CAN Maroc 2025. Le ministre sud-africain des Sports félicite le Maroc    CAN 2025. L'ONMT mobilisé autour de la promotion touristique du Maroc    Le Kenya retrouve de l'élan économique    Rabat, laboratoire de la sécurité sportive    Trump annonce le transfert de 50 millions de barils de pétrole vénézuélien vers les Etats-Unis    Khalid bin Abdulaziz Al-Harfash : «Les institutions sécuritaires et sportives appelées à renforcer leurs efforts face aux défis liés à la sécurité des manifestations sportives»    Foot: le Français Ben Yedder et le Marocain Byar rejoignent le Wydad de Casablanca    Sécurité des grands événements sportifs : Le Maroc à l'épreuve de la CAN et du Mondial 2030    CAN Maroc 2025 : Malgré sa blessure, Ounahi accompagnera ses coéquipiers (FRMF)    ePass : le Bénin accélère sa révolution numérique    Les crimes sexuels en tête des violences contre les enfants (Rapport)    Sundance 2026 : le cinéma africain à l'honneur    Sommet de Paris : engagement pour des garanties de sécurité renforcées en faveur de l'Ukraine    Inondations à Safi : Le Comité de pilotage lance le programme de réhabilitation    L'Université du Chili décerne sa Médaille rectorale à l'ambassadeure du Maroc Kenza El Ghali    Cours des devises du mercredi 7 janvier 2026    Banques marocaines : 2026 ou la fin d'un confort stratégique ?    Brahim Diaz brille à la CAN 2025 et relance l'intérêt d'Arsenal    Singapour réactive sa représentation diplomatique auprès du Maroc après plusieurs années de vacance    Régularisation de la situation de 2.038 mosquées fermées en milieu rural    Réhabilitation de plus de 9.000 établissements scolaires lors de la période 2022-2026    Oujda : le retour de la neige après plusieurs années d'absence    Températures prévues pour jeudi 08 janvier 2026    Neige et verglas : une centaine de vols annulés mercredi matin dans les aéroports parisiens    CAN Maroc 25 : un week-end décisif pour des quarts de finale de très haut niveau    CAN 2025 : La Côte d'Ivoire domine le Burkina Faso et rejoint l'Égypte en quarts    Dakhla, le bout du monde qui réveille les sens    CAN 2025 : Le Musée national de la parure accueille une exposition mêlant sport et artisanat    Un Conseil de gouvernement se réunit ce jeudi    Safi : Réunion du comité de pilotage pour la réhabilitation des zones inondées    La France à la merci d'un épisode hivernal inédit : six morts et chaos sur les routes    Nawal El-Aidaoui prend les rênes de Raja S.A.    Guinée. Les promesses de Mamadi Doumbouya    Centrafrique. Touadéra rempile    Chute de Maduro : un revers stratégique pour l'Algérie et le polisario    Gideon Saar au Somaliland, tout juste reconnu par Israël    Sahara : Le chemin éprouvant vers les négociations ! [INTEGRAL]    Alerte météo. Jusqu'à -13°C dans certaines régions    Entre 2022 et 2026, plus de 9.000 établissements scolaires remis à niveau, selon Berrada    Sécurité routière : le CPSR présente un projet d'étude visant à réduire la mortalité à l'horizon 2030    Crédit bancaire : un encours de 1.191,8 MMDH à fin novembre    Economie nationale : Le défi de la productivité au cœur de la croissance    Toufiq : "Régularisation de la situation de 2.038 mosquées fermées en milieu rural"    Cinéma d'auteur : L'invisible des salles marocaines !    Cinéma : Cinerji mise sur 2026 pour déployer un réseau national de complexes « boutique »    Cineatlas Rabat Colisée : la salle suspend ses activités    CV c'est vous ! Ep – 86. Rania Bassiri : Quand carrière bancaire et passion sportive se rencontrent    Diaspo #422 : Karima Saïdi, «celle qui veille» sur la mémoire par le documentaire    







Merci d'avoir signalé!
Cette image sera automatiquement bloquée après qu'elle soit signalée par plusieurs personnes.



Pas de fautes dans l'ouvrage scolaire !...
Publié dans Jeunes du Maroc le 12 - 05 - 2009

S'il est vrai que presque tous les ouvrages scolaires sont importés, et donc trop chers pour beaucoup de parents, il n'est pas moins vrai que certains ouvrages fabriqués sur place comportent beaucoup d'erreurs et de fautes, notamment d'orthographe, de grammaire, d'impression et j'en passe, induisant, par là, l'apprenant en erreur et l'entraînant ainsi à se douter du manuel local et à n'en plus faire confiance. A ce propos, voici une lettre ouverte à tous les opérateurs du livre qu'on trouve dans les pages de la revue "LECTURE" organe de l'Association pour la Promotion de l'Edition, du Livre et de la Lecture (A.P.E.L.L.) et par laquelle Monsieur Mohamed ADGHOGHI - Conseiller pédagogique de langue française et membre actif de la dite Association et de son comité de rédaction s'est adressé aux responsables du Livre dans notre pays.
Lettre ouverte à tous les opérateurs du Livre...
PERMETTEZ-MOI, TOUT D'ABORD, de rompre ce silence et de venir par le présent message interpeller les bonnes consciences et tous ceux qui ont un rôle plus ou moins primordial sur la scène du livre et de la lecture au Maroc.
Ce n'est ni par prétention ni, encore moins, par emphase de ma part, d'intervenir, mais avouons que tout le monde s'est senti ridiculisé et frustré par les termes et les conclusions du fameux rapport de la Banque Mondiale sur la situation de l'enseignement au Maroc.
Il faut reconnaître aussi que ce rapport n'a été que la goutte qui a fait déborder le vase, le problème sévit déjà depuis bien longtemps. Depuis de longues décennies.
Et là où le bât blesse, c'est que tout le monde en est conscient et tout le monde en parle, mais personne ne semble vouloir (ou pouvoir) agir ou prendre la moindre initiative. Chacun continue son petit train-train habituel sans s'en inquiéter ou s'en soucier, et chacun semble penser que cela ne le concerne pas. Hormis, bien sûr, quelques actions positives ça et là, jugées toutefois insuffisantes par rapport à un Maroc qui regorge d'hommes de lettres, de professionnels, de penseurs, d'intellectuels et d'écrivains dont la notoriété et le renom ne sont plus à démontrer, tant à l'intérieur du pays qu'à l'extérieur. Il est vrai que les responsables du secteur ne semblent ménager aucun effort en vue de rehausser le niveau de la culture dans le royaume et démontrent leur pleine volonté d'encourager et de stimuler la promotion du livre et de la culture en général mais, bien que tout le monde manifeste le même désir d'aller de l'avant, force est de constater tout de même l'existence d'un blocage quelque part.
D'où vient alors la faille ? Cela semble provenir d'abord d'un manque de confiance en soi, en ses capacités et d'une certaine crainte de s'ouvrir aux autres. Il y a assez d'énergie et de savoir-faire que beaucoup préfèrent garder jalousement pour eux. Chacun semble, prétendument, garder son patrimoine en besognant en solitaire, tête baissée, parfois au risque de se hasarder ou de s'aventurer dans l'à peu près, l'imprécis ou même l'imparfait oubliant toute l'importance, l'ampleur et la noblesse de leur mission et du rôle de leur métier qui est censé éduquer et instruire des générations futures.
Ne vaudrait-il pas mieux oublier cet égoïsme et cet esprit de rivalité le plus souvent infondée, abandonner ces pratiques et ces théories pernicieuses et préjudiciables et s'en remettre plutôt au dialogue et à l'ouverture ? La crainte de s'ouvrir aux autres ou de demander avis ou conseil, prouve la nullité, la faiblesse et l'incapacité car on apprend toujours et personne n'est infaillible. Et puis l'union a toujours fait la force.
Les efforts doivent être conjugués, à l'instar de ce qui se passe sous d'autres cieux. Opter pour la concertation, le Cartel, l'alliance et l'ouverture des uns aux autres, notamment au sein d'associations ou d'amicales. Tout le monde est appelé à verser dans le même creuset, sans rivalité ni dissension ni, encore moins, de langage fielleux. Il faut s'accepter et viser mutuellement dans le sens de l'épanouissement, du développement et de l'évolution du livre et de la lecture. Il y va l'avenir de nos enfants. D'autres points sont à signaler, et non des moindres : les erreurs et les fautes, notamment d'orthographe ou de grammaire, qui peuplent indéfiniment les textes de nombreux ouvrages. D'autant plus que ces ouvrages sont censés êtres destinés à instruire, à éduquer et à inculquer le savoir à ceux qui n'ont d'autre alternative qu'à y croire en toute confiance.
S'il est vrai que l'erreur est humaine ? dirait-on, il est non moins vrai que la relecture et la correction n'existe que dans le sens de parer à ces bévues, à ces lapsus ou à ces inadvertances, dans le souci de proposer des textes dignes d'un organe éducateur, d'un ouvrage… scolaire . C'est le cas également de certains imprimeurs qui laissent passer des irrégularités, la plupart du temps, par l'absence ou l'incompétence du service chargé de la retouche finale avant le bon à tirer ou l'ozalid.
J'espère que le présent message réussisse à décrisper, à décontracter et à atteindre l'objectif souhaité : celui de reconsidérer nos positions et écouter la raison afin de pouvoir rattraper le train en marche et démontrer que nous sommes toujours dignes de la confiance que mettent en nous élèves, enseignants et parents.
Mohamed ADGHOGHI
Conseiller pédagogique


Cliquez ici pour lire l'article depuis sa source.