Londres maintient ses consultations avec Rabat sur la question du Sahara alors que plusieurs députés britanniques enjoignent le gouvernement de suivre la voie tracée par Washington    Leïla Benali s'entretient avec une délégation française de haut niveau de la région de Normandie    Laâyoune: La Chambre des conseillers et le Parlement andin se félicitent des relations parlementaires bilatérales distinguées    Mondial 2030 : Talbi El Alami s'entretient avec son homologue espagnole et la commissaire européenne pour la Méditerranée    Church's Texas Chicken amorce une vaste expansion mondiale et prévoit des ouvertures au Maroc    Société de Réalisations Mécaniques : Le CA affiche une progression de 14% en 2024    Mondial féminin : Le Portugal confirme une candidature conjointe avec le Maroc et l'Espagne... pour 2039    Polisario pushes for SADC support as Morocco gains ground in Southern Africa    Violente rixe à l'arme blanche à El-Jadida : la DGSN réagit promptement et identifie les protagonistes    Un homme interpellé à Agadir après une attaque à l'arme blanche dans un café    La tasa Trump del 10% destaca el desequilibrio comercial entre Marruecos y Estados Unidos    Un petit bout du Maroc à Paris : le soleil s'invite place Saint-Michel    Commerce extérieur : baisse des indices des valeurs à l'import et à l'export    TGV : Alstom annonce un plan d'investissement de plus de 150 millions d'euros    Afrique : Des Etats membres de la SADC volent au secours du Polisario    Achraf Hakimi devient l'ambassadeur d'Under Armour    Le président du Sénat chilien appelle à réactiver la coopération avec le Maroc    La taxe Trump de 10% met en lumière le déséquilibre commercial entre le Maroc et les Etats-Unis    L'ACAPS accélère la transformation numérique du secteur des assurances avec le programme "Emergence"    Maroc : L'USFP condamne une décision du président Erdogan    Aziz Akhannouch lidera reunión clave para implementar ley de penas alternativas en Marruecos    Ali Ansari : «La tutelle de l'Algérie sur le Mali est révolue»    Berlin : Abdeljebbar Rachidi et ses homologues africains lancent le Réseau africain sur la solidarité et le handicap    Droits de douane américains : Le Maroc bénéficie d'un taux avantageux    CAN U17 : Le Maroc et la Zambie se quittent sur un nul blanc    Abdellatif Ouahbi : Les peines alternatives, une étape positive dès août 2025    Le domaine de la Santé, « un vaste champ d'action » de la coopération franco-marocaine    Propagande algérienne sur le Sahara : La France réitère son soutien à la souveraineté du Maroc    CAN U17 / Zambie-Maroc: Les Chipolopolos et les Lionceaux du coup d'envoi    Droits de douane de Trump : Entre menaces de riposte et appels au dialogue    Guerre commerciale : l'UE prépare sa riposte aux taxes américaines    Turquie : Décès de neuf migrants en mer Égée    CAN U17 : Les Camerounais dans le rouge, les Sud-africains en standby !    SIEL 2025 : Rabat accueille la 9e semaine de la langue espagnole    Accès aux monuments historiques : Lancement de la 1ère plateforme électronique de vente de tickets    CAN U17/ Programme de la journée    Le FMI accorde une nouvelle ligne de crédit flexible de 4,5 milliards de dollars au Maroc    AP-UpM: Rachid Talbi El Alami plaide pour un partenariat équilibré entre le Maroc et l'Europe    Aid Al-Adha : Coût de la subvention à l'importation d'ovins en 2023-2024 atteint 437 millions de dirhams    Lancement d'une nouvelle version du portail national Maroc.ma dotée d'une interface remaniée    Trump impose de nouveaux tarifs douaniers et distingue les pays amis du reste du monde : 10 % pour le Maroc, 30 % pour l'Algérie et 28 % pour la Tunisie    Nouveaux droits de douane américains : 10 % pour le Maroc, le Golfe et l'Egypte... et 30 % pour l'Algérie    Classement FIFA: le Maroc fait un bond de deux places    Les Lionnes de l'Atlas s'entraînent avant les matchs contre la Tunisie et le Cameroun    Le Statut de l'artiste : Désormais une réalité pour le Burkina Faso    La Côte d'Ivoire fait son cinéma au Maroc    France. Le célèbre animateur Arthur champion de la lutte contre l'antisémitisme    Libye : Un ADN ancien de 7000 ans révèle une lignée de l'Afrique du Nord    







Merci d'avoir signalé!
Cette image sera automatiquement bloquée après qu'elle soit signalée par plusieurs personnes.



Passage obligé : Les candidats marocains au bac face au problème de l'orientation
Publié dans La Gazette du Maroc le 05 - 06 - 2009


Certains élèves et leurs familles
se plaignent de ne recevoir que
peu de conseils sur l'orientation post-baccalauréat. Les responsables affirment pour leur part, que des outils sont en place pour aider les familles à choisir les bonnes options.
Inquiets de la valeur d'un diplôme universitaire sur le marché actuel de l'emploi, de nombreux jeunes ne savent pas encore vers quoi s'orienter une fois leur diplôme en poche. Les familles tentent également de savoir quelle formation post-bac offrira les meilleures chances à leurs enfants.
Anis, ne sait pas encore vers quelle filière il s'orientera en septembre, bien qu'il soit parmi les meilleurs élèves de son lycée. Il n'envisage pas l'université, qu'il qualifie «d'usine à chômage». De toute façon, lui n'envisage son avenir que hors le Maroc. Il va passer toute son énergie, dès son diplôme en poche, pour continuer ses études « ailleurs mais pas ici, ça c'est sûr».
Hajar, tout en partageant les mêmes préoccupations, sait qu'elle ne partira pas «même si ce n'est pas l'envie qui lui manque». Elle espère trouver une formation professionnelle adaptée au marché de l'emploi. «Mes parents sont prêts à me payer une formation supérieure, mais avec le nombre d'écoles qui existent à Rabat et à Casablanca, le choix devient difficile et l'on ne trouve personne pour nous orienter et nous aider à prendre une décision objective».
Certains élèves tentent de trouver de l'aide et des conseils sur des forums en ligne, où les élèves partagent leurs expériences sur les lycées et l'enseignement supérieur. A défaut d'informations officielles fiables, c'est le bouche-à-oreille et le téléphone arabe qui font office de conseiller d'orientation. Avec tous les risques que cela procure. Certains étudiants, échaudés par de mauvais conseils, affirment avoir perdu des années à cause d'une mauvaise orientation. Après avoir étudié la littérature française pendant un an à l'université, Mounya a dû changer d'orientation et décidé d'entrer dans une école de journalisme. «J'ai perdu un an de ma vie alors que j'aurais pu dès le départ être orientée vers cette option. Je ne savais même pas que ce cursus existait». Le ministère de l'Education nationale explique que des efforts considérables ont été faits dans toutes les Académies pour garantir une orientation scolaire efficace.
Des guides sont distribués aux élèves et plusieurs forums d'orientation sont organisés dans tout le Maroc. «Ces rencontres annuelles attirent des centaines d'élèves», explique le ministère. Un professeur, un tantinet suffisant, affirme qu'une quantité telle d'informations est disponible sur les différentes options, que seuls «les parents analphabètes sont incapables de faire le choix du cursus scolaire de leurs enfants».
Un avis que ne partagent pas nombre d'élèves et de parents, qui souhaiteraient plus de rencontres avec des conseillers d'orientation. Une enseignante dans un lycée de Casablanca, rencontrée à l'occasion d'un précédent reportage, nous explique que « les élèves n'ont pas besoin de forums de discussion, mais de rencontres personnelles, et de personnels qualifiés pour évaluer avec eux leurs besoins et leurs capacités».
Pour Malika, une parente responsable d'une Association de parents d'élèves, la situation est grave : « les élèves et les familles ne disposent pas de suffisamment d'informations sur les écoles qui les entourent. En tant que parent, je suis perdue.
Quel choix faire pour l'avenir de mon enfant ? Dans quelles conditions ? Vers quels débouchés ? Autant de questions auxquelles le ministère doit répondre autrement que par des colloques où personne ne vient et des tonnes de papiers illisibles et contenant des informations vieilles de plusieurs mois, voire plusieurs années». Pour elle, il lui semble évident que «le grand nombre des licenciés chômeurs n'est que le résultat d'un mauvais choix de cursus scolaire».


Cliquez ici pour lire l'article depuis sa source.