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Fès-Meknès : Comment faire face à la sécheresse
Publié dans Les ECO le 30 - 12 - 2015

Dans ce contexte de sécheresse, des campagnes de sensibilisation pour promouvoir l'agriculture de conservation sont menées. Elles visent à renforcer la capacité de la résilience des systèmes de cultures pluviales par l'expérimentation et la diffusion de technologies innovantes d'adaptation aux changements climatiques.
Le Maroc, comme tous les pays de la Méditerranée, subit les conséquences des changements climatiques que connaît le globe terrestre. Cette année, que ce soit dans la région du Rif, le Moyen Atlas ou encore au niveau du plateau de Saïss, les précipitations n'ont pas dépassé les 20 millimètres sur les six derniers mois. Cela reste très visible sur les parcelles d'agriculteurs en zones bour. Les circonstances de ce début de sécheresse peuvent poser lourd sur la trésorerie de l'Etat qui commence à se préparer pour mettre en place les dispositifs nécessaires pour dépasser cette crise. Dans la région de Fès et dans le cadre d'une convention de partenariat et d'appui entre l'association française «Fert», qui œuvre depuis 50 ans dans la coopération internationale et le développement agricole et l'Union des fédérations des usagers d'eau agricole «Annahda», qui a plus de 5 ans d'expérience en semis direct.
Plateforme agricole
Une plateforme d'agriculture de conservation a été mise en place sur la période 2015 à 2017. Au niveau de cette plateforme, «Fert» a organisé le 17 octobre, une journée internationale d'échange autour de l'agriculture de conservation. Elle a connu la participation d'une quarantaine de personnes provenant de différents pays (Maroc, France, Tunisie) et de différents profils (agriculteurs, ingénieurs, chercheurs et décideurs). Cette plateforme présente un espace d'échange, de formation et de test de techniques innovantes dans l'agriculture dans le but de mieux produire tout en préservant le sol et l'eau.
Pour Taha Labbaci, consultant chez «Fert» et organisateur de cette journée d'échange, «nous devons protéger notre patrimoine sol pour continuer à produire encore des années et nous avons tous (ingénieurs, techniciens, décideurs et agriculteurs) la responsabilité de revoir notre manière de produire et d'anticiper ce qui peut arriver plus tard. L'agriculture de conservation est une des solutions durables, moins coûteuses, qui a fait ses preuves dans tous les contextes. Elle permet de mieux produire tout en s'adaptant avec ces changements climatiques que la COP21 vient de confirmer».
La délégation tunisienne, composée de neuf agriculteurs qui ont une expérience de 4 à 16 ans en semis direct et de deux ingénieurs qui ont un grand bagage en agriculture de conservation, partage presque les mêmes soucis liés au semoir semis direct, à la compétition entre le système d'élevage et la sauvegarde des résidus sur les parcelles, à l'irrégularité des pluies pour pouvoir mettre un couvert vivant permanent et enfin à la faiblesse de liens entre agriculteurs, techniciens et chercheurs. Daniel Bremond, agriculteur et expérimentateur dans le sud de la France et qui intervient lors de cette journée, affirme que «l'agriculture de conservation est une technique d'agriculteurs et non une technique d'instituts ou de techniciens, chaque agriculteur doit faire la recherche chez soi pour adapter les techniques et les principes du semis direct à son propre contexte. À ce moment-là, l'agriculteur passe d'exploitant à cultivateur qui cultive la vie du sol. Dans ce contexte de sécheresse, il est préférable d'aider les agriculteurs à financer des semoirs de semis direct que de leur donner des indemnités, ce n'est pas durable».
Agriculture de conservation
Lors de cette journée d'échange, les agriculteurs étaient au centre des échanges pour témoigner de leurs expériences en agriculture de conservation et pour convaincre les autres parties du besoin de mettre la main dans la main pour développer le secteur agricole dans le cadre de ces conditions climatiques changeantes. Parmi les participants, Aziz Zine Abidine, agriculteur en semis direct dans la région de Meknès; «avec mon expérience de 10 ans dans l'agriculture de conservation, je suis aujourd'hui convaincu des avantages de ce système sur le plan économique et environnemental. C'est une occasion de transmettre notre message fort aux autres agriculteurs et aussi de s'approcher des décideurs au niveau du ministère pour apporter leur appui et d'aller dans ce sens. Le labour détruit la vie des sols et sans cette faculté nous ne pouvons plus produire», témoigne-t-il. Les résultats des échanges qui ont eu lieu, lors de cette journée, montrent la sensibilité de l'ensemble des intervenants à ces questions liées à l'agriculture de conservation et ce besoin de reconversion à grande échelle. Cependant, l'agriculteur, laissé à lui seul, ne pourra pas promouvoir cette technique, d'où la nécessité d'une collaboration collective entre ministère, chercheurs et agriculteurs pour avancer ensemble vers un futur meilleur de notre agriculture.
Expérience inédite dans la province de Moulay Yacoub
Une expérience a été lancée dans le cadre de la convention (2016-2017) entre l'Institut national de la recherche agronomique et l'Agence pour le développement agricole (INRA-ADA). Ainsi, une équipe de chercheurs INRA, accompagnée des cadres de la DRA Fès-Boulemane, a présidé à l'installation d'un essai de démonstration de 5 ha de semis direct chez un agriculteur de la région de Kansra (province de Moulay Yacoub). La mise en œuvre de ces activités vise l'accroissement des capacités de la résilience des systèmes de cultures pluviales par l'expérimentation et la diffusion de technologies innovantes d'adaptation aux changements climatiques.


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