax à Berrechid, le plus grand projet thonier du Maroc    CDH-ONU: La situación de los saharauis en los campamentos de Tinduf en el centro de una reunión en Ginebra    Israel vuelve a tropezar con la soberanía marroquí sobre el Sahara    Sahara : la Mauritanie réaffirme sa neutralité constructive    Gouvernement kabyle. Ferhat Mehenni chez les parlementaires canadiens    CAN féminine 2026 : la liste du Maroc mêle joueuses expérimentées et talents émergents    Remaniement partiel en France: Quatre nouveaux ministres font leur entrée au gouvernement    La visite de Friedrich Merz à Pékin ouvre une nouvelle phase des relations sino-allemandes et réaffirme l'attachement au multilatéralisme    Maroc : Les pluies du début 2026 intensifiées par le changement climatique (étude)    Food Bladi, une immersion dans la gastronomie marocaine sur Medi1 TV    Alerte météo : fortes rafales de vent avec tempête de sable ou de poussières de jeudi à vendredi    Rabat. SM le Roi reçoit à Rabat plusieurs ambassadeurs étrangers    Cristiano Ronaldo acquiert 25% des parts du club espagnol Almeria    Fès: l'USMBA et le CNRST s'allient pour promouvoir la recherche scientifique    Christophe Leribault, nouveau président du musée du Louvre    L'Université Mohammed VI Polytechnique rejoint le réseau mondial APSIA    Nostalgia Lovers Festival revient pour une troisième édition au Vélodrome de Casablanca    Agadir mise sur la culture pour rythmer les Nuits du Ramadan    FInAB 2026 : Cotonou au rythme des arts et de la création africaine    Edito. Capital humain    







Merci d'avoir signalé!
Cette image sera automatiquement bloquée après qu'elle soit signalée par plusieurs personnes.



Généralisation du préscolaire : le programme national fait mieux que prévu
Publié dans Les ECO le 07 - 12 - 2021

AZIZ KAICHOUH, DG de la Fondation marocaine pour la promotion de l'enseignement préscolaire
Le Programme national de généralisation du préscolaire fait mieux que prévu. Les derniers chiffres, communiqués par le ministère de l'Education nationale, en témoignent. En effet, ils sont près de 8 enfants sur 10 à être préscolarisés. Acteur de référence auprès de la tutelle, la Fondation marocaine pour la promotion de l'enseignement préscolaire (FMPS) a accompagné ce chantier titanesque. Entretien avec Aziz Kaichouh, DG de la FMPS.
Le programme de généralisation du préscolaire avance à grands pas et le taux d'inscrits à réalisé un bond remarquable. Concrètement, quel état des lieux aujourd'hui ?
Le taux de préscolarisation a réalisé un grand progrès. Suite aux instructions Royales, le programme de généralisation a démarré officiellement en 2018. Selon les chiffres récemment communiqués par le ministère de l'Education nationale, le taux de scolarisation pour l'année 2021-2022 a atteint 79%. Sur le plan national, nous recensons 985.428 enfants inscrits en 2020-2021, dont 482.860 sont des filles et 384.317 sont issus du milieu rural. Concernant la FMPS, cette année, nous comptons plus de 12.000 unités préscolaires accueillant 250.000 enfants. Pour parvenir à un tel résultat, un budget important a été mobilisé. En effet, le projet de généralisation du préscolaire a atteint 951 millions de DH (MDH) pour la gestion, et 1,274 milliard de DH (MMDH) pour l'investissement.
La multitude d'intervenants ne risque-t-elle pas de freiner ce bel élan ?
Aujourd'hui, la tutelle est unifiée et centralisée. Le préscolaire dispose de son propre département au ministère de l'Education nationale. Tous les autres acteurs et opérateurs (sport, ONG ...), travaillent sous l'égide du ministère. Cette centralisation accélérera la généralisation du préscolaire, créera une émulation entre les acteurs et mènera vers un préscolaire de qualité.
Si la généralisation du préscolaire va bon train, elle se heurte à une problématique, celle de la disponibilité des ressources humaines. Aujourd'hui, où en est la formation des éducateurs?
Au niveau de la Fondation, nous disposons d'un centre de formation «FMPS Takwin» qui a pour mission de former les éducateurs et éducatrices afin d'améliorer leurs compétences dans le domaine du préscolaire. Il leur permet d'être toujours à la pointe de l'innovation pédagogique en prenant en considération les enjeux et besoins locaux. À l'heure actuelle, le centre a pu former 15.000 éducateurs et éducatrices et dispose de plus de 200 formateurs expérimentés. «FMPS Takwin» propose un large choix de formations de qualité et en étroite adéquation avec le domaine du préscolaire, avec un contenu pédagogique percutant et innovant, ainsi qu'un accompagnement sur mesure.
Hormis la formation, quelle est la contribution de la FMPS à ce chantier ?
La FMPS est considérée aujourd'hui comme étant un acteur national de référence dans le métier du préscolaire. Depuis sa création, la Fondation a pu construire la chaîne métier du préscolaire de qualité en nouant des partenariats stratégiques et en élargissant son réseau de classes à travers le Royaume, sans oublier le milieu rural auquel nous accordons un très grand intérêt. Bien entendu, la consolidation de notre offre autour de nos six piliers, à savoir «FMPS Takwin», «FMPS Abhat», «FMPS Tassyir», «FMPS Tatwir», «FMPS Tarbiya» et «FMPS Digital», nous permet d'assurer une démarche qualité.
Comment avez-vous fait face à la crise pandémique ?
Malgré la crise sanitaire, nous avons su maintenir notre niveau de performance à travers des dispositifs digitaux mis en place afin d'assurer une continuité pédagogique aux enfants du préscolaire. Nous avons mis en place un programme, avec des activités éducatives, appelé «Atfalouna», qui est diffusé quotidiennement sur certaines chaînes TV nationales. Ainsi qu'une plateforme éducative, sur YouTube, sous le nom «FMPS-Channel», qui offre plusieurs ressources éducatives numériques adaptées aux enfants du préscolaire (activités, jeux, histoires, comptines...).
Selon vous, comment déployer un préscolaire de qualité ?
Un préscolaire de qualité se construit sur un ensemble de piliers fondamentaux. D'abord, la qualité du capital humain qui est le maillon clé pour réussir cette opération pédagogique. Dans ce cadre, la FMPS, en collaboration avec l'Anapec, travaille à repérer et attirer les ressources qualifiées. Notre objectif est de garantir à l'ensemble des éducateurs un travail décent, à travers des contrats légaux et une couverture par différents régimes de protection sociale : AMO, CNSS, CIMR et AMC. La qualité du programme pédagogique est, également, un pilier important. Nous disposons d'un programme pédagogique appelé «La collection éveil et créativité», basé sur le cadre curriculaire de la tutelle. La collection se compose d'un guide de l'éducateur qui est considéré comme document de référence auquel l'éducateur peut se référer, d'un classeur d'enfant comportant un ensemble d'activités éducatives, ainsi que des «outils et supports didactiques» que l'éducateur doit utiliser pour compléter et enrichir ses activités (histoires, chants, posters,...). Viennent ensuite l'encadrement, le contrôle et la supervision. Afin d'assurer un préscolaire de qualité et l'amélioration continue des prestations pédagogiques ainsi que le développement des compétences des éducateurs, la FMPS a mis en place un système de supervision et d'encadrement pédagogique. Ce système repose essentiellement sur des ressources humaines qualifiées, à savoir des superviseurs encadrants pédagogiques et une division centrale (division de supervision, encadrement et évaluation pédagogiques).
Comment assurez-vous l'évaluation pédagogique?
La FMPS a opté pour la mise en place d'un système d'évaluation des compétences des enfants, en partenariat avec l'INDH, qui réalise le suivi du développement global de l'enfant à partir d'un ensemble d'outils et de techniques qui répondent aux besoins des enfants d'âge préscolaire. Dans le même cadre, la FMPS a conçu un système d'évaluation en faveur de son staff éducatif afin d'apprécier leurs performances et de prendre les mesures d'accompagnement nécessaires en vue de développer leurs compétences professionnelles et d'améliorer la qualité de leurs prestations.
Aujourd'hui, quels sont les efforts qui restent à mener ?
Nous devons rester toujours à la pointe de l'innovation et continuer à proposer à nos formateurs des séminaires menés par les spécialistes de l'innovation pédagogique, des sciences de l'éducation et de la psychologie. Je préconise, également, de multiplier les partenariats stratégiques qui mettront en avant une collaboration «win-win» et surtout de qualité.
Tilila El Ghouari / Les Inspirations ÉCO


Cliquez ici pour lire l'article depuis sa source.