Sahara : L'Equateur réaffirme son soutien à l'initiative d'autonomie proposée par le Maroc    Dialogue social : dernière ligne droite pour la formation professionnelle    Info en images. Transport routier : Hausse de 25% du soutien octroyé aux professionnels    La Bourse de Casablanca termine en hausse    Agriculture : un rebond climatique soutient la croissance, sans dissiper les fragilités du modèle    Budget ouvert : Le Maroc progresse mais la transparence fait encore défaut    L'ONMT déploie sa stratégie ciblée pour stimuler la croissance de Dakhla    Fortune Maroc étend son usine de Bouskoura pour 300 emplois    Finance territoriale : Casablanca-Settat lance un emprunt obligataire régional de 1 MMDH    Ouverture du capital des pharmacies : les professionnels persistent et signent    L'Iran annonce l'ouverture totale du détroit d'Ormuz, une mesure saluée par Trump    Guerre en Iran : Donald Trump maintient le blocus malgré la réouverture du détroit d'Ormuz    Casablanca : le navire-école indien INS Sudarshini en escale pour renforcer la coopération navale    Selon Trump, l'Iran accepte de "ne plus jamais fermer le détroit d'Ormuz"    Un journal canadien salue le Maroc et le met en avant comme puissance du renseignement pour la sécurité du Mondial    Casablanca: el buque escuela indio INS Sudarshini hace escala para fortalecer la cooperación naval    Ecuador reaffirms support for Morocco's autonomy plan, to extend consular coverage to Sahara    Canadian Newspaper Praises Morocco and Highlights It as an Intelligence Powerhouse for World Cup Security    Akhannouch : « Sans médecin motivé ni hôpital équipé, on ne sert pas dignement le citoyen »    Arts plastiques : Larbi Cherkaoui, l'expérience-limite de la lettre à L'Atelier 21    Le Festival du Printemps Local revient à Tanger pour une 3e édition    Rabat : 342 activités pour célébrer la lecture et la culture    Kendji Girac «n'a jamais exprimé de positions politiques» pour Israël, selon la productrice des concerts au Maroc    Lions de l'Atlas : trop de rumeurs autour de l'Olympique de Marseille ?    CAN 2025 : le buteur de la finale relance la polémique et revendique le titre pour le Sénégal    Mondial 2026 : Infantino promet un show inédit à la mi-temps de la finale    Azzedine Ounahi vers l'Atlético Madrid ? Ce que l'on sait vraiment    Le service militaire, un chantier royal prometteur pour former les jeunes et répondre aux exigences du marché de l'emploi    Les retraités réclament une hausse de 2.000 dirhams des pensions    Brazzaville: Denis Sassou Nguesso prête serment    Youssef Belal remporte le Hart-SLSA Book Prize 2026 pour «The Life of Shari'a»    Riaya : Signature de deux conventions pour l'insertion sociale et professionnelle des jeunes    Le temps qu'il fera ce vendredi 17 avril 2026    Les températures attendues ce vendredi 17 avril 2026    Support fund approves 107 projects to boost women's representation in elections    Elections 2026 : Un projet de décret sur le soutien financier aux candidats de moins de 35 ans    L'Iran a accepté de céder son uranium enrichi, annonce Trump    Coopération Chine-Mozambique : pour le renforcement du partenariat stratégique global Partager    Ligue des champions : le FC Barcelone saisit à nouveau l'UEFA contre l'arbitrage    Belmkaddem : «Entre étoffes et moteurs, une célébration des cultures»    Festival Films Femmes Afrique de Dakar : Deux films marocains dans la compétition    7 Soudanais sur 10 dans la pauvreté : l'alerte choc de l'ONU    Nayef Aguerd forfait pour le reste de la saison, incertitudes sur le Mondial 2026    Turquie: Un adolescent commet une tuerie dans une école    Alliance stratégique : Rabat et Washington officialisent une nouvelle décennie de coopération militaire renforcée    Spectacle. Bryan Adams pose sa guitare au Maroc    Stuttgart : Bilal El Khannouss relance la machine et fait taire les critiques    Moussem : A Moulay Abdellah, on prie, on galope, on danse... et maintenant on appelle d'offres    







Merci d'avoir signalé!
Cette image sera automatiquement bloquée après qu'elle soit signalée par plusieurs personnes.



Succès d'un projet ? : Les parties prenantes en première ligne
Publié dans Les ECO le 04 - 12 - 2014

Quels que soient les choix adoptés, il faut définir ce que l'entreprise attend de la croissance. Il est clair que les grandes entreprises sont les plus impactées par les effets négatifs d'une mauvaise gestion des parties prenantes. Cependant, les PME ont davantage de possibilités de profiter des opportunités offertes par les parties prenantes, et ce grâce à leur rapidité de réaction et à leur mode opératoire entrepreneurial.
Les entreprises doivent souvent faire face à une question majeure qui se pose dès que la phase d'entrepreneuriat aboutit à un business model stable, générant des revenus réguliers: celle consistant à définir et réussir des plans de croissance (scale up) assurant la pérennité du business sur les moyen et long termes. Dès lors, les quatre cadrants (produits existants, nouveaux produits, clients existants, nouveaux clients) de la matrice d'Ansoff offrent différentes possibilités: pénétration de marché, développement de marché, développement de produit et diversification. Quel(s) que soi(en)t le(s) choix adopté(s) parmi ces scénarios, il faut définir ce que l'entreprise attend de la croissance . En effet, la définition de la croissance est souvent synonyme de valeur pour les actionnaires (stockholders/shareholders). Ceci est le cas depuis que Milton Friedman (1970) a exclusivement associé la croissance aux profits que l'entreprise peut apporter aux actionnaires. Cependant, cette définition a atteint ses limites depuis que les notions de développement durable ou éthique et de responsabilité sociale de l'entreprise se sont développées aux Etats-Unis, avec la prise de conscience du fait que la pérennité du business ne peut se faire sans intégration des parties prenantes qui ont des intérêts directs ou indirects dans la réussite de l'entreprise, à savoir les dirigeants, les employés, les syndicats, les investisseurs, les clients, les fournisseurs, les ONG et les collectivités locales.
Cette prise de conscience a été formalisée par les travaux d'Edward Freeman (1984) qui est le fondateur de la théorie des parties prenantes. Il est clair que les grandes entreprises sont les plus impactées par les effets négatifs d'une mauvaise gestion des parties prenantes. Cependant, les PME ont la possibilité de profiter des opportunités offertes par les parties prenantes, et ce grâce à leur rapidité à réagir et leur mode opératoire entrepreneurial. Au-delà de l'intégration des parties prenantes dans le plan de croissance, le management doit savoir qu'il est extrêmement difficile de mesurer les objectifs à atteindre par chaque partie. La source de cette ambiguïté est, souvent, constituée par les agendas cachés des porte-paroles de ces parties ou le lobbying que des parties tierces peuvent effectuer afin d'atteindre des objectifs cachés. Combien de fois vous êtes-vous retrouvés devant un marché avec une réglementation qui pénalise vos produits à cause d'une caractéristique technique ou fonctionnelle, alors qu'un des concurrents dispose de cette même caractéristique? Combien de fois des sittings d'employés se sont transformés en boycotts, causés par une information émise par la presse au mauvais moment? Il s'agit de manifestations que les parties prenantes font sous l'influence des uns et des autres pour atteindre des objectifs que ne sont pas toujours identifiables au préalable.
Dans ces cas, seules les compétences de négociation du management de l'entreprise peuvent faire la différence en détectant les vrais pouvoirs au sein des différentes parties prenantes. Les pouvoirs ne sont pas ceux que les organigrammes définissent au sens hiérarchique, mais plutôt le flux de la prise de décision telle que nous pourrons la saisir, de par nos qualités relationnelles. La gestion des parties prenantes n'est pas uniquement de la responsabilité du top management: elle constitue aussi un vrai challenge pour les middle managers et les directeurs de projets et de programmes.
Farid Yandouz
General Manager iCompétences
Les changements émergents émanent d'une réflexion collective ou individuelle dans l'écosystème des parties prenantes de l'entreprise, et non ceux dont on connaît déjà l'issue ou le résultat. Ces changements sont les plus critiques et les plus dangereux pour la survie et la pérennité des organisations, étant par définition, inconnus et imprévisibles, provoquant une marge de manœuvre très réduite, si ce n'est inexistante. Les parties prenantes créent et développent les changements émergents. La criticité de ces changements est importante à appréhender car elle mérite une vraie transformation, radicale, de la vision et des business process de l'entreprise. Un exemple de changement émergent auquel les entreprises se sont adaptées est celui de l'utilisation des médias sociaux ou des tablettes par les employés et les clients. Initialement, les entreprises ignoraient purement et simplement ces outils/plateformes qui relevaient, selon leurs interprétations, seulement dans la sphère privée. Cependant, ces plateformes ont transformé le comportement des employés et des clients en générant et en renforçant des interactions sociales et professionnelles, tout en engendrant la constitution de communautés et de groupes de pressions qui sortent du périmètre de contrôle ou de veille des entreprises. Par la suite, et avec beaucoup de retard, les entreprises ont commencé à se rattraper, s'adaptant à ce changement émergent, avec des démarches de gestion de leur réputation digitale.


Cliquez ici pour lire l'article depuis sa source.