Akhannouch : « Nous avons transformé le pays à travers des réformes profondes »    Maroc : vers une croissance de 4,7% au T2-2026    Entreprises : La CGEM revendique un bilan 2023-2026 « solide »    Kia élue «Best Manufacturer» aux TopGear.com EV Awards 2026    OCP : Emission obligataire hybride de 1,5 milliard de dollars    La Chine inaugure le plus grand porte-conteneurs électrique intelligent au monde    Maroc : les importations d'hydrocarbures bondissent à 361.000 barils par jour en mars    Ligue des Champions : Achraf Hakimi, dernier Lion de l'Atlas en mission    Stuttgart : Bilal El Khannouss relance la machine et fait taire les critiques    Marrakech : Les citernes almohades de Sidi Bou Othmane à l'honneur aux Journées du Patrimoine    Bryan Adams à Casablanca : Le rock dans sa forme la plus épurée    Moussem : A Moulay Abdellah, on prie, on galope, on danse... et maintenant on appelle d'offres    Le Bayern Munich terrasse le Real Madrid et s'envole vers les demi-finales    Abiy Ahmed et Ndayishimiye scellent une nouvelle étape de coopération    Booder de retour sur scène avec "Ah... l'école !", un spectacle entre rires et regard lucide sur l'éducation    Espagne : Polémique autour de l'exclusion des Sahraouis de la régularisation des sans-papiers    L'ambassadeur de France en visite à Laâyoune réaffirme le soutien de Paris au développement des provinces du Sud du Royaume    PL sur la profession d'avocat : Ouahbi propose un mandat unique pour les bâtonniers    easyJet inaugure sa première base africaine à Marrakech    Le jeune marocain Ilian Hadidi attise les convoitises sur le marché européen    Lions de l'Atlas : Fathi Jamal tranche, Mohamed Ouahbi est l'homme fort    Maroc - Espagne : Coordination sécuritaire renforcée à Las Palmas    Casablanca : ZLECAf Trade Finance Summit au service du développement des entreprises en Afrique    Marruecos - España: Coordinación de seguridad reforzada en Las Palmas    CNP: Bensaid defiende la interacción del gobierno con el Tribunal Constitucional    GNV deploys two LNG vessels on Tangier Med route for Marhaba 2026    Artisanat : l'alphabétisation comme nouvel outil de qualification    IA dans l'éducation : le Conseil supérieur appelle à une politique publique dédiée    Croissance, investissement, emploi : Akhannouch met en avant un cap économique renforcé    Quand la diplomatie chinoise redessine les équilibres entre le Moyen-Orient et le Pacifique    Réseaux sociaux : Macron pousse l'Europe à dire stop pour les moins de 15 ans    Mohamed Hmoudane : La littérature et la poésie s'invitent à la Fondation Hassan II pour les MRE    Paul Biya réintroduit la fonction de vice-président dans la Constitution    Dominique Ouattara découvre les richesses culturelles du Maroc à Abidjan    La chanteuse Katy Perry dans la tourmente après des accusations d'agression sexuelle    Le Maroc rejoint un groupe de travail de la Maison-Blanche pour sécuriser le Mondial 2026    Le temps qu'il fera ce mercredi 15 avril 2026    Maroc - Espagne : La coopération a permis d'arrêter 153 jihadistes depuis 2015    Les opérateurs de l'industrie cinématographique appelés à s'adapter aux dispositions du nouvel arsenal juridique avant le 31 août 2026    Défense : Les Etats-Unis intègrent le Maroc au système Link-16, réservé aux membres de l'OTAN    Les Etats-Unis intègrent le Maroc dans la sécurisation du Mondial 2026    Réorganisation du CNP: Le gouvernement intègre les observations de la Cour constitutionnelle    Maroc-Gabon : un partenariat bilatéral appelé à monter en puissance    Taroudant accueille la 11e édition du Moussem des écoles traditionnelles    Santé : 15 nouveaux hôpitaux livrés en 2026 et 3.000 lits supplémentaires au Maroc    Le nouveau spectacle de Booder En tournée à Casablanca et à Marrakech    Maroc – Norvège : les Lions de l'Atlas poursuivent leur préparation pour le Mondial 2026    Double évènement. Lancement de « Rabat Capitale mondiale du livre UNESCO 2026 » à la veille du 31e SIEL    







Merci d'avoir signalé!
Cette image sera automatiquement bloquée après qu'elle soit signalée par plusieurs personnes.



Etude : Le couple énergie-climat en Afrique sous la loupe de l'IRES
Publié dans Les ECO le 23 - 11 - 2017

L'Institut royal des études stratégiques a rendu publique une étude à la veille de la COP23, qui s'est tenue du 7 au 18 novembre dernier à Bonn en Allemagne. L'IRES y a mené une réflexion approfondie sur le couple énergie-climat à l'échelle africaine.
L'Institut royal des études stratégiques (IRES) poursuit sa réflexion sur le couple «énergie/climat»! Cette fois-ci, l'équipe dirigée par Mohammed Tawfik Mouline, directeur général de l'IRES, a mené une réflexion approfondie sur ces deux questions à l'échelle du continent.
La situation en Afrique
Il en est ainsi ressorti que l'Afrique est le continent le plus menacé par le changement climatique sans y avoir contribué. Son problème se pose plus en termes d'adaptation au changement climatique qu'en termes d'atténuation. Si globalement, l'Afrique affiche un niveau d'empreinte écologique par habitant inférieur à la moyenne mondiale, le processus de convergence dans lequel sont inscrits les pays africains met néanmoins à rude épreuve les équilibres écologiques, déjà précaires dans plusieurs pays du continent. Cette situation est particulièrement préoccupante en Afrique du Nord et dans certains pays d'Afrique australe et de l'Est. Selon le Global Footprint Network, l'empreinte écologique africaine a plus que triplé entre 1961 et 2012 en raison d'une croissance de 277% de la population couplée à une urbanisation dont le taux est passé, durant la même période, de 19% à 40%. Par habitant, l'empreinte écologique de l'Afrique s'est située en 2012 à 1,4 hectare global, soit presque la biocapacité du continent. Le carbone représente 30% de l'empreinte écologique africaine contre une moyenne mondiale de 60%. Outre le retard économique de l'Afrique, cette situation s'explique par le fait que 60% de la population de ce continent n'ont toujours pas accès à l'électricité, selon l'Agence internationale de l'énergie (AIE). L'empreinte écologique de l'Afrique pourrait doubler d'ici 2045, selon le Global FootPrint Network, accélérant ainsi la situation de déficit écologique du continent. De nombreux pays africains creuseraient davantage leur déficit écologique. L'Afrique serait confrontée à des changements profonds dans les modes d'occupation de son territoire et d'exploitation de ses ressources naturelles et énergétiques puisqu'elle devrait héberger, d'ici 2050, un milliard supplémentaire de personnes et enregistrerait un taux d'urbanisation de 56% contre 40% actuellement, selon les projections de l'ONU.
Un secteur énergétique faiblement développé
La situation énergétique en Afrique se caractérise par une triple fracture . Entre l'Afrique et le reste du monde. À l'exception de l'Afrique du Sud, l'Afrique subsaharienne consomme 16 fois moins que la moyenne mondiale. De plus, 46% des personnes n'ayant pas accès à l'électricité dans le monde vivent en Afrique. Entre la région Nord et Sud, d'une part, et les autres régions d'Afrique, d'autre part, avec l'Afrique du Nord et l'Afrique australe, qui représentent 30% de la population africaine et consomment 80% de l'énergie à l'échelle du continent. Les inégalités d'accès à l'énergie persistent à l'échelle régionale: le taux d'accès à l'électricité est de 99% en Afrique du Nord et de 32% en Afrique subsaharienne. Entre le milieu urbain et le milieu rural. De larges pans du monde rural en Afrique demeurent sans accès à l'électricité. L'Afrique, dont les ressources énergétiques sont fortement convoitées par les puissances étrangères, représente 9,5% de la production mondiale de pétrole pour une part dans la consommation mondiale de l'ordre de 4%. Les ressources gazières (8,4% de la production mondiale) sont peu exploitées localement, surtout en Afrique subsaharienne, faute d'infrastructures appropriées et sous l'effet de la lenteur de mise en oeuvre de politiques de diversification du mix-énergétique. Les réserves de charbon sont fortement concentrées en Afrique du Sud (94% de la production du continent) dont l'exploitation soulève d'importants défis environnementaux. La biomasse est utilisée massivement en tant que source d'énergie pour les usages domestiques en Afrique subsaharienne avec, toutefois, des conséquences négatives sur le plan environnemental: déforestation, pollution... Le potentiel important d'énergies renouvelables, notamment en matière d'énergie solaire et éolienne, n'est que faiblement exploité. La mobilisation de ce potentiel permettrait à la fois de sécuriser les besoins énergétiques du continent à des fins de développement et de répondre aux impératifs de préservation de l'environnement. Des perspectives de long terme laissent entrevoir un accroissement de la demande en énergie dans un contexte d'accentuation des effets du changement climatique. Pour prévenir cette situation, plusieurs mesures s'imposent. Il faudrait réaliser un rythme de croissance économique soutenu en Afrique de l'ordre de 5% au minimum, à l'instar de la moyenne des dix dernières années qui s'accompagnerait d'une amélioration progressive du revenu par habitant. Il faudrait également accélérer l'électrification du continent qui devient un impératif, eu égard aux exigences en termes de développement humain. Selon l'Agence internationale de l'énergie, le taux d'accès à l'électricité en Afrique, qui est actuellement de 43%, passerait à l'horizon 2040 à 73%, selon le New Policy Scenario, et à 85% selon le scénario African Century Case.


Cliquez ici pour lire l'article depuis sa source.