Omar Hilale élu président de la Commission de consolidation de la paix    Intempéries: Sur Hautes Instructions Royales, les FAR déploient des unités d'intervention appuyées de matériels, d'équipements et d'engins nécessaires au transport des populations touchées et à leur hébergement    Conseil d'Association Maroc-UE : L'UE salue le rôle de SM le Roi, Président du Comité Al-Qods, et souligne l'importance de l'Initiative Royale pour l'Atlantique    Des chiffres solides reflètent la résilience du secteur culturel en Chine en 2025    Déclarations de patrimoine : un dispositif mieux respecté, mais encore dépendant des relances    Maroc : le taux de remplissage des barrages dépasse 55 % après les dernières pluies    Finances publiques : Le déficit budgétaire s'établit à 61,6 MMDH    Sous pression financière, l'OMS lutte pour maintenir ses priorités    Iran: l'UE pourrait inscrire les Gardiens de la révolution comme "organisation terroriste"    La commission de discipline de la CAF rejette la plainte de la FRMF et inflige des sanctions allégées à la Fédération sénégalaise    Coupe de la CAF : Le Wydad leader en force, l'OCS gère sa course    Discipline à géométrie variable : la CAF recule devant le chaos    Sidi Kacem : Les équipes d'urgence et les autorités locales interviennent pour faire face aux inondations de l'oued Sebou    Sous les Hautes Instructions Royales... Mobilisation maximale de la Commission nationale de veille pour faire face aux inondations et protéger les citoyens sinistrés    Barrages : Plus de 5,8 millions m3 d'apports en eau    Forum parlementaire Maroc-France : Les nouveaux horizons de la coopération bilatérale en débat    Maroc-UE : Bourita confiant sur les perspectives positives du partenariat    Sahara : L'UE adopte une position commune    Agadir: Lancement de la première plateforme de chirurgie robotique au CHU Mohammed VI    Semaines du film européen : L'Europe s'affiche en haut de l'affiche    Film : «Valeur sentimentale», le Grand Prix du cœur et du silence    Rabat: Ouverture du 5e Forum parlementaire Maroc-France    Démolition du siège de l'UNRWA : onze capitales demandent la protection des installations de l'ONU à Jérusalem-Est    Huile d'olive : la chute des prix redonne de l'air aux ménages marocains    Maltem Africa : une nouvelle phase de croissance à dimension internationale    Retail Holding et Améthis acquièrent les activités d'OCS au Maroc et au Sénégal    CAN Maroc 2025. plus de 6 milliards de vues sur les réseaux sociaux    CAF sous pression : des sanctions symboliques pour masquer le malaise    Après le Sénégal, la CAF inflige une deuxième claque au Maroc [Edito]    CAN 2025 : le verdict disciplinaire et les sanctions de la CAF au cœur de la polémique au Maroc    La Ligue offre une récompense de 50 euros pour tout signalement de diffusions illégales de matchs    Immigration en France : le Maroc en tête des premiers titres de séjour en 2025    Partenariat Maroc – UE : la 15ème session du Conseil d'Association s'ouvre aujourd'hui à Bruxelles    Akhannouch reçoit les présidents du Parlement français    Soin, emploi et égalité : le CESE alerte sur un secteur encore invisible    Amine Tahraoui préside la session ordinaire du CA du Centre des sérums et vaccins    Inundaciones en Ksar el-Kebir: estado de alerta tras el desbordamiento del río Loukkos    After Senegal, CAF hands Morocco a second blow    Después de Senegal, la CAF da una segunda bofetada a Marruecos [Edito]    Crise alimentaire en Afrique de l'Ouest et au Sahel : la FAO alerte    L'armée algérienne annonce avoir tué trois Marocains à Béchar    Réhabilitation du site de Sijilmassa : Jet Contractors décroche un marché de 156 MDH    CASA WE ART 2025 : clôture en apothéose de la 2ème édition    Amazighe : un dictionnaire de 7.900 termes pour l'administration    Eclosion, ou l'art d'explorer l'indomptable    Témoin de mariage : une comédie contemporaine sur l'amitié, le couple et les non-dits    Rabat, capitale du partenariat maroco-sénégalais    Kech El Oudaïa accueille une soirée de dégustation chinoise avec le soutien de l'OFPPT    







Merci d'avoir signalé!
Cette image sera automatiquement bloquée après qu'elle soit signalée par plusieurs personnes.



Trois questions à Abdelfattah Ezzine (SOCIOLOGUE)

La Gazette du Maroc: comment un étranger, vivant au Maroc ou de passage, vit-il le Ramadan ?
Abdelfattah Ezzine : le Maroc a toujours été un pays de tolérance, la preuve est puisée dans notre histoire. “Histoire des Karawiine”, livre de Abdelhadi Tazi nous renvoie à l'époque où des étudiants étrangers partageaient le savoir avec les Marocains musulmans dans les mosquées à Marrakech ou à Fès. L'enceinte sacrée des mosquées était donc fréquentée par des non musulmans, sans offenser pour autant la religion. L'Islam encourage le savoir et la tolérance. Les débats ou polémiques sur les religions ou autres étaient sollicités dans un esprit d'échange et d'ouverture. Dans la vie au quotidien, les étrangers “nazaréens” avaient leur quartiers, leurs commerces et étaient respectés. Cette ouverture sur l'autre et sur le dialogue est encore ressentie, Aussi, admet-on la présence des étrangers. Ces derniers s'adaptent au climat, bien que des fois certaines personnes s'érigent en défenseurs de la foi.
On entend parler de plus en plus de personnes qui n'observent pas le Ramadan, existent-elles réellement?
Oui, les “non-jeûneurs” existent bien. On le sait à travers les dossiers traités en justice. Des personnes, “prises la main dans le sac”, ont été traduites en justice et ont écopé jusqu'à 6 mois de prison ferme. Mais ces dossiers relèvent de la jurisprudence, du code pénal et non d'une étude de la société.
Peut-on dresser un profil des “non-jeûneurs” ?
On ne peut dresser un profil ou un portrait robot d'un non jeûneur et ce, pour différentes raisons. Le manque d'études sociologiques sur les pratiques religieuses de la société marocaine en est la principale cause. Un sujet aussi délicat nécessite non seulement une recherche objective, mais notamment des moyens humains et financiers considérables. En outre le jeûne du Ramadan a été et reste une affaire personnelle, et privée dans le sens où il implique la foi personnelle de l'être. Il s'agit d'une relation intime avec Dieu que nul être ne peut contester. Un hadit kodsi dit : “toute œuvre de l'homme est pour lui (en sa faveur), à l'exception du jeûne, il est pour moi (Dieu) ”. Autrement dit, le jeûne, pilier fondamental de l'Islam, relève de l'intimité de la personne alors que les quatre autres piliers de l'Islam sont observables. C'est-à-dire qu'on peut les voir, les sentir et en juger : on peut dire que telle personne prie, qu'elle donne l'aumône, qu'elle a accompli le pèlerinage à La Mecque, mais peut-on prétendre que telle personne jeûne et que celle-là ne jeûne pas ? Non. Mis à part un examen scientifique gastrique et encore, puisque le jeûne comporte notamment les sens de l'homme.
Par conséquent, on ne peut dresser un profil du “non-jeûneur” sans études préalables, d'autant plus que le panel ou l'échantillon à étudier doit se prêter au jeu du voyeur sociologue. Chose difficile à réaliser vu l'intimité du sujet.
Aussi, ne peut-on s'aventurer à dresser un portrait robot général qui exacerbera le public et les médias sans servir de repère.


Cliquez ici pour lire l'article depuis sa source.