Ksar El Kébir: L'évacuation des centres d'hébergement s'inscrit dans le cadre des mesures organisationnelles et de précaution    Mauvaises conditions météorologiques : Mise à disposition des élèves de la plateforme d'enseignement à distance « TelmidTICE »    Leila Benali : la transformation de l'ONHYM en société anonyme, un levier pour améliorer les prix de l'énergie    Ksar El Kébir : L'évacuation des centres d'hébergement s'inscrit dans le cadre des mesures organisationnelles et de précaution    Ksar El Kébir : la DGSN mobilise deux unités mobiles pour approvisionner la population sinistrée    Retour des irréguliers : Nuñez attend une "amorce" de réponse d'Alger    Le transfert de Youssef En-Nesyri à Al-Ittihad tombe à l'eau    Real Madrid : Newcastle entre dans la course pour Brahim Diaz    Arabie saoudite : Karim Benzema s'engage avec Al-Hilal après avoir quitté Al-Ittihad    Pour élargir les perspectives de coopération... Des entretiens réunissent Ryad Mezzour et l'ambassadrice de Chine à Rabat    Ksar El Kébir : vidée de sa population, la ville se transforme en cité fantôme    L'ACAPS accompagne le secteur des assurances dans le renforcement de son dispositif LBC/FT    Le Maroc suspend le projet de terminal GNL de Nador West Med    Automobile et facture énergétique : deux dynamiques disparates au cœur du commerce extérieur marocain en 2025    L'ONMT doublement récompensé en Espagne    Erreurs de gestion : La Cour des comptes appelle à éviter les interprétations abusives    Donald Trump annonce un accord commercial avec l'Inde    Ramadan 2026 au Maroc : Début prévu le 19 février selon les astronomes    SpaceX avale xAI et propulse l'empire Musk à 1 250 milliards de dollars    Coopération navale Maroc–France : une frégate FREMM française fait escale à Tanger Ville    Le Commandant de l'US AFRICOM souligne l'excellence de la coopération militaire avec le Maroc    Concurrence et marchés numériques : Quand les médias deviennent des acteurs clés    La Cour des comptes appelle à l'adoption d'une stratégie immobilière nationale pour attirer les investissements et les compétences    Reconnaissance Royale. 139 cadres de la DGST décorés lors d'une cérémonie présidée par Abdellatif Hammouchi    Finale de la CAN 2025: le Maroc fait appel des décisions de la CAF    Ligue 1: L'attaquant marocain Yassir Zabiri signe à Rennes jusqu'en 2029    Ayyoub Bouaddi, cap sur les Lions de l'Atlas et le rêve mondial    Le secteur des « Services », premier pourvoyeur de l'emploi en 2025    Approvisionnement suffisant des marchés en produits de base à l'approche du mois de Ramadan    Maroc : plus de 100.700 entreprises créées à fin novembre    La Chine enregistre une baisse de plus de 33 % des affaires liées à la drogue en 2025    Tétouan: Mobilisation intense face aux perturbations météorologiques prévues mercredi    Rwanda : L'innovation en santé se renforce    Intempéries : le ministère de l'Equipement appelle les usagers de la route à la vigilance    Samsung renforce son partenariat éducatif avec le Maroc    Trois nouvelles installations à découvrir au MACAAL    Casamémoire : un nouveau bureau et des ambitions renforcées    Fela Kuti, premier Africain honoré aux Grammy    Tournoi UNAF U16 : Maroc – Algérie ce mercredi    En pleine progression, Abdellah Ouazane brille face à Willem II    Web Summit Qatar 2026 : Doha au cœur de l'innovation mondiale    Ammor : La feuille de route sur le tourisme a démontré son efficacité    Audi Maroc dévoile le nouveau Q3 et accueille l'exposition IN-Discipline Brésil    Téhéran convoque les ambassadeurs européens    Grammy Awards 2026 : Bad Bunny et Kendrick Lamar entrent dans l'histoire ... Voici le palmarès    Tanger : les nouveaux locaux de l'Institut français inaugurés    Culture : le Musée de la photographie passe dans le giron de la FNM    "Melania" entre en 3e place du box-office nord-américain    







Merci d'avoir signalé!
Cette image sera automatiquement bloquée après qu'elle soit signalée par plusieurs personnes.



Succès d'un projet ? : Les parties prenantes en première ligne
Publié dans Les ECO le 04 - 12 - 2014

Quels que soient les choix adoptés, il faut définir ce que l'entreprise attend de la croissance. Il est clair que les grandes entreprises sont les plus impactées par les effets négatifs d'une mauvaise gestion des parties prenantes. Cependant, les PME ont davantage de possibilités de profiter des opportunités offertes par les parties prenantes, et ce grâce à leur rapidité de réaction et à leur mode opératoire entrepreneurial.
Les entreprises doivent souvent faire face à une question majeure qui se pose dès que la phase d'entrepreneuriat aboutit à un business model stable, générant des revenus réguliers: celle consistant à définir et réussir des plans de croissance (scale up) assurant la pérennité du business sur les moyen et long termes. Dès lors, les quatre cadrants (produits existants, nouveaux produits, clients existants, nouveaux clients) de la matrice d'Ansoff offrent différentes possibilités: pénétration de marché, développement de marché, développement de produit et diversification. Quel(s) que soi(en)t le(s) choix adopté(s) parmi ces scénarios, il faut définir ce que l'entreprise attend de la croissance . En effet, la définition de la croissance est souvent synonyme de valeur pour les actionnaires (stockholders/shareholders). Ceci est le cas depuis que Milton Friedman (1970) a exclusivement associé la croissance aux profits que l'entreprise peut apporter aux actionnaires. Cependant, cette définition a atteint ses limites depuis que les notions de développement durable ou éthique et de responsabilité sociale de l'entreprise se sont développées aux Etats-Unis, avec la prise de conscience du fait que la pérennité du business ne peut se faire sans intégration des parties prenantes qui ont des intérêts directs ou indirects dans la réussite de l'entreprise, à savoir les dirigeants, les employés, les syndicats, les investisseurs, les clients, les fournisseurs, les ONG et les collectivités locales.
Cette prise de conscience a été formalisée par les travaux d'Edward Freeman (1984) qui est le fondateur de la théorie des parties prenantes. Il est clair que les grandes entreprises sont les plus impactées par les effets négatifs d'une mauvaise gestion des parties prenantes. Cependant, les PME ont la possibilité de profiter des opportunités offertes par les parties prenantes, et ce grâce à leur rapidité à réagir et leur mode opératoire entrepreneurial. Au-delà de l'intégration des parties prenantes dans le plan de croissance, le management doit savoir qu'il est extrêmement difficile de mesurer les objectifs à atteindre par chaque partie. La source de cette ambiguïté est, souvent, constituée par les agendas cachés des porte-paroles de ces parties ou le lobbying que des parties tierces peuvent effectuer afin d'atteindre des objectifs cachés. Combien de fois vous êtes-vous retrouvés devant un marché avec une réglementation qui pénalise vos produits à cause d'une caractéristique technique ou fonctionnelle, alors qu'un des concurrents dispose de cette même caractéristique? Combien de fois des sittings d'employés se sont transformés en boycotts, causés par une information émise par la presse au mauvais moment? Il s'agit de manifestations que les parties prenantes font sous l'influence des uns et des autres pour atteindre des objectifs que ne sont pas toujours identifiables au préalable.
Dans ces cas, seules les compétences de négociation du management de l'entreprise peuvent faire la différence en détectant les vrais pouvoirs au sein des différentes parties prenantes. Les pouvoirs ne sont pas ceux que les organigrammes définissent au sens hiérarchique, mais plutôt le flux de la prise de décision telle que nous pourrons la saisir, de par nos qualités relationnelles. La gestion des parties prenantes n'est pas uniquement de la responsabilité du top management: elle constitue aussi un vrai challenge pour les middle managers et les directeurs de projets et de programmes.
Farid Yandouz
General Manager iCompétences
Les changements émergents émanent d'une réflexion collective ou individuelle dans l'écosystème des parties prenantes de l'entreprise, et non ceux dont on connaît déjà l'issue ou le résultat. Ces changements sont les plus critiques et les plus dangereux pour la survie et la pérennité des organisations, étant par définition, inconnus et imprévisibles, provoquant une marge de manœuvre très réduite, si ce n'est inexistante. Les parties prenantes créent et développent les changements émergents. La criticité de ces changements est importante à appréhender car elle mérite une vraie transformation, radicale, de la vision et des business process de l'entreprise. Un exemple de changement émergent auquel les entreprises se sont adaptées est celui de l'utilisation des médias sociaux ou des tablettes par les employés et les clients. Initialement, les entreprises ignoraient purement et simplement ces outils/plateformes qui relevaient, selon leurs interprétations, seulement dans la sphère privée. Cependant, ces plateformes ont transformé le comportement des employés et des clients en générant et en renforçant des interactions sociales et professionnelles, tout en engendrant la constitution de communautés et de groupes de pressions qui sortent du périmètre de contrôle ou de veille des entreprises. Par la suite, et avec beaucoup de retard, les entreprises ont commencé à se rattraper, s'adaptant à ce changement émergent, avec des démarches de gestion de leur réputation digitale.


Cliquez ici pour lire l'article depuis sa source.