Addis-Abeba: Nasser Bourita s'entretient avec des ministres africains des Affaires étrangères    Coopération sécuritaire : Hammouchi en visite de travail au Royaume d'Arabie Saoudite    Elimination du travail des enfants : Le DG de l'OIT salue l'engagement du Maroc    Meta anime désormais les photos de profil sur Facebook grâce à l'IA    Omra : l'Observatoire du consommateur appelle à un contrôle renforcé des agences    Nexus Eau-Energie-Alimentation: Le HCP lance une étude prospective à horizon 2040    Nadia Fettah : Le co-financement, levier stratégique pour stimuler l'investissement    Trafic record à l'aéroport de Dubaï en 2025, avec 95,2 millions de passagers    Mondial-2026 : Le Maroc défiera l'Equateur et le Paraguay en amical    OM : Nayef Aguerd rend hommage à Roberto De Zerbi après son départ    Semaine décisive pour le retour d'Ounahi : AS évoque une possible reprise face au Barça    Arsène Wenger : Le Maroc peut rivaliser avec les meilleures nations mondiales    Alerte météo : Fortes pluies et rafales de vent, vendredi et samedi, dans plusieurs provinces    Intempéries : Cours à distance pour les élèves affectés    DGSN : 28 morts dans 2.022 accidents en une semaine en périmètre urbain    Province de Midelt : Saisie de 1,5 tonne de chira à Imilchil    UNESCO : « L'artisanat marocain » célébré à Paris comme patrimoine vivant « en mouvement »    Intelcia Tech propulse le Maroc au rang de hub technologique mondial    Mondial 2030. Garamendi : « Un projet à 360 degrés, bien au-delà du sport »    Banque confédérale du Sahel : le Pr Bayala prend les commandes    Coopération sanitaire : Washington et Bujumbura signent un accord    Maroc-Croatie. Vers une coopération économique renforcée    Dakar Restaurant Week 2026 : la capitale sénégalaise célèbre la gastronomie    « 3ech Tma3 » : le thriller choc qui va secouer le public pendant le Ramadan    Human Rights Watch dénonce le non-paiement de 50 entreprises marocaines par des sociétés saoudiennes à Tanger    De Hemmadi a Abbas: Una lista nostálgica de las series emblemáticas del Ramadán marroquí    Excluida de las discusiones sobre el Sahara, Rusia reafirma su posición    Excluded from discussions on the Sahara, Russia reaffirms its stance    Le Parlement européen durcit les règles d'asile et inclut le Maroc dans la liste des pays sûrs    Ecartée des discussions sur le Sahara, la Russie réaffirme sa position    L'Algérie réactive la carte de l'équipe de football du Polisario    Environnement : une étude révèle l'impact de la crise covid et des phénomènes climatiques sur l'équilibre de l'atmosphère    Froid polaire aux Etats-Unis: Au moins 18 morts à New York    Idarati X.0 : Le Maroc lance son guichet numérique des services publics    Les Marocains, deuxièmes bénéficiaires des visas Schengen accordés par la France dans le monde en 2025    Maroc-Comores : exemption de visa pour les passeports diplomatiques et de service    Intempéries : le groupe Al Barid Bank mobilise un dispositif exceptionnel au service des populations sinistrées    10 ans du Campus Afrique de l'ESSEC : plein succès pour la Journée Portes Ouvertes    Mondial 2030: les patronats des trois pays organisateurs passent à l'offensive    CasablancaRun revient pour une nouvelle édition les 14 et 15 février    Démission de Jack Lang : l'IMA rend hommage à treize ans de présidence    Stoïcisme à l'ère numérique : une philosophie vendue en 15 secondes ?    Inondations : les Emirats arabes unis expriment leur solidarité avec le Maroc    Ramadan sur Athakafia : Une programmation alliant spiritualité et découverte    Le musicien ghanéen Ebo Taylor s'est éteint à l'âge de 90 ans    Le Marché dar Essalam enrichit le quotidien avec l'ouverture de son aile ouest et du cinéma pathé    Mondial 2030 : Le co-investissement au cœur du partenariat Maroc-Espagne-Portugal    CMG achève la quatrième répétition du Gala du Nouvel An chinois 2026    







Merci d'avoir signalé!
Cette image sera automatiquement bloquée après qu'elle soit signalée par plusieurs personnes.



Variole du Singe : Ce qu'il faut savoir de cette maladie qui se propage rapidement
Publié dans Hespress le 15 - 08 - 2024

Mercredi, l'Organisation mondiale de la santé (OMS) a déclenché son plus haut niveau d'alerte sanitaire internationale en réponse à la recrudescence inquiétante des cas de Mpox, aussi connue sous le nom de variole du singe, sur le continent africain.
Cette décision, prise lors d'une réunion du comité d'urgence de l'OMS, a été annoncée par le Directeur général, le Dr Tedros Adhanom Ghebreyesus, lors d'une conférence de presse. « Aujourd'hui, le comité d'urgence s'est réuni et m'a fait savoir qu'à son avis, la situation constitue une urgence de santé publique de portée internationale. J'ai accepté cet avis », a-t-il déclaré, soulignant la gravité de la situation.
Face à cette alerte mondiale, Hespress FR a sollicité Dr Tayeb Hamdi, médecin et chercheur en politiques et systèmes de santé, pour obtenir son expertise sur cette épidémie qui suscite de vives préoccupations, notamment pour les pays africains comme le Maroc.
Une propagation rapide et inquiétante
La première question posée à Dr Hamdi portait sur les raisons de l'inquiétude croissante autour de la Mpox. Selon lui, plusieurs éléments contribuent à cette situation alarmante. « On a constaté que dans plusieurs pays africains, depuis quelques mois, il y a une explosion de cas de variole du singe d'une manière très accélérée », explique-t-il. Ce phénomène ne se limite plus aux pays endémiques traditionnels, mais s'étend désormais à des régions jusqu'ici épargnées.
L'inquiétude est d'autant plus grande que le virus semble muter plus rapidement que les souches précédentes. « Cette souche, appelée clade 1b, se transmet d'une manière plus rapide et plus simple », précise Dr Hamdi à Hespress FR. Contrairement à la souche de 2022 qui touchait principalement les hommes ayant des relations sexuelles avec d'autres hommes, cette nouvelle souche affecte désormais un spectre plus large de la population, y compris les enfants et les familles. Cette évolution rend la situation particulièrement préoccupante, car les modes de transmission semblent devenir de plus en plus variés.
Une létalité accrue et une propagation mondiale possible
L'un des aspects les plus troublants de cette nouvelle souche est son taux de mortalité. « On estime que cette souche a un taux de mortalité de 3%, ce qui est déjà élevé », affirme Dr Hamdi. Il souligne également que parmi les cas graves, les enfants sont particulièrement vulnérables, avec un taux de mortalité de 10%, tandis que 5% des adultes atteints succombent à la maladie. Ces chiffres témoignent de la dangerosité de cette épidémie.
Un autre facteur aggravant est la propagation de la maladie dans des zones urbaines dotées d'infrastructures de transport modernes, telles que des aéroports et des gares. « La combinaison de cette facilité de transmission et de la présence dans les villes... risque de faire exploser les cas un peu partout dans le monde », met en garde Dr Hamdi. Cette situation pose un risque non seulement pour l'Afrique, mais pour l'ensemble de la planète, d'où la nécessité d'une réponse rapide et coordonnée.
Les symptômes et le diagnostic
La variole du singe se manifeste par une série de symptômes qui commencent par de la fièvre, des céphalées, et des douleurs musculaires. « On a des adénopathies, des ganglions qui apparaissent dans le corps, dans le cou, des frissons, une fatigue générale », décrit Dr Hamdi. Ensuite, des lésions cutanées caractéristiques se développent, prenant la forme de bulles remplies de liquide. Ces lésions, qui apparaissent sur tout le corps, y compris sur le visage, les mains, et même les muqueuses, sont plus virulentes que celles observées lors des précédentes épidémies.
Avec la souche de 2022, les lésions étaient limitées aux régions génitales. Aujourd'hui, elles touchent l'ensemble du corps, ce qui complique le diagnostic et le traitement. « Ce sont des lésions généralisées qui ressemblent à la variole humaine, mais sont plus sévères que celles de la varicelle », ajoute Dr Hamdi notant que les professionnels de santé doivent donc être particulièrement vigilants pour différencier cette maladie d'autres infections similaires.
Une urgence de santé publique mondiale
L'OMS qualifie cette situation d'urgence de santé publique de portée internationale, ce qui signifie que même les pays qui n'ont pas encore enregistré de cas doivent se préparer à une éventuelle importation du virus. « Les pays doivent débloquer les fonds nécessaires, les moyens humains, les vaccins, les médicaments et les tests pour stopper la propagation », insiste Dr Hamdi. Cette mobilisation est particulièrement cruciale pour les pays africains qui, souvent, manquent de ressources pour faire face à une telle crise.
Dr Hamdi déplore également l'inégalité d'accès aux vaccins. « En 2022, les pays riches ont utilisé les vaccins contre la variole humaine pour stopper l'épidémie, mais l'Afrique n'a pas bénéficié de ces vaccins », regrette-t-il. L'absence de vaccins en Afrique a permis à l'épidémie de se propager, rendant la situation actuelle encore plus critique.
Le Maroc doit se préparer
Quant au Maroc, Dr Hamdi estime que le risque d'importation de cas est bien réel. « Comme tous les autres pays, le Maroc risque d'importer des cas de virus », avertit-il. Pour prévenir une propagation, il est impératif selon l'expert de sensibiliser la population et les professionnels de santé, d'établir des protocoles de surveillance stricts, et de coopérer avec les autres pays dans un esprit de solidarité internationale.
Enfin, Dr Hamdi estime que la résurgence de la variole du singe en Afrique constitue une menace sérieuse pour la santé publique mondiale, soulignant que la rapidité de sa propagation, la gravité de ses symptômes, et la possibilité de mutations rendent cette épidémie particulièrement dangereuse. Il est donc crucial que les autorités sanitaires du monde entier prennent des mesures immédiates et coordonnées pour endiguer cette menace avant qu'elle ne prenne des proportions incontrôlables.


Cliquez ici pour lire l'article depuis sa source.