La Chine clôt les travaux du Comité national de la Conférence consultative politique du peuple chinois et mise sur un bon départ du 15e Plan quinquennal    Ligue des champions : Achraf Hakimi devient le défenseur africain le plus capé    Classes préparatoires : Le Maroc domine les palmarès internationaux    Tizi et M.L.I lancent «AMAL 2026» pour former 100 jeunes candidats aux législatives marocaines    Le stade Prince Moulay Abdellah sacré meilleur stade du monde en 2025    Akhannouch préside une réunion sur la mise en œuvre de la réforme de l'enseignement supérieur    Ginebra: El Polisario señalado durante una conferencia sobre niños soldados    Le temps qu'il fera ce jeudi 12 mars 2026    Rachid Talbi El Alami représente SM le Roi à la cérémonie d'investiture du nouveau président chilien    Climat : Février parmi les plus chauds dans le monde    La Kabylie frappe aux portes de l'Europe... Réception de Ferhat Mehenni au Parlement européen    Genève : Le Polisario pointé lors d'une conférence sur les enfants soldats    Rabat: Remise des premiers labels "Musée du Maroc"    Nabyla Maan en concert exceptionnel à Rabat    Maroc : Les supporters sénégalais repasseront devant la justice le 16 mars    La justice néerlandaise blanchit un ancien employé des accusations d'espionnage pour le Maroc    GASPI : Afrique et Golfe main dans la main    Pourquoi les gouvernements qualifient-ils les mouvements de liberté de « terroristes » ?    Football congolais : le président de la FECOFOOT condamné à perpétuité    RSE : Pharma 5 obtient le label de la CGEM    Maroc : l'accès des filles à l'enseignement supérieur reste limité, malgré les progrès de la scolarisation    Agadir : Un stade de 300 MDH en projet à Tikiouine    Ligue des champions : quatre affiches au programme ce mercredi    Le Maroc et l'Espagne se disputent la pépite du Real Madrid Thiago Pitarch    Moulay Abdellah meilleur stade au monde : le Maroc remporte le titre de « Stade de l'Année 2025 »    Afrique. L'IA pour stimuler l'industrialisation    Services marchands non financiers: 36% des patrons anticipent une hausse de l'activité    Alger : participation en baisse au «forum diplomatique» de soutien au Polisario    Marruecos y España se disputan la joya del Real Madrid Thiago Pitarch    Arrestation de six individus pour violences liées au sport à Casablanca    Le Chef du gouvernement préside une réunion pour le suivi de la mise en œuvre de la réforme du système de l'enseignement supérieur, de la recherche scientifique et de l'innovation    France : Les classes préparatoires marocaines dominent le palmarès des meilleures prépas étrangères    La Côte d'Ivoire investi dans le capital humain    Congrès US : le soutien au projet de loi visant à classer le polisario organisation terroriste s'élargit    La rapporteuse spéciale de l'ONU sur la torture attendue à Rabat et Laayoune    La pièce « Le porteur d'histoire » primée aux Molières arrive au Maroc    Renforcer le rapprochement des civilisations au cœur de la rencontre entre l'ambassadrice de Chine et le directeur de l'ICESCO    Paris : 27 pays dont le Maroc signent une Déclaration sur le financement de l'énergie nucléaire    Bank Of Africa participe au financement du projet solaire Noor Atlas    L'ambassadeur de France au Maroc, Christophe Lecourtier, pressenti pour diriger l'AFD    Digitalisation des paiements : Damane Cash s'allie aux pharmaciens    Nayef Aguerd opéré pour revenir plus fort avant le Mondial ?    Gessime Yassine, la nouvelle pépite marocaine qui séduit l'Europe    Nasser Bourita s'entretient à Paris avec le ministre français des AE    Ayra Starr signe son retour avec « Where Do We Go »    Ethiopie. Le livre de Abiy Ahmed devient une bibliothèque pour le public    Le Maroc sous les projecteurs avec l'émission «Voyage Voyage» sur France Télévisions    Interdiction d'une fresque à Tanger : quand l'art s'arrête face aux autorités locales    







Merci d'avoir signalé!
Cette image sera automatiquement bloquée après qu'elle soit signalée par plusieurs personnes.



Le vote de la Loi de Finances sert-il à quelque chose ?
Publié dans Finances news le 04 - 11 - 2004

Le parlement peut-il changer l’orientation d’une Loi de Finances ? Le gouvernement dépend-il de la majorité parlementaire ou lui impose-t-il les décisions ? Ces questions, et bien d’autres, relevant du statut du pouvoir
législatif face à la portée de la Loi de Finances, ne semblent plus une priorité pour nos députés.
«Les propositions et amendements formulés par les membres du parlement ne sont pas recevables lorsque leur adoption aurait pour conséquence, par rapport à la Loi de Finances, soit une diminution des ressources publiques, soit la création ou l’aggravation d’une charge publique». La clarté de l’article 51 de la Constitution marocaine indique que nos députés disposent d’une mince marge de manœuvre lors du vote de la Loi de Finances
Certes, l’article 51 n’est pas une disposition nouvelle de notre Constitution, mais sa portée n’a été que rarement discutée. Le fait pour un parlementaire de discuter le Budget obéit donc à deux normes essentielles : il ne doit ni priver l’Etat d’une recette qui a été programmée, ni imposer à la collectivité publique une dépense qui aggraverait ses charges. Ainsi, le parlement devient une chambre d’enregistrement de décisions prises ailleurs.
D’autres facteurs institutionnels viennent accentuer encore davantage cette impuissance de l’instance législative. L’absentéisme chronique de certains députés apparaît comme une sérieuse problématique. La discussion de la Loi de Finances se fait souvent devant des bancs vides. Le désintérêt des parlementaires proviendrait surtout de leur dépouillement de tout pouvoir d’action sur un Budget préparé, proposé et imposé par le gouvernement. Le rôle des commissions des finances est certes primordial. Pourtant, il y a un déséquilibre flagrant entre les prérogatives de l’exécutif et du législatif en matière de Budget.
Les députés ont-ils vraiment les mains liées ?
La Constitution marocaine voulait, par cette prééminence de l’exécutif, pallier les défaillances patentes de notre institution parlementaire. L’image de députés représentant des intérêts locaux ou sectoriels, plus que des élus de la nation entière, donne toujours raison au gouvernement. La préparation d’un document aussi complexe et de portée générale que la Loi de Finances nécessite donc une attitude impartiale. Autrement dit, il n’est possible de favoriser un secteur au détriment d’un autre, d’imposer ou de taxer une activité plutôt qu’une autre que si l’intérêt général l’impose. En réalité, pour que le Parlement reste une institution vivante, cela dépendra de la qualité des interventions des élus surtout lors de la discussion de la Loi de Finances.
L’article 50 de la Constitution relève, d’un autre côté, que si à la fin de l’année budgétaire, la Loi de Finances n’est pas votée ou n’est pas promulguée, le gouvernement ouvre, par décret, les crédits nécessaires à la marche des services publics et à l’exercice de leur mission. Tout retard causé par le parlement pour voter la Loi de Finances sera donc ignoré par le gouvernement. Ainsi, les élus sont constitutionnellement inaptes à bloquer le vote. La seule issue qui leur reste est prévue par l’article 81 qui leur donne la possibilité de saisir le Conseil constitutionnel pour trancher éventuellement dans leur différend avec l’exécutif, et ce d’un point de vue formel uniquement. Et même lors de la saisie du Conseil constitutionnel, la Constitution prévoit que «les recettes continuent à être perçues conformément aux dispositions législatives et réglementaires en vigueur les concernant, à l’exception, toutefois, des recettes dont la suppression est proposée dans le projet de Loi de Finances».
Une majorité parlementaire floue et composite
Il faut remarquer que le règlement intérieur des deux Chambres ne tend plus à moderniser la méthode de travail lors de l’opération du vote du Budget. C’est plutôt à une facilitation du travail de l’exécutif qu’on assiste. La notion de «contrôle» parlementaire s’avère, de plus en plus, insignifiante. Il n’est pas sûr que le parlement soit l’endroit le plus important pour La loi de Finances. Il suffit de constater que la majorité des élus apprennent les premiers échos sur le Budget par le biais de la presse.
La mission du parlement est plus que jamais primordiale. Même si la Constitution limite leurs pouvoirs en la matière, les parlementaires sont tenus de formuler des solutions alternatives à celles proposées par les membres de l’exécutif. C’est dire si notre institution parlementaire a besoin d’une évolution profonde et concrète. Le parlement devrait être le lieu le plus approprié pour la discussion du Budget. C’est cela le fond de sa mission de contrôle. Généralement, les questions écrites et orales sont curieusement considérées comme une fin en soi alors qu’elles ne sont qu’un outil pour influencer le gouvernement dans ses prises de décisions. L’apparition d’une majorité parlementaire floue et composite, lors de cette législature, n’a fait que réduire la portée de la lecture parlementaire de La loi de Finances.


Cliquez ici pour lire l'article depuis sa source.