L'instauration de ce repos biologique, qui va durer deux mois pour les ports de Boujdour et Dakhla contre un mois et demi pour les ports de Laâyoune, Tarfaya, Sidi Ifni et Agadir, a pour objectif d'améliorer la capacité reproductive biologique et le renouvellement des biomasses de ces stocks. Suivez La Vie éco sur Telegram Le prix de la sardine dans les marchés de gros est soumis à la logique de l'offre et de la demande. Il est affecté par de multiples facteurs, notamment le coût de production, affectant l'activité des navires de pêche. «Ce prix ne doit pas dépasser 17 dirhams à 20 dirhams au maximum durant cette période de repos biologique qui impacte directement l'offre», a précisé la secrétaire d'Etat chargée de la Pêche maritime, Zakia Driouich, dans une interview accordée à la MAP. Le prix de la caisse au marché de gros ne dépasse pas 400 dirhams, l'équivalent de 17 DH/kg. Et de poursuivre : «Il faut dire aussi que le ministère a renforcé pendant ces deux dernières décennies le réseau de vente des marchés de gros. Nous comptons aujourd'hui 10 marchés de gros de poissons, 22 halles aux poissons, dont 18 situées aux grands ports de pêche, 14 halles de nouvelle génération et 47 points de vente au niveau des points de débarquement et des villages de pêche». L'objectif de ces infrastructures est d'améliorer les conditions de commercialisation et de valorisation des produits de la pêche maritime, de garantir l'approvisionnement des marchés locaux en poissons et de rapprocher les produits de la mer des consommateurs, dans le but d'augmenter la consommation nationale, a indiqué Mme Driouich. Le ministère appelle à lutter contre les spéculations sur le prix de la sardine Il est nécessaire de «prendre les mesures idoines pour lutter contre les spéculations sur le prix de la sardine pendant la période de repos biologique et protéger le consommateur contre ce genre de pratiques», a précisé la secrétaire d'Etat. Dans cette interview accordée à la MAP sur l'instauration du repos biologique dans la pêcherie des petits pélagiques, notamment la sardine, Mme Driouich a mis en garde contre la prolifération des points de vente informels, l'anarchie et la médiation illégale. «L'instauration de ce repos biologique, qui va durer deux mois pour les ports de Boujdour et Dakhla contre un mois et demi pour les ports de Laâyoune, Tarfaya, Sidi Ifni et Agadir, a pour objectif d'améliorer la capacité reproductive biologique et le renouvellement des biomasses de ces stocks», a-t-elle expliqué. Selon la secrétaire d'Etat, ce repos biologique instauré dans le cadre d'une gestion adaptative de la plus importante pêcherie nationale fait suite à l'avis scientifique de l'Institut national de la recherche halieutique (INRH) qui recommande de protéger la phase principale de reproduction de la sardine au niveau des pêcheries de l'Atlantique centre et de l'Atlantique sud. Par ailleurs, Mme Driouich a mis l'accent sur une autre mesure équivalente relative à la fermeture spatiotemporelle de la zone de ponte au large de Safi, précisant que cette mesure vise à atteindre les mêmes objectifs de protection de la ponte de la sardine au profit de la flotte sardinière qui exploite cette zone. De même, en vue de protéger la zone centre, qui compte deux des plus importants ports du Royaume, Laâyoune et Tan-Tan, le ministère a instauré une mesure supplémentaire de protection du stock de la sardine, à travers la fermeture d'une zone de concentration des juvéniles située entre Tan-Tan et Laâyoune, identifiée par l'INRH et signalée également par les pêcheurs, et ce, pour une durée d'une année, a-t-elle ajouté. Cette mesure, qui intervient dans un contexte de rétrécissement de la distribution générale du stock de sardine et des zones de pêche dans la zone centre, permettra de réduire les risques de pêche et de rejets des juvéniles, et ainsi préserver cette frange du stock en vue de garantir au mieux les conditions favorables à une bonne saison de pêche.