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Inavouables fantasmes
Publié dans La Gazette du Maroc le 31 - 07 - 2006

Tout le monde a des fantasmes. Expression d'un désir caché ou soupape de sécurité de l'inconscient, ils sont le signe que notre psychisme fonctionne normalement. Explications.
En termes simples, un fantasme est un scénario imaginaire où le sujet est présent de façon plus ou moins nette. Le fantasme figure l'accomplissement d'un désir conscient ou inconscient, il met en images ce qui nous trotte dans la tête de façon récurrente. Phénomène psychique présent depuis la petite enfance, il est le signe que notre inconscient existe. Et soyez sûr que tout le monde fantasme, même ceux qui le nient.
Le terme vient d'une traduction du mot allemand «phantasie», inventé par Sigmund Freud, et qui est un compromis entre deux termes existants : «phantasme», c'est-à-dire une hallucination, et «fantaisie», c'est-à-dire une grande capacité à imaginer.
Régulation des désirs
Selon Freud, le fantasme met en jeu différentes pulsions inscrites dans l'histoire du sujet : il se comprend comme une élaboration dérivée de plusieurs éléments, dont certains sont conscients et d'autres non. Certains fantasmes demeurent inconscients. Etre capable de fantasmer signe une certaine normalité psychique : chez les patients psychosomatiques, il peut exister une défaillance de la fonction fantasmatique. En effet, le fantasme permet une régulation psychique des désirs inconscients, nécessaires à une bonne santé mentale.
On fantasme facilement sur les choses qu'on ne connaît pas bien. Ainsi, les enfants fantasment sur les relations sexuelles : comme ils ne savent pas encore ce que c'est, ils se font leur propre représentation de la chose. Nos fantasmes sont là pour exorciser les choses qui nous intriguent, qui nous font peur ou qui nous interpellent. Attention, toutefois : il ne faut pas prendre tous les fantasmes pour de réels désirs. Car si l'on jugeait les gens uniquement sur leurs fantasmes, la plupart seraient taxés de grands pervers. Ainsi, on peut très bien avoir des fantasmes sado-maso sans pour autant être attiré par ce genre de choses. C'est la raison pour laquelle il n'est pas toujours bon de vouloir mettre ses fantasmes en pratique : il peut s'ensuivre une désillusion ou une déception désastreuse.
Si certains fantasmes sont dirigés par le conscient (rêver d'être une star de la chanson, adulée par des millions de fans), d'autres sont dictés par l'inconscient. Le plus souvent, ce sont des fantasmes qui nous dérangent, qui sont inavouables, qu'on ne peut raconter et dans lesquels on ne se reconnaît pas.
Traumatismes et petite enfance
Ils dépendent souvent de notre petite enfance, de nos traumatismes, des expériences vécues, souvent oubliées à l'état conscient. Lorsqu'un désir ne peut être assouvi, le fantasme prend la relève et tente de compenser la frustration. Plus celle-ci est grande, et plus le désir a des chances de se transformer en fantasme. Le plus excitant des fantasmes est celui que l'on n'a pas vécu. Car parler de fantasme, c'est avant tout braver l'interdit ou tout du moins les convenances.
Le fantasme est une projection de l'esprit, une idée d'autant plus insistante qu'elle est irréalisable.
Selon l'éducation que l'on a reçue, les fantasmes seront plus ou moins osés. Les personnes qui ont grandi dans une famille très pratiquante, très religieuse, n'auront évidemment pas les mêmes fantasmes que celles qui ont grandi dans une famille ouverte d'esprit. Tout dépend des valeurs qui ont été inculquées, de la façon dont ont été posées les limites de l'interdit, de la pudeur, du respect des autres, etc.
Si le fantasme est par nature tenu secret par le plus grand nombre, l'idée de sa mise en scène peut être excitante.
Et l'idée de pouvoir être surpris l'est plus encore. D'où ce fantasme récurrent de l'amour dans l'ascenseur, qui rejoint cette logique. A tout moment les portes peuvent s'ouvrir pour vous surprendre…
Une autre catégorie de fantasmes s'exprime fréquemment à tous les âges. Il est basé sur le choix du partenaire : qui n'a pas fantasmé un jour d'avoir une relation avec son professeur, la copine de sa mère, ou encore une star de la chanson ou du cinéma ? Là, l'interdit est du registre de l'intouchable : c'est une sorte de rêve dont on sait pertinemment qu'il ne pourra pas se réaliser sans avoir de graves conséquences sur sa vie quotidienne.
Quant à vos fantasmes les plus osés, dont l'évocation en public vous ferait rougir jusqu'à la racine des cheveux et que pour rien au monde vous n'avoueriez, ils servent de soupapes de sécurité, comme le soulignait Sigmund Freud. Et dès que l'idée se transforme en acte, le charme est rompu. Le fantasme a vécu. Place à un autre.
Le fantasme collectif
ou la rumeur
Phénomène de transmission large, par tout moyen de communication formel ou informel, d'une histoire à prétention de vérité et de révélation, la rumeur recouvre des réalités très diverses:
• les fausses informations, erreurs journalistiques, manoeuvres de désinformation, pourvu qu'elles soient révélées a posteriori et fassent controverse
• les préjugés, quand ils sont racontés et non seulement assénés. C'est pourquoi on a pu parler en particulier des Protocoles des Sages de Sion comme d'une «rumeur» antisémite
• la propagande, quand elle prend appui sur des histoires de vie, des cas exemplaires, des théories globales
• le canular, quand il n'est pas encore révélé (ainsi certains auteurs parlent-il de l'émission radiodiffusée en 1938, à New York, d'Orson Welles sur la «Guerre des mondes» comme d'une rumeur)
• certaines formes de théorie du complot, quand la narration importe davantage que la révélation
• la légende contemporaine ou légende urbaine, quand elle perd son côté purement anecdotique et se trouve au centre de controverses, en particulier médiatique.


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