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Taux de chômage. Cette baisse trompeuse
Publié dans Les ECO le 16 - 07 - 2019

Le Morocco Today Forum a tracé les grandes lignes d'une économie basée sur le savoir. Le Maroc se doit de rattraper le temps perdu.
La transformation structurelle de l'économie marocaine lors des 20 dernières années a été plutôt favorable à l'amélioration des conditions sociales. C'est en tout cas ce que revendique la Direction des études et des prévisions financières (DEPF) du ministère de l'Economie et des finances. Globalement, le niveau de vie par habitant a connu une franche hausse, progressant en moyenne de 4,2% par an entre 2004 et 2017 avec des taux plus élevés pour les catégories sociales modestes et intermédiaires. Outre la quasi- éradication de l'extrême pauvreté, le taux de pauvreté relative s'est fortement replié, passant de 15,3% en 2001 à 4,8% en 2014. Aussi, le nombre de chômeurs a baissé, entre 2000 et 2018, de 1.367.769 à 1.168.000 personnes permettant ainsi au taux de chômage de gagner 3,6 points de pourcentage en passant de 13,4% à 9,8%. Toutefois, cette évolution cache des disparités selon le milieu de résidence, le sexe, l'âge et le niveau de diplôme. Par milieu de résidence, le taux de chômage est passé durant la même période de 21,4% à 14,2% en milieu urbain et de 5% à 3,5% en milieu rural. Par sexe, ce sont les actifs masculins qui ont bénéficié le plus de la baisse du chômage avec en moyenne 13.419 chômeurs en moins contre une hausse moyenne de 4.492 pour les femmes entre 2000 et 2018. Le chômage persiste ainsi chez les femmes citadines (25% contre 11,4% pour les hommes). Par contre, en milieu rural, le taux de chômage des femmes (2,5%) reste inférieur à celui des hommes (4%).
De même, le chômage reste encore élevé parmi les jeunes âgés de 15 à 24 ans. Il a atteint 26% au niveau national (43,2% en milieu urbain) en 2018 enregistrant ainsi une baisse de 0,5 point au niveau national, 1 point pour cette catégorie en milieu rural et une augmentation de 0,7 point en milieu urbain. Entre 2017 et 2018, le taux de chômage des diplômés a, quant à lui, augmenté de 0,3 point pour atteindre 17,1% parmi ceux ayant un diplôme contre seulement 3,5% pour ceux n'ayant pas de diplôme. La discrimination à l'égard des femmes peut également être appréhendée par leur taux de chômage élevé, en particulier celui des citadines diplômées. Le marché de l'emploi reflète son aspect sélectif en faveur des hommes diplômés de niveau supérieur et moyen. L'analyse des indicateurs du marché du travail au Maroc fait également ressortir une évolution marquée par une baisse tendancielle du taux d'activité et du taux d'emploi et par une disparité de la répartition spatiale et sectorielle. La population active a connu un accroissement continu à raison de 90.000 actifs nets additionnels annuellement, passant de 10,278 en 1999 à 11,979 millions d'actifs en 2018. Toutefois, cet accroissement demeure inférieur à celui de la population en âge d'activité qui a augmenté de 371.000 personnes annuellement durant la même période, ce qui s'est traduit par une baisse du taux d'activité de 54,4% en 1999 à 46,2% en 2018.
Par genre, le taux d'activité révèle un écart important entre les deux sexes (70,9% chez les hommes et 22,2% chez les femmes en 2018), reflétant la faible participation des femmes au marché du travail. Cette baisse du taux d'activité, essentiellement en milieu urbain, s'explique par le recul important de l'offre de travail pour les jeunes âgés de 15 à 24 ans qui participent de moins en moins au marché du travail (certains prolongent la durée de leur scolarité et d'autres se retirent du marché du travail face aux difficultés croissantes d'insertion). Elle est due également à la faible participation des femmes dans l'activité économique, expliquée par la répartition traditionnelle des rôles dans le ménage, la scolarisation croissante des filles et l'allongement de leur scolarité, le statut matrimonial en particulier les femmes mariées, etc, ce qui engendre la prédominance du sous-emploi et de l'emploi non rémunéré des femmes. La baisse du taux d'activité a concerné l'ensemble des tranches d'âge mais avec des niveaux différentiés. Pour les jeunes âgés de 15 à 24 ans, ce taux a reculé de 21 points entre 1999 et 2018 alors que chez les personnes âgées de 25 à 34 ans, il a baissé de 4,7 points et parmi celles âgées de 35-44 ans de 3,5 points. Le taux de féminisation de la population active se situe à 26,5% durant la même période 1999-2018. Il a enregistré 22,3% en milieu urbain contre 31,2% en milieu rural.


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