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Tadla-Azilal, eldorado du miel
Publié dans Les ECO le 13 - 07 - 2012


Niche prometteuse. C'est le constat que notent la plupart des acteurs du secteur de l'apiculture. Il est vrai que ce type de production n'est pas commun à toutes les régions du pays, mais il existe un consentement général sur les bienfaits du miel, surtout celui qui émane de la production traditionnelle. De part le Maroc, certaines régions sont connues d'être historiquement un hub de l'apiculture bénéficiant d'un certain nombre d'éléments propices à la production du miel. Il s'agit premièrement des conditions climatiques favorables ainsi qu'une flore importante et diversifiée, avec des périodes de floraison variables s'étalant tout au long de l'année. Ces caractéristiques s'appliquent à la région Tadla-Azilal qui offre de très bonnes perspectives pour les petits producteurs et une demande grandissante en miel et produits dérivés. En total, la région compte à peu près 5000 producteurs qui comptabilisent environ 70.000 journées de travail annuelles. Cette force de travail permet à la région Tadla-Azilal de produire actuellement 350 tonnes, avec un objectif de produire 600 tonnes en 2015. Cet objectif en soi est très réaliste puisque le secteur a connu une modernisation des moyens de production après l'obtention de l'Indication géographique protégée Miel Zagoum Tadla-Azilal, lors du SIAM 2012. Sur une échelle nationale, on affirme du côté de la Fédération interprofessionnelle marocaine de l'apiculture (FIMAP) que la production peut vaciller en année climatique normale, entre 3500 à 4000 tonnes de miel par an, soit 20 kg par ruche moderne et 3,5 kg par ruche traditionnelle. Cette production est écoulée surtout à travers des circuits traditionnels des réseaux sociaux et des marchés urbains et ruraux ou consommée par les producteurs. Il est cependant important de citer que la consommation locale reste faible, avec une moyenne de 200 grammes par habitant et par an, en comparaison avec les pays développés. Ceci peut être expliqué par le fait que le prix du miel reste élevé pour la plupart des marocains. Cela étant le prix varie selon les arômes. A titre d'exemple Les miels d'euphorbe, de thym et de jujubier peuvent être vendus à 200 DH le kilo, celui de l'oranger à 70 DH, du caroubier à 150 DH et d'eucalyptus est à 80 DH, et ce sans prendre en compte l'augmentation des prix qui s'opère lors des périodes de grande demande, ou par le fait de la multiplication des intermédiaires. Ce qui soulève la question des obstacles qui freinent l'essor de l'apiculture. La faiblesse du pouvoir d'achat des consommateurs peut être citée comme première contrainte. A cela vient s'ajouter des soucis d'ordre technique tel que la nécessité de l'hybridation de la race d'abeilles existante pour augmenter la production de miel et la méconnaissance des producteurs des techniques modernes de récolte et d'élevage d'abeilles. Non seulement ils utilisent souvent des moyens d'extractions traditionnelles obsolètes mais participent également au problème de la déforestation.

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